En poursuivant sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies.
Ces cookies nous sont nécessaires au bon fonctionnement des fonctionnalités du site.
Gérez mes cookies.

S’autoriser l’imagination

share share
print

Edito 106 LG option 2
L'édito hebdomadaire de Lamine Gharbi président de la FHP.
L’année 2018 s’ouvre sur la publication, le 4 janvier, d’une première ordonnance sur un sujet fondamental, s’il en est, pour nos établissements et l’impact territorial en matière d’offre de soins : la simplification et la modernisation du régime des autorisations.

Nous accueillons avec satisfaction l’extension de la durée des autorisations de 5 à 7 ans, même si l’option de 10 ans aurait sans doute été plus cohérente avec les autres outils de planification sanitaire.

Quant à la prise en compte de la certification HAS dans la décision d’autorisation, si elle est en résonance avec les exigences d’excellence qui fondent nos missions et les résultats positifs de nos démarches qualité, il convient d’être prudent sur les modalités. Des appréciations discrétionnaires des ARS en fonction des territoires seraient très préjudiciables : nous n’avons pas la mémoire courte !

Cette ordonnance marque en tout cas la première étape d’une réforme plus globale. Nous devons, sur cet enjeu stratégique de premier plan, nous fixer des objectifs ambitieux pour l’avenir.

Les prérequis indispensables sont évidemment le respect des principes d’équité et de transparence. Les Groupements Hospitaliers de Territoire ne doivent pas phagocyter les décisions prises. Nous attendons de la ministre qu’elle nous prouve son attachement à la pluralité de l’offre de soins !

Au-delà, la réforme des autorisations constitue une opportunité pour faire émerger dans notre secteur de nouveaux modes de prises en charge pour les patients, et ainsi favoriser l’innovation et le développement économique.

Il s’agit aussi d’aller plus loin dans la réflexion sur ce sujet. Les pistes évoquées par la puissance publique sont trop timides. Les seuils d’activité ne peuvent pas être la panacée en matière de sécurité des soins, pas plus que la gradation des soins. La capacité à assurer le retour d’expérience d’événements porteurs de risque est essentielle, l’appréciation du patient aussi. L’audit des équipes par les pairs peut constituer une piste à étudier. Soyons imaginatifs et constructifs, pour simplifier et dégager du temps pour… soigner.

« J'ai refait tous les calculs, ils confirment l'opinion des spécialistes : notre idée est irréalisable. Il ne nous reste qu'une seule chose à faire : la réaliser ! » avait coutume de dire l’entrepreneur Pierre-Georges Latécoère. Puisse cet élan de volonté nous guider tout au long de cette nouvelle année, que je vous souhaite fructueuse et heureuse.

Lamine Gharbi