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16 octobre 2013 - Salon Infirmier : Confrontée à une forte pénurie, la FHP demande la suppression des quotas à l'entrée des écoles

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE- Paris, le 16 octobre 2013



     
Communiqué de presse  

Salon Infirmier:
Confrontée à une forte pénurie,
la FHP demande la suppression des quotas à l'entrée des écoles

Paris, le 16 octobre 2013 - Le Salon Infirmier se tient à la Porte de Versailles du 16 au 18 octobre prochain. La FHP qui emploie 54 000 infirmiers dans son secteur et entend poursuivre un recrutement dynamique pour répondre aux besoins des patients et des établissements appelle tous les candidats à ce métier à déposer leur CV dans une boîte aux lettres qui sera prévue à cet effet. Par ce geste symbolique, la FHP voudrait mobiliser les pouvoirs publics sur la pénurie qui frappe cette profession et faire des propositions de nature à y remédier.

Alors que le besoin d’infirmiers augmente très fortement et que le chômage sévit, le secteur hospitalier est confronté à une forte pénurie.

Outre la vague de départs à la retraite, cette pénurie est essentiellement due aux quotas qui verrouillent l’accès à la formation. En effet, le quota a été fixé par arrêté du 10 avril 2012, à 31 162 étudiants à admettre en 1ère année d’études préparatoires au diplôme d’Etat d’Infirmier pour l’année 2012-2013. Ce quota déjà faible connaît une vraie déperdition : moins de 28.000 candidats sont admis. Par ailleurs, au cours des trois années de formation, 10% des étudiants abandonnent leurs études soit près de 3.200 élèves infirmiers.

Afin de remédier à cette pénurie, la FHP propose :
- la suppression des quotas à l’entrée des écoles dispensant des formations réglementées afin de compenser les écarts constatés entre l’offre et la demande ainsi que l’écart de près de 6000 infirmiers qu’on perd entre l’entrée en école et la sortie.

- la possibilité pour le secteur privé d’avoir des instituts de formation et des écoles pleinement reconnus par les pouvoirs publics. Un seul Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) privé est issu du secteur de l’hospitalisation privée. Les demandes de création d’IFSI privés sont systématiquement refusées.

- la mise en place de la valorisation des acquis par l’expérience (VAE) afin de permettre, par exemple aux aides soignants de passer un diplôme d’infirmier en deux ans au lieu de trois. L’ascenseur social doit fonctionner à plein régime et l’hôpital privé veut faciliter les passerelles en ce sens.

Pour Jean-Loup Durousset, président de la FHP, « il est urgent de se mobiliser pour améliorer l’accès à cette profession indispensable à la qualité du soin apportée au patient, ouverte aux femmes comme aux hommes, et leur garantissant un parcours dynamique dans l’emploi. Les besoins sont là, ils sont énormes ». 

A propos de la FHP

1100 cliniques et hôpitaux privés assurent chaque année la prise en charge de 8,5 millions de patients. 154 000 salariés (personnels de soins, administratifs et techniciens) travaillent dans les établissements de santé privés et plus de 42 000 médecins y exercent. Les cliniques et hôpitaux privés prennent en charge :

• 54% des interventions chirurgicales,
• près de 66 % de la chirurgie ambulatoire,
• 2,3 millions de passages dans 130 services d’urgences
• Un accouchement sur quatre,
• Une personne atteinte de cancer sur deux prise en charge,
• Un patient insuffisant rénal dialysé sur trois,
• Près d’un tiers des soins de suite et de réadaptation,
• Plus de 17% des hospitalisations psychiatriques.

Contacts presse :
christine.auberton@fhp.fr
Directrice de la Communication FHP
01 53 83 56 63 / 07 86 40 57 05