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Actualités générales

Les Rencontres et Trophées FHP reportés


Gabarit CP 11 decembre report rencontres
Communiqué de presse

Les Rencontres et Trophées FHP reportés


Paris, le 11 décembre 2017 - Dans la journée de samedi, un incendie important s’est déclaré dans les locaux techniques des salles du Carrousel du Louvre à Paris, où devaient se dérouler les Rencontres et Trophées FHP les 14 et 15 décembre. La commission de sécurité de l’opérateur des lieux a logiquement décidé de fermer totalement les salles, jusqu’à nouvel ordre.

Au regard de l'importante logistique de cette manifestation et compte-tenu des délais impartis, la Fédération de l’Hospitalisation privée est par conséquent dans l’obligation de reporter ses Rencontres et Trophées FHP.

La nouvelle date des Rencontres FHP sera très rapidement annoncée publiquement.

Pour toute question technique ou logistique liée à l’évènement : com.fhp@fhp.fr





Contact presse : Benjamin Azogui
Direction de la communication
01 53 83 56 56 / 06 27 20 18 49
benjamin.azogui@fhp.fr





SSR TV


Gabarit CP SSR TV
La Fédération de l’Hospitalisation Privée lance une plateforme de vidéos en ligne
La Fédération de l’Hospitalisation Privée lance une plateforme de vidéos en ligne sur les prises en charge des établissements de soins de suite et de réadaptation (SSR) : www.ssr-tv.com

La FHP souhaite valoriser la diversité des prises en charge des établissements SSR, amenés à jouer un rôle clé dans la prise en charge des patients. SSR TV proposera des vidéos régulièrement renouvelées sur la vie des cliniques SSR alors que la pluridisciplinarité de ces établissements est essentielle à la fluidité des parcours de santé.

Lamine Gharbi, Président de la FHP, souhaite que ce média on line, SSR TV, montre et explique en vidéo le rôle primordial que nos établissements SSR jouent en France dans le parcours de soins.

« les cliniques de soins de suite et de réadaptation ont su s‘adapter aux enjeux de santé publique : pour offrir aujourd’hui une prise en charge pertinente, efficiente et surtout adaptée aux patients » déclare le Dr Gabriel Bossy président de la FHP SSR.

Sur www.ssr-tv.com, la FHP mettra en ligne des vidéos explicatives du rôle des SSR à destination des patients, des praticiens et de l’ensemble des acteurs du monde de la santé et les invitera à poursuivre le débat sur les réseaux sociaux.

Grand partenaire : CAHPP devient une marque !


CAHPP
La société CAHPP, grand partenaire de la FHP, fête cette année ses 45 ans d’existence et capitalise sur sa solidité et maturité pour émerger aujourd’hui en tant que marque.
Le nom de la société devient CAHPP Conseil et Référencement. Cette marque porte les valeurs et les talents de la société. 

« Notre objectif est de renforcer notre image et notre valeur distinctive. C’est également celui d’envoyer aux acheteurs, plus qu’un repère sur le marché des achats, la garantie en choisissant la marque CAHPP, d’obtenir le professionnalisme, l’expertise, le savoir-faire, la performance qu’ils attendent. C’est enfin, l’engagement que nous prenons de tenir parole, de faire vivre cette marque, et au-delà de la rendre encore plus exigeante », explique Yvon Bertel Venezia, PDG de CAHPP Conseil et Référencement.

La marque CAHPP est le fruit du travail et de la confiance développés auprès de 3 500 établissements sanitaires et médico-sociaux adhérents par son équipe d’experts. La marque s’appuie sur la reconnaissance de la centrale comme un maillon professionnel et incontournable de la chaîne des achats. 

La vocation première de CAHPP Conseil et Référencement est le développement social et économique de ses établissements adhérents, pour ce faire, elle se mobilise au jour le jour pour proposer des solutions innovantes, toujours en phase avec l’actualité et les mouvements industriels. Aujourd’hui, bien plus qu’une centrale d’achat, la CAHPP devient une marque de conseil et référencement pour les acteurs de la santé.

La création de la marque - CAHPP Conseil et Référencement – a été votée à l’unanimité par les membres de l’assemblée générale qui s’est tenue le 29 septembre à Paris.
De plus, des modifications dans la composition du conseil d’administration ont été actées. Il se compose désormais des personnalités suivantes (en tête les 3 modifications) :

Groupement d’Achat Mutualiste, Rémi Bouvier
Hôpital privé Natecia, Jean-Loup Durousset
Le Centre cardiologique d’Evecquemont (78), Jean-Pierre Coudray
Clinique Sainte Clothilde, Michel Deleflie
Centre hospitalier privé de St Grégoire, Eric Laspougeas
Résidence les Mimosas, Jean-Pierre Deymier
La Croix-Rouge française, Pr Jean-Jacques Eledjam
Polyclinique du Parc Rambot, Claire Ravier
Clinique Pasteur, Lamine Gharbi
Clinique St Dominique, Didier Josse
Clinique de la Mitterie, Christophe Sadoine
Clinique du Vivarais, Jean Rigondet
Association Soins et Santé, Jean-Paul Varichon
Polyclinique St Roch, Pierre Maurette

www.cahpp.fr
Contact presse : Véronique Molières, BVM communication - 06 82 38 91 32

PLFSS 2018 : La FHP salue des mesures positives mais demande l'équité et appelle à une vraie transformation du système de santé


Gabarit CP 2909

PLFSS 2018 : La FHP salue des mesures positives mais demande l'équité et appelle à une vraie transformation du système de santé


Paris le 29 septembre 2017 - À la suite de la présentation du PLFSS 2018, la FHP prend note avec satisfaction d’un certain nombre de mesures qui vont dans le bon sens.

Des mesures qui témoignent de l’écoute de la ministre aux demandes des fédérations hospitalières

La FHP salue un certain nombre des mesures de financements contenues dans le PLFSS qui témoignent de l’écoute de la ministre :

• Abrogation de la dégressivité tarifaire,
• Prolongation de deux années de la période transitoire pour la réforme SSR,
• Suppression du forfait de 40€ sur les prescriptions de la liste en sus qui était une demande de l’ensemble des fédérations hospitalières.

Plus que jamais le principe d’équité des efforts demandés aux acteurs du système de santé doit être une règle absolue

En revanche, la FHP demeure inquiète sur des sujets essentiels pour l'avenir des établissements privés.

Au vu des estimations des pouvoirs publics, les établissements de santé vont non seulement respecter l'Ondam en 2017, mais ils vont même le sous-exécuter à hauteur de 80 millions d'euros : la FHP demande donc le dégel intégral des crédits bloqués au titre du coefficient prudentiel.

Elle demande aussi la réparation de l’injustice criante qui lui a été faite ces dernières années au titre du CICE. L'hospitalisation privée est le seul secteur à s'être vu repris le bénéfice du CICE par une baisse de ses tarifs. Ils ont diminué en 2017 de 0,4 point pour compenser le passage du CICE de 6 à 7%. Avec le retour du CICE à 6% en 2018, l’équité commande un rattrapage équivalent des tarifs.

La FHP exprime aussi sa préoccupation face à la confirmation de la mesure de transfert des frais de transport inter établissements qui sera demain à la charge de ces derniers. Cette mesure est inapplicable en l’état et demande un travail de réflexion avec les acteurs concernés. Du reste, toutes les fédérations hospitalières la refusent.

La FHP regrette enfin le renforcement de mesures qui, sous couvert de pertinence, contraignent les établissements en consolidant des dispositifs coercitifs comme le CAQES.

Campagne tarifaire à venir : rompre avec les politiques du rabot

Dans ces conditions, craignant la pression que pourrait exercer sur les tarifs le montant considérable des économies à réaliser, la FHP demande d'ores et déjà à être associée avec les autres fédérations hospitalières à l’élaboration de la prochaine campagne tarifaire.

La FHP alerte sur les dangers pour les établissements et in fine pour les malades de toute nouvelle baisse tarifaire. Cela n’est pas envisageable au regard des efforts réalisés ces dernières années et de la sous-exécution de l’ONDAM en 2017.

La FHP salue des mesures fortes pour l’innovation et se tient prête à mettre en œuvre la transformation profonde du système

La FHP salue également les mesures attendues par les établissements de santé privés en faveur de l’innovation :

• Déploiement de la télémédecine qui sort enfin de l’ère des expérimentations,
• Accélération de l’inscription à la nomenclature des actes.

S’il est bien confirmé que la chirurgie ambulatoire n’est pas concernée par les économies prévues par le PLFSS 2018, ce serait un point positif. Il est temps de marquer la fin du paradoxe des précédentes LFSS où la chirurgie ambulatoire était financièrement pénalisée alors même que son développement était souhaité par les pouvoirs publics.

La FHP appelle les pouvoirs publics à faire confiance aux acteurs de santé pour mettre en œuvre la transformation nécessaire du système de santé autour des axes de la Stratégie Nationale de Santé.

Déclaration de Lamine Gharbi, président de la FHP :
« Une nouvelle baisse des tarifs hospitaliers ne serait pas supportable ! Alors que l'effort se concentre une nouvelle fois sur la santé, la politique du rabot ne peut pas être la solution. Nous sommes prêts, aux côtés des autres acteurs, à mettre en œuvre la transformation du système de santé autour des priorités que nous partageons avec la ministre : l’innovation la prévention, la meilleure pertinence des soins ou encore l’accès aux soins pour tous. Comme la ministre est dans une logique de concertation, c’est de bon augure pour les discussions à venir »


A propos de la FHP


La FHP regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés qui assurent chaque année la prise en charge de 9 millions de patients. Environ 150.000 salariés (personnels de soins, administratifs et techniciens) travaillent dans les établissements de santé privés et 40.000 médecins y exercent. Les cliniques et hôpitaux privés prennent en charge :
• 55% des interventions chirurgicales
• 65% de la chirurgie ambulatoire
• 2,6 millions de passages dans 124 services d’urgences
• Un accouchement sur quatre
• Près d’un tiers des soins de suite et de réadaptation
• Plus de 17% des hospitalisations psychiatriques
• Près de 20% de l'activité d'hospitalisation à domicile (HAD)

Contact presse :
Direction de la communication FHP
Benjamin AZOGUI

0153835656 / 0627201849

La FHP signe un partenariat avec France eHealthTech


Gabarit CP 7juil
Start-up e-santé : la FHP signe un partenariat avec France eHealthTech
Communiqué de presse

Start-up e-santé :
la FHP signe un partenariat avec France eHealthTech


Paris, le 6 juillet 2017La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) et l’association France eHealthTech annoncent la signature d’un partenariat destiné à favoriser le rapprochement entre les start-up françaises de la e-santé et les 1.000 cliniques et hôpitaux privés.

Ce partenariat prendra la forme d’initiatives communes afin de contribuer à l’éclosion d’un écosystème de l’innovation en santé et faciliter ainsi les rencontres, échanges et interactions entre les établissements de santé privés et les start-up : diffusion de contenus de France eHealthTech auprès des cliniques (Guide des start-up), participation de la FHP à la commission « établissements de santé » de France eHealthTech, présence d’un village des start-up au congrès annuel de la fédération, les Rencontres de la FHP, etc.

« L’innovation est dans notre ADN. Or la révolution numérique bouleverse à la fois l’organisation de nos établissements, nos relations avec les patients mais également l’art médical. Nous avons la chance d’avoir en France un tissu de start-up innovantes extrêmement performantes. Il faut leur donner la possibilité de pouvoir apporter rapidement les innovations les plus pertinentes dans les établissements de santé, pour le plus grand bénéfice des patients. C’est tout le sens de ce partenariat », déclare Lamine Gharbi, président de la FHP.

« Ce partenariat est aussi une occasion unique de permettre aux 140 startups de notre association de s’ancrer dans la réalité du terrain et de confronter au plus tôt leurs innovations aux réalités du marché, aux besoins des patients, des professionnels de santé, des établissements » indique Guillaume Marchand, Président de France eHealthTech, avant de préciser : « En ce sens, ce partenariat est un élément stratégique majeur pour l’ensemble du secteur de la e-santé en France ».

29 septembre 2017 - PLFSS 2018 : La FHP salue des mesures positives mais demande l'équité et appelle à une vraie transformation du système de santé

PLFSS 2018 : La FHP salue des mesures positives mais demande l'équité et appelle à une vraie transformation du système de santé


Paris le 29 septembre 2017 - À la suite de la présentation du PLFSS 2018, la FHP prend note avec satisfaction d’un certain nombre de mesures qui vont dans le bon sens.

Des mesures qui témoignent de l’écoute de la ministre aux demandes des fédérations hospitalières

La FHP salue un certain nombre des mesures de financements contenues dans le PLFSS qui témoignent de l’écoute de la ministre :

• Abrogation de la dégressivité tarifaire,
• Prolongation de deux années de la période transitoire pour la réforme SSR,
• Suppression du forfait de 40€ sur les prescriptions de la liste en sus qui était une demande de l’ensemble des fédérations hospitalières.

Plus que jamais le principe d’équité des efforts demandés aux acteurs du système de santé doit être une règle absolue

En revanche, la FHP demeure inquiète sur des sujets essentiels pour l'avenir des établissements privés.

Au vu des estimations des pouvoirs publics, les établissements de santé vont non seulement respecter l'Ondam en 2017, mais ils vont même le sous-exécuter à hauteur de 80 millions d'euros : la FHP demande donc le dégel intégral des crédits bloqués au titre du coefficient prudentiel.

Elle demande aussi la réparation de l’injustice criante qui lui a été faite ces dernières années au titre du CICE. L'hospitalisation privée est le seul secteur à s'être vu repris le bénéfice du CICE par une baisse de ses tarifs. Ils ont diminué en 2017 de 0,4 point pour compenser le passage du CICE de 6 à 7%. Avec le retour du CICE à 6% en 2018, l’équité commande un rattrapage équivalent des tarifs.

La FHP exprime aussi sa préoccupation face à la confirmation de la mesure de transfert des frais de transport inter établissements qui sera demain à la charge de ces derniers. Cette mesure est inapplicable en l’état et demande un travail de réflexion avec les acteurs concernés. Du reste, toutes les fédérations hospitalières la refusent.

La FHP regrette enfin le renforcement de mesures qui, sous couvert de pertinence, contraignent les établissements en consolidant des dispositifs coercitifs comme le CAQES.

Campagne tarifaire à venir : rompre avec les politiques du rabot

Dans ces conditions, craignant la pression que pourrait exercer sur les tarifs le montant considérable des économies à réaliser, la FHP demande d'ores et déjà à être associée avec les autres fédérations hospitalières à l’élaboration de la prochaine campagne tarifaire.

La FHP alerte sur les dangers pour les établissements et in fine pour les malades de toute nouvelle baisse tarifaire. Cela n’est pas envisageable au regard des efforts réalisés ces dernières années et de la sous-exécution de l’ONDAM en 2017.

La FHP salue des mesures fortes pour l’innovation et se tient prête à mettre en œuvre la transformation profonde du système

La FHP salue également les mesures attendues par les établissements de santé privés en faveur de l’innovation :

• Déploiement de la télémédecine qui sort enfin de l’ère des expérimentations,
• Accélération de l’inscription à la nomenclature des actes.

S’il est bien confirmé que la chirurgie ambulatoire n’est pas concernée par les économies prévues par le PLFSS 2018, ce serait un point positif. Il est temps de marquer la fin du paradoxe des précédentes LFSS où la chirurgie ambulatoire était financièrement pénalisée alors même que son développement était souhaité par les pouvoirs publics.

La FHP appelle les pouvoirs publics à faire confiance aux acteurs de santé pour mettre en œuvre la transformation nécessaire du système de santé autour des axes de la Stratégie Nationale de Santé.

Déclaration de Lamine Gharbi, président de la FHP :
« Une nouvelle baisse des tarifs hospitaliers ne serait pas supportable ! Alors que l'effort se concentre une nouvelle fois sur la santé, la politique du rabot ne peut pas être la solution. Nous sommes prêts, aux côtés des autres acteurs, à mettre en œuvre la transformation du système de santé autour des priorités que nous partageons avec la ministre : l’innovation la prévention, la meilleure pertinence des soins ou encore l’accès aux soins pour tous. Comme la ministre est dans une logique de concertation, c’est de bon augure pour les discussions à venir »



A propos de la FHP

La FHP regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés qui assurent chaque année la prise en charge de 9 millions de patients. Environ 150.000 salariés (personnels de soins, administratifs et techniciens) travaillent dans les établissements de santé privés et 40.000 médecins y exercent. Les cliniques et hôpitaux privés prennent en charge :
• 55% des interventions chirurgicales
• 65% de la chirurgie ambulatoire
• 2,6 millions de passages dans 124 services d’urgences
• Un accouchement sur quatre
• Près d’un tiers des soins de suite et de réadaptation
• Plus de 17% des hospitalisations psychiatriques
• Près de 20% de l'activité d'hospitalisation à domicile (HAD)

Contact Presse
Benjamin AZOGUI
Direction de la communication FHP
0153835656 / 0627201849


Attentes et perspectives du quinquennat.


cp PARI
La FHP fait le pari d'un quinquennat gagnant pour les patients.
La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) souhaite voir rapidement engagées des réformes du système de santé qui permettent à la fois une meilleure gestion collective des ressources affectées par le pays à la santé et une amélioration de la prise en charge et du service rendu aux patients.

« Les cliniques et hôpitaux privés, ont des attentes fortes vis-à-vis du nouveau gouvernement, après cinq années perdues pour le monde de la santé et surtout pour les patients. Il y a clairement une tonalité nouvelle dans les échanges que l’on peut avoir avec la ministre de la Santé, une écoute certaine et une volonté affichée de changer les méthodes. La FHP entend être une force de proposition constructive dans ce nouvel environnement politique. Une opportunité existe pour réformer le système de santé. Il faut la saisir », a déclaré Lamine Gharbi, tout juste réélu à la présidence de la FHP, lors d’une conférence de presse.

« Le grand gagnant du quinquennat doit être le patient : nous entendons œuvrer avec les pouvoirs publics pour une meilleure gestion collective du système qui permette une meilleure prise en charge des patients, tant du point de vue de la qualité des soins que de l’accessibilité financière », a assuré le président de la FHP, qui regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés sur l’ensemble du territoire.

Dès le PLFSS 2018, apurer le bilan

La FHP a détaillé les mesures prioritaires à prendre dès le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018 à l’automne. Tout d’abord, elle demande la fin des mesures punitives prises envers le secteur privé et le rétablissement de l’équité entre les différents acteurs hospitaliers : reprise du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), dégressivité tarifaire au-delà d’un certain seuil d’activité, autant de dispositions antiéconomiques qui sont venus frapper principalement le secteur privé.

Elle demande également que soit reconsidérée la réforme du financement des établissements de soins de suite et de réadaptation (SSR), qui risque de pénaliser les établissements les plus performants, ceux qui ont investi dans du matériel et des protocoles de pointe pour rendre le meilleure service au patient.

« Nous devons apurer le bilan d’un quinquennat qui a montré une hostilité sans précédent envers les cliniques. Ces mesures sont nécessaires pour retrouver le chemin de la confiance à travers une politique hospitalière rééquilibrée qui prenne en compte la complémentarité des acteurs de soins plutôt que de les diviser en fonction de leur statut », a souligné Lamine Gharbi.

Une meilleure gestion collective pour une prise en charge de qualité

La FHP a avancé durant le débat de la campagne présidentielle un certain nombre de propositions permettant de mettre en œuvre une transformation profonde de notre système de santé afin de faire face aux défis qui nous attendent. Elles s’articulent autour de deux grands principes : d’une part, la recherche d’une plus grande efficience collective du système de santé, et d’autre part, un critère de la décision publique fondé sur la notion de service rendu au malade.

La Fédération de l’hospitalisation privée considère que l’on peut dégager d’importantes marges de manœuvre. L’OCDE, dans un rapport publié en janvier 2017 (« Lutter contre les gaspillages dans les systèmes de santé »), estime ainsi à 36 milliards d’euros les économies réalisables en faisant une réforme organisationnelle de la gouvernance du système de santé et en s’attaquant aux dépenses inutiles et à la question de la pertinence des soins.

C’est essentiel si l’on veut pouvoir réaffecter les ressources aux besoins nouveaux des patients (boom des maladies chroniques, vieillissement, etc.) et pouvoir faire de la prévention. Mais il va falloir trouver de nouveaux chemins pour y parvenir. La politique du rabot, la pression indifférenciée continuelle sur les acteurs ne peuvent tenir lieu d’une politique d’économies, sauf à étouffer et décourager les acteurs de soins.

« Nous avons eu déjà l’occasion de le dire : ce ne sont pas les économies qui font les réformes mais les réformes qui permettent de générer des économies. Or ce sont ces économies qui permettront de retrouver des marges de manœuvres pour financer non seulement l’adaptation des établissements aux besoins de santé qui évoluent, mais aussi l’innovation et la prévention », a insisté le président de la FHP.
Pour un reste à charge zéro en milieu hospitalier

Améliorer la prise en charge des patients, c’est aussi promouvoir l’accessibilité financière aux soins. C’est pourquoi la FHP est prête à s’engager pour que chaque Français puisse être pris en charge à 100% en cas d’hospitalisation.

« Le président Macron a proposé que les soins dentaires, auditifs et optiques soient pris en charge à 100% d’ici à la fin du quinquennat. Cela va coûter 4 milliards d’euros. Très bien. Mais quid de l’hospitalisation ? Nos concitoyens ne comprennent pas qu’ils aient encore à supporter un reste à charge, même minime, en cas d’hospitalisation. L’hospitalisation survient lors d’un événement grave. C’est un risque dont le financement doit être intégralement couvert », a affirmé le président de la FHP.

La FHP propose de revoir les relations entre Assurance Maladie et complémentaires santé, pour un RAC zéro pour le patient en milieu hospitalier d’ici la fin du quinquennat. Cela concerne un montant d’environ 500 millions d’euros à socialiser sur un total de 190 milliards d’euros, soit 0,26% des dépenses de santé. « Ne me dites pas que nous ne pouvons pas en France en 2017 prendre en charge aujourd’hui l’hospitalisation à 100% ? », s’est étonné Lamine Gharbi. 

La FHP est également favorable à la mise en place de nouveaux mécanismes tarifaires, avec trois volets : un financement à la séquence de soins (pour l’ambulatoire et la dialyse dans un premier temps ; une augmentation de la part de la rémunération des établissements en fonction de la qualité, jusqu’à 5% ; (aujourd’hui 0,46 %) ; et enfin un de promotion et de financement de l’innovation.

« Il faut aller vers un financement à la qualité pour encourager les établissements à s’améliorer. Quand la qualité des soins s’améliore, c’est moins d’infections aux maladies nosocomiales, moins de complications post-opératoires, moins de ré-hospitalisations, etc. », a souligné Lamine Gharbi.

Une impulsion forte sur la prévention


La prévention sera un grand axe du quinquennat, avec un partage d’expertise avec les autres fédérations hospitalières et les médecins libéraux. Les cliniques sont déjà engagées en santé publique en participant aux campagnes de dépistage et de prévention, aux réponses sanitaires de crise (grippe, terrorisme), et aussi aux campagnes d’information et au maillage du territoire.

« Nous avons besoin d’une impulsion forte de la part des pouvoirs publics par l’augmentation des financement des fonds d’intervention régionale (FIR) et des enveloppes MIG (missions d’intérêt général), mais à la condition qu’elles soient bien accessibles à l’ensemble des acteurs de santé », a conclu le président de la FHP.

Nomination d'Agnès Buzyn


Gabarit CP
La FHP prête à travailler avec la ministre de la Santé dans un esprit ouvert et constructif.
La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) salue la nomination de la nouvelle ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et souhaite travailler avec elle dans un esprit ouvert et constructif, au service des malades et de l’intérêt général du pays


« Je tiens à saluer la nomination de la ministre de la Santé et lui adresse tous mes vœux de réussite. En tant que présidente de la Haute autorité de santé (HAS), Madame Agnès Buzyn, professeure de médecine, est une fine connaisseuse des questions de santé. Elle est parfaitement au fait des enjeux et des défis à relever pour transformer et pérenniser notre système de santé, et notamment des questions de qualité et de sécurité des soins. Les chantiers que nous avons à mettre en œuvre ensemble sont immenses et les attentes des Français sont fortes, comme on l’a vu durant la campagne présidentielle », déclare Lamine Gharbi, président de la FHP, qui regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés.

« Nous sommes impatients de tourner la page d’un quinquennat qui a marqué une hostilité sans précédent vis-à-vis de l’hospitalisation privée et de la médecine libérale et qui, plus largement, a divisé les acteurs de santé. Le président de la République a insisté sur la nécessité de travailler ensemble, de décloisonner et de rééquilibrer les approches en matière de santé. Nous ne pouvons que souscrire à cette approche pragmatique qui prend en compte les rôles et réalités de terrain », poursuit Lamine Gharbi. 

« Rétablir le dialogue et la confiance avec les acteurs de santé est un prérequis. D’une certaine manière, s’il y a bien un domaine emblématique où l’on peut trouver un consensus national fort, c’est bien celui de la santé. La santé n’est ni de droite ni de gauche mais un bien commun que nous nous devons de préserver mais aussi de réinventer ».

La FHP défend notamment un projet de transformation du système de santé fondée sur la transparence et l’équité de la décision publique vis-à-vis des acteurs de santé, une réforme de la gouvernance au plan national et local, et une approche économique qui prenne en compte la qualité des soins et l’efficience. Cela passe par un rééquilibrage des approches en matière d’offres de soins sur les territoires, le retour à l’équilibre des comptes, et une prise en charge solidaire de l’hospitalisation.


La FHP aura l’occasion dans les prochaines semaines et les prochains mois de préciser ces attentes avec les nouveaux pouvoirs publics. « Nous leur rappellerons combien les cliniques sont des acteurs essentiels de maillage du territoire en matière de recours sanitaire et des acteurs économiques importants en termes d’emplois, d’investissement et d’innovation », ajoute le président de la FHP.

Les 1.000 cliniques et hôpitaux privés accueillent chaque année 9 millions de patients, dont 2,5 millions dans les 130 services d’urgences privés. Elles emploient plus de 150.000 personnels soignants et non soignants et 40.000 médecins libéraux y travaillent. Elles représentent 25% de l’offre de soins, 34% de l’activité et 17% du budget hospitalier.


Rénovation des conditions techniques de fonctionnement de l'HAD


2Gabarit CP
Le décret est paru !
La FEHAP, la FHF, la FNEHAD, la FHP et UNICANCER saluent conjointement la parution au JO du 7 mai 2017 du décret 2017-817 du 5 mai sur les conditions techniques de fonctionnement de l’hospitalisation à domicile (HAD), issu d’un travail de réflexion et de concertation étroite conduit par le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé, notamment avec les fédérations hospitalières signataires.

Dans la dynamique de la circulaire du 4 décembre 2013, ce texte apporte des améliorations très importantes pour le développement de l’HAD, thème totalement consensuel des politiques de santé publique, ce qui doit en faire une des priorités des projets régionaux de santé de deuxième génération 2018-2022 :

  • Définition précise de la structure pluri-professionnelle de coordination d’une structure d’HAD,
  • Simplification du processus d’hospitalisation à domicile, et des liens de coopération ville-hôpital portés par l’HAD,
  • Clarification des obligations de continuité des soins des structures d’HAD et de ses articulations avec les deux dispositifs de permanences des soins, en établissement de santé comme en ambulatoire.

Les cinq fédérations hospitalières signataires, en lien avec leurs partenaires de la médecine de ville et du champ social et médico-social, poursuivent ensemble leurs actions d’information au service de nos concitoyens et des professionnels pour un meilleur recours à l’HAD dans tous les territoires, composante importante de la qualité et de l’égalité d’accès aux soins comme d’une amélioration de l’efficacité des dépenses d’hospitalisation.


Contacts presse :

FEHAP, Jean-Baptiste Boudin-Lestienne, 01.53.98.95.30, Jean-Baptiste.Boudin-Lestienne@fehap.fr

FHF, Camille Trocherie, 01.44.06.85.21, C.TROCHERIE@fhf.fr

FNEHAD, Vanessa Jollet, 06.87.76.20.01, v.jollet@fnehad.fr

FHP, Francis Temman, 06.50.92.21.56, francis.temman@bridge-communication.com

Institut National des Données de Santé


Gabarit CP
Les fédérations hospitalières n’embarquent pas dans le nouvel Institut National des Données de Santé.
La FEHAP, la FHF, la FHP et UNICANCER avaient pourtant largement contribué à sa naissance, mais les 4 fédérations refusent d’adhérer à l’Institut National des Données de Santé.

Co-fondatrices de l'Institut des Données de Santé (IDS) depuis 2007, les fédérations hospitalières ont soutenu la mise en œuvre du partage et de l'ouverture des données de santé, participant activement aux travaux de la commission Open Data dont les conclusions avaient donné lieu à un large consensus.

Mais l’Institut National des Données de Santé (INDS) est à rebours de cette volonté d’« open data » et de sécurisation de l’accès permanent des acteurs aux données de santé que rassemblera le futur Système National des Données de Santé (SNDS).

Des restrictions à l’accès aux données de santé sont imposées aux fédérations hospitalières. Le décret publié en décembre 2016 relatif au SNDS restreint l'accès aux données de santé pour les fédérations et pour 98% des hôpitaux et cliniques en multipliant les obstacles administratifs.

Cette situation engendre, une inégalité de traitement inadmissible : d’autres organismes, dont l'objet est parfois bien éloigné du champ de la santé, se voient attribuer un accès permanent aux données. Tout ceci est construit sur des arguties juridiques contestables.

Dans de telles conditions, la création de l'INDS ne peut être vue que comme une restriction excessive de l’accès à ces données par les services de l'Etat dans le but d’en contrôler l’usage et ses utilisateurs. Il est tout à fait incompréhensible qu'en 2017, à l’heure où les grands défis pour la santé exigent la participation de tous à l’amélioration des connaissances, ce soit l'option du "close data" qui ait finalement été retenue.

Il faut rappeler que l’ensemble des établissements de santé publics et privés sont des fournisseurs essentiels de données à l’INDS, dont ils se voient paradoxalement écartés. Dans ce contexte, les fédérations hospitalières ont pris la décision de ne pas adhérer à l’INDS.

Les fédérations hospitalières souhaitent réaffirmer la nécessité, pour leur rôle de représentation, de veille et d’analyse territoriale, d'un accès permanent et fluide aux données de santé. A travers ce refus d’accès permanent, c’est aussi le déni de la mission d’intérêt général, et la peur du partage d’information indispensable à un dialogue équilibré et constructif qui se manifestent.

La réponse des candidats à la FHP


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Les candidats à l'élection présidentielle ont répondu aux questions de la FHP sur leur programme santé.
"Quelle est votre conception d’un véritable service de santé au public ? Comment parvenir à un reste à charge zéro pour le patient ? Vous engagez-vous à garantir le principe : un même patient, un même soin, un même tarif ?"

La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) a envoyé en mars aux onze candidats à l’élection présidentielle un questionnaire pour connaître leurs positions et leurs propositions de réforme du système de santé et sur l’avenir de l’hospitalisation privée et de la médecine libérale. 

A deux jours du premier tour de l'élection présidentielle, nous vous proposons decouvrir les réponses des candidats à la FHP sur les grands enjeux de la santé et de l'hospitalisation privée. 

François Fillon et Emmanuel Macron ont répondu précisément et de façon personnalisée à toutes nos questions. Benoit Hamon, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont répondu en adressant leurs programmes santé et divers documents.




Présidentielle


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La FHP interpelle les candidats sur leur programme santé

Communiqué de presse

Présidentielle : la FHP interpelle les candidats
sur leur programme santé


Paris, 5 avril 2017- Quelle est votre conception d’un véritable service de santé au public ? Comment parvenir à un reste à charge zéro pour le patient ? Vous engagez-vous à garantir le principe : un même patient, un même soin, un même tarif ? La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) a envoyé aux onze candidats à l’élection présidentielle un questionnaire pour connaître leurs positions et leurs propositions de réforme du système de santé et sur l’avenir de l’hospitalisation privée et de la médecine libérale. Les réponses des candidats seront rendues publiques et envoyées aux dirigeants des 1.030 cliniques et hôpitaux privés par la FHP.

« Nous avons, au cours des derniers mois, rencontré les divers candidats et leurs équipes de campagne pour engager un dialogue et faire progresser un certain nombre d’idées de réformes, inspirées des 22 propositions que nous avons faites pour transformer le système de santé français », affirme le président de la FHP, Lamine Gharbi.

La FHP souhaite maintenant inciter les candidats à clarifier leurs positions sur des questions concrètes concernant la modernisation nécessaire du système de santé et sur la préservation d’un système de santé pluriel.

« Valoriser la qualité des soins et l’efficience médico-économique, promouvoir une offre de soins équilibrée sur les territoires, encourager l’innovation, défendre la transparence et l’équité de la décision publique, sont des mesures qui incarnent ce changement de culture pour un meilleur service rendu aux patients », poursuit Lamine Gharbi.

A partir d’un certain nombre de constats, la FHP a dégagé 19 questions aux candidats, regroupées sous trois grandes thématiques :

SOLIDARITE : pour une optimisation de l’accès aux soins, territorial et financier
  • L’organisation de l’offre de soins sur nos territoires
  • Quelle couverture des soins pour demain ?
MODERNITE : pour un véritable changement de culture en santé
  • La réforme des financements
  • L’innovation en santé
VERITE : pour une équité, une transparence et une confiance rétablies
  • La transparence et l’éthique du système
  • L’équité entre les acteurs et la réforme de la LFSS
  • La fin des mesures pénalisantes



Nos questions aux candidats à l'élection présidentielle



A propos de la FHP

La FHP regroupe 1.030 cliniques et hôpitaux privés qui assurent chaque année la prise en charge de 8,5 millions de patients. Environ 150.000 salariés (personnels de soins, administratifs et techniciens) travaillent dans les établissements de santé privés et 40.000 médecins y exercent. Les cliniques et hôpitaux privés prennent en charge :
  • 57% des interventions chirurgicales
  • Près de 68% de la chirurgie ambulatoire
  • 2,3 millions de passages dans 130 services d’urgences
  • Un accouchement sur quatre
  • Plus d’un tiers des soins de suite et de réadaptation
  • Plus de 17% des hospitalisations psychiatriques
Contacts presse

Bridge Communication
Francis Temman, Relations Médias
T : 01 44 71 35 21 / M : 06 50 92 21 56
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Tarifs hospitaliers


Gabarit CP 9 mars
La FHP déplore la baisse de 2,09% des tarifs des cliniques MCO qui va mettre en péril la survie de nombreux établissements de santé privés.

Tarifs hospitaliers : les économies ne font pas une réforme 


La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) déplore la baisse de 2,09% des tarifs des cliniques MCO (médecine, chirurgie, obstétrique) décidée par le gouvernement qui, faisant suite à trois années de baisse, va mettre en péril la survie de nombreux établissements de santé privés, aujourd’hui en grave difficulté.

Les baisses de tarifs et de prix de journée attendues pour les cliniques de soins de suite et de réadaptation (SSR) et psychiatriques devraient être respectivement de -2,3% et -2,4%.

La FHP dénonce une nouvelle fois une campagne tarifaire injuste avec à nouveau la reprise par le gouvernement, à hauteur de 0,49% cette année, des avantages du CICE et des allègements de charge du Pacte de responsabilité. Dans le même temps, le secteur hospitalier associatif est lui autorisé à en bénéficier à travers le dispositif du CITS. Le gouvernement fait ainsi fi de l’arrêt du Conseil d’Etat qui vient de condamner cette discrimination. La FHP engagera un recours contre cet abus de droit.

Les cliniques et hôpitaux privés sont les seules entreprises de France à ne pas bénéficier du CICE et du Pacte de responsabilité. Environ 30% des cliniques sont aujourd’hui en déficit.

« Cette baisse des tarifs s’ajoute aux 5% de baisses subies en 2014 et 2015. C’est un nouveau coup porté au secteur hospitalier privé, qui a pourtant consenti d’importants efforts ces dernières années et qui a démontré son efficience sur le plan médico-économique », commente Lamine Gharbi, président de la FHP, qui regroupe 1.030 cliniques et hôpitaux privés.

La FHP dénonce la poursuite de la politique du rabot, une politique à courte vue et qui pénalise les établissements les plus performants, tout en oubliant de se poser la question de la réorientation de notre système de santé vers un modèle plus efficient.

« Ce ne sont pas les acteurs hospitaliers eux-mêmes qui sont en cause ici mais bien les dysfonctionnements d’un système tout entier, en matière de pilotage national et d’allocation des ressources », souligne Lamine Gharbi.

Le président de la FHP ajoute : « Une politique qui tire de manière indifférenciée tout le monde vers le bas, en faisant ici et là des économies sans aucun sens sur le financement direct des prestations de soins, et sans se poser la question plus globale d’une transformation profonde d’un modèle aujourd’hui à bout de souffle, ne commet pas seulement une erreur de méthode mais bien une inversion des priorités : ce sont les réformes qui génèrent des économies et non les économies qui font une réforme », conclut le président de la FHP.

Enfin, la FHP alerte les associations de patients sur les conséquences de cette politique délétère qui pèse sur la capacité des acteurs hospitaliers à mener à bien leurs missions de soins au service des Français.

Les Fédérations Hospitalières s'alarment du niveau de contrainte sans précédent pesant sur la campagne budgétaire et tarifaire 2017


CP 01032017 Federations
Campagne budgétaire et tarifaire 2017



Paris, 1er mars 2017 - Dans quelques jours, le Gouvernement dévoilera les paramètres qui présideront au déroulement de la campagne budgétaire et tarifaire pour 2017. Si les détails pratiques et certains arbitrages sont encore en cours de discussion entre les services ministériels, les Fédérations Hospitalières et Médico-sociales, dans leur diversité, sont toutes très inquiètes de la contrainte inédite annoncée et des conséquences pour l’offre de soins des décisions qui sont en passe d’être prises.

Après trois années de très forte pression budgétaire, marquées par un niveau d’ONDAM historiquement bas et par des baisses de leurs tarifs, les établissements sanitaires et médico-sociaux de même que les centres de lutte contre le cancer apparaissent fragilisés dans leurs missions, tandis que leurs personnels voient chaque jour les conséquences et les injonctions paradoxales qui résultent du cap suivi. La situation de l’investissement apparaît également très préoccupante, avec une contraction inédite qui ne permet pas de préparer sereinement les établissements aux évolutions de l’offre de soins. La capacité d’innovation est également mise à mal par un système de tarification devenu inadapté aux enjeux actuels.

Dans le même temps, les années qui viennent de s’écouler ont vu s’accumuler les charges externes nouvelles et non financées, rendant toujours plus délicate la résolution de l’équation budgétaire.

 

Dans un contexte où les Français font face à des besoins de santé croissants et où la nécessaire évolution de l’offre de soins nécessite un accompagnement financier soutenu dans le temps, les Fédérations Hospitalières et Médico sociales signataires de ce communiqué appellent les pouvoirs publics à ne pas faire peser sur les établissements des contraintes financières qui seraient insoutenables. Elles appellent ainsi à calibrer l’ensemble des financements pour leur permettre de répondre à la réalité de l’activité et des besoins (tarifs tout comme enveloppes finançant les missions d’intérêt général) et à ne pas céder à une politique de mise en réserve déraisonnable des crédits pourtant votés par la représentation nationale lors des débats sur l’ONDAM.

Dans une période de changements rapides et structurels, les établissements attendent des pouvoirs publics constance, soutien et confiance.

Antoine Dubout, président de la FEHAP

Lamine Gharbi, président de la FHP

Frédéric Valletoux, président de la FHF

Pr Patrice Viens, président d’Unicancer

 

 


Contacts presse :

FEHAP : Jean Baptiste BOUDIN-LESTIENNE
01 53 98 95 30 - jean-baptiste.boudin-lestienne@fehap.fr

FHP : Bridge Communication - Francis TEMMAN
01 44 71 35 21 - francis.temman@bridge-communication.com

FHF : Camille TROCHERIE
01 44 06 85 21 - c.trocherie@fhf.fr

UNICANCER : Valérie PERROT-EGRET
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Election présidentielle : la FHP vigilante sur la place accordée à l’hospitalisation privée dans les programmes des candidats


CP 27022017 Election presidentielle la FHP vigilante

Communiqué de presse

Election présidentielle : la FHP vigilante sur la place accordée à l’hospitalisation privée dans les programmes des candidats

 

Paris, 27 février 2017 – La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) se réjouit de la place centrale que le thème de la santé occupe dans les débats à l’approche de l’élection présidentielle. Elle sera néanmoins vigilante sur la place et le rôle dévolus à l’hospitalisation privée, qui est un acteur essentiel du soin en France, dans les programmes des candidats.

« Nous nous félicitons de la prise de conscience générale sur la nécessité de réformer le système de santé français et de donner de nouvelles impulsions qui ont largement fait défaut ces dernières années, que ce soit sur la prévention, la réforme des financements, sur l’innovation, etc. Il est également crucial de rétablir la confiance avec tous les acteurs de santé qui œuvrent ensemble, chacun avec ses spécificités et ses points forts, au service de la santé des Français », affirme Lamine Gharbi, président de la FHP, qui regroupe 1.030 cliniques et hôpitaux privés.

Les cliniques accueillent chaque année 9 millions de patients, dont 2,3 millions dans les 130 services d’urgences privés et 25% patients « précaires » (CMU, CMU-C, AME). Elles participent aux missions de services publics que les pouvoirs publics veulent bien leur confier, comme la permanence des soins, les urgences, l’accueil des précaires, la formation des internes et des infirmiers, etc.

Si l’hospitalisation privée représente 25% de l’offre de soins sur le territoire national, elle réalise 34% de l’activité de soins et ne reçoit que… 17% des financements du budget hospitalier (environ 77 milliards d’euros en 2016).

 « C’est dire si l’hospitalisation privée est aujourd’hui un acteur non seulement incontournable du paysage sanitaire français mais également efficient du point de vue médico-économique. Nous sommes donc particulièrement attentifs aux programmes des candidats et à la place qu’ils envisagent pour notre secteur »,  souligne Lamine Gharbi.

La FHP a noté avec intérêt par exemple qu’Emmanuel Macron, candidat du mouvement En Marche! souhaitait ouvrir les Groupement hospitaliers de territoire (GHT) au privé afin de bâtir une meilleure organisation de l’offre de soins sur les territoires.

De même, la FHP salue la volonté de François Fillon, candidat Les Républicains, de donner toute leur place aux établissements de santé privés dans notre système de santé. Elle note avec intérêt sa proposition pour parvenir à un reste à charge pour les patients le plus proche possible de zéro, grâce à un partenariat renouvelé entre la Sécurité sociale et les organismes complémentaires. Proposition qui rejoint celle de la FHP d’un reste à charge zéro en milieu hospitalier, alors que par définition l’hospitalisation reste un moment heureusement rare au cours d’une vie mais le plus souvent grave. De même, la FHP salue son appel à une meilleure coordination des soins et à une pertinence accrue de ceux-ci.

Quand à Benoit Hamon, candidat du PS, si certaines de ses propositions en matière de prévention et de lutte contre les perturbateurs endocriniens, les pesticides et la pollution vont dans le bon sens, d’autres ne peuvent que susciter l’inquiétude, comme le déconventionnement des médecins qui s’installent en zones sur-dotées, qui ne réglera pas le problème des déserts médicaux, ou son plan d’embauches massives à l’hôpital public qui ne saurait être le seul remède à un besoin de réorganisation.

« Ces différentes idées doivent prospérer car elles sont  en phase avec les attentes des Français, qui sont légitimement inquiets pour l’avenir du système de santé, et notamment sur le nouveau de remboursement des soins », souligne le président de la FHP.

A cet égard, la FHP estime qu’il est tout à fait possible de mieux rembourser les Français pour leurs besoins de santé. Pour cela, elle s’engage à bâtir avec les autres acteurs de santé un consensus pour mettre en œuvre les quelques réformes indispensables et de bon sens qui permettront de générer des gains d’efficience et une meilleure allocation des ressources.

« La politique du rabot a montré ses limites. Nous devons mettre en œuvre de vraies réformes pour moderniser notre système de santé selon des principes de vérité et de solidarité. Nous sommes convaincus que nous pouvons continuer à bien soigner, non pas en coupant dans les dépenses, mais en dépensant mieux », assure Lamine Gharbi.

Il ajoute : « Nous invitons les différents candidats à venir sur le terrain à la rencontre de nos établissements, qui mettent en pratique ces logiques de qualité et d’efficience ».

Toutes ces idées correspondent d’ailleurs aux attentes des Français comme l’illustre l’enquête Harris Interactive pour la Mutualité française publiée mardi, alors que la moitié d’entre eux estiment que le système de santé s’est dégradé au cours des cinq dernières années.

A cet égard, 89% des personnes interrogées estiment que la réduction du déficit de la Sécurité sociale passe en priorité par une meilleure organisation du système de santé et une meilleure coopération entre les différents acteurs de soins. La FHP entend y œuvrer, et appelle les candidats à miser plus que jamais sur ce rassemblement des acteurs.

 

A propos de la FHP

La FHP regroupe 1.030 cliniques et hôpitaux privés qui assurent chaque année la prise en charge de 8,5 millions de patients. Environ 150.000 salariés (personnels de soins, administratifs et techniciens) travaillent dans les établissements de santé privés et 40.000 médecins y exercent. Les cliniques et hôpitaux privés prennent en charge :

  • 57% des interventions chirurgicales
  • Près de 68% de la chirurgie ambulatoire
  • 2,3 millions de passages dans 130 services d’urgences
  • Un accouchement sur quatre
  • Plus d’un tiers des soins de suite et de réadaptation
  • Plus de 17% des hospitalisations psychiatriques

 

 

Contacts presse :

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L’Etat condamné sur les arrêtés tarifaires 2015/2016


Gabarit CP
La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) se félicite de la condamnation de l’Etat français par le Conseil d’Etat, qui a annulé les arrêtés du ministère de la Santé fixant les tarifs hospitaliers des établissements de santé associatifs pour les années 2015 et 2016.
Le Conseil d’Etat a estimé que ces arrêtés introduisaient une différence de traitement entre les établissements privés de statut associatif et les cliniques privées sur les modalités de reprise des allègements de charge du pacte de responsabilité, via les tarifs.

La FHP ne contestait pas l’avantage reçu par les hôpitaux privés associatifs mais demandait à pouvoir en bénéficier de même.

« Nous plaidons depuis des années en faveur d’une équité de traitement entre les établissements appartenant aux secteurs public, privé et privé associatif, notamment sur la question de la discrimination en matière de tarifs hospitaliers. Le droit, c’est comme l’alcool : l’abus est dangereux pour la santé. C’est un premier coup d’arrêt, dont nous ne pouvons que nous réjouir, même si d’autres inégalités de traitement, comme dans le cas du CICE, continuent de perdurer de façon infondée », déclare Lamine Gharbi, président de la FHP, qui regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés.

Dans son arrêt en date du 28 décembre 2016, le Conseil d’Etat juge illégaux les arrêtés ministériels des établissements privés associatifs MCO (médecine, chirurgie, obstétrique). Il prononce leur annulation en considérant que les mesures de baisse de charges sociales adoptées dans le cadre du pacte de responsabilité profitaient à la fois aux cliniques privées et aux hôpitaux associatifs, mais que ces derniers n’avaient pas, contrairement aux cliniques, été frappés d’une reprise de ces avantages via une baisse de leurs tarifs hospitaliers. 

« Cette différence de traitement n’est justifiée par aucune différence de situation qui serait en rapport avec l’objet des tarifs fixés par les arrêtés attaqués ni par aucun intérêt général », relève ainsi l’arrêt du Conseil d’Etat.

Curieusement, toutefois, le Conseil d’Etat n’ordonne pas un remboursement des sommes indûment perçues par les établissements associatifs et gèle l’effet de l’annulation de ses arrêtés au 1er mars 2017. De plus, en n’annulant pas les arrêtés tarifaires concernant les cliniques privées, le Conseil d’Etat complique la voie vers un recours possible en dédommagement indemnitaire des cliniques. 

« Si le Conseil d’Etat acte bien qu’il y a eu rupture d’égalité de traitement et que les cliniques privées ont été injustement lésées, nous pouvons regretter le fait qu’il ne reconnaisse pas ipso facto un droit à compensation. C’est une conception bien étonnante de la justice », s’étonne le président de la FHP.

L’Etat français a néanmoins été condamné à verser 3.000 euros à la FHP au titre des frais de procédure.

L'affiche "Vos droits dans les cliniques"


IMG Slideshow
La FHP met à la disposition de ses adhérents une affiche de présentation des droits des patients au cours de leur hospitalisation.

Propositions présidentielles de la FHP


Slideshow presidentielles
Lamine Gharbi, président de la FHP, prône un « véritable changement de culture en santé pour 2017 » et présente ses propositions présidentielles.

Les Rencontres de la FHP se sont, cette année, déroulées, autour de 3 grands axes : Modernité, Solidarité et Vérité.

3 tables rondes, à travers lesquelles se sont exprimés de nombreux invités et experts. L’occasion pour la FHP d’apporter des réponses à certaines questions pertinentes en présentant leurs propositions présidentielles pour 2017.

 



Trois principes essentiels doivent guider demain l’action publique en matière de santé, à tous les échelons du système :

  • L’efficience, ou comment proposer le meilleur service de santé au meilleur coût
  • La qualité, la pertinence et la sécurité des soins
  • L’évaluation, qui permet de s’améliorer sans cesse

Nous avons une conviction : c’est au plus grand bénéfice du patient que se fera ce changement de culture.

Nos propositions :

1. Subordonner la sélection des projets des offreurs de soins sur les territoires à un critère d’efficience. Le meilleur rapport entre le coût et la qualité des soins doit être au cœur de toutes les décisions prises.

2. Augmenter significativement la part de financement à la qualité dans les établissements de santé. Il s’agit d’un puissant levier de motivation des professionnels et de qualité du service rendu au patient.

3. Impulser une véritable culture de l’évaluation dans le domaine de la santé. C’est essentiel si on veut améliorer en continu la qualité des soins prodigués au patient.

4. Donner des signaux positifs aux établissements de santé les plus exemplaires. Il faut par exemple fermer les établissements non certifiés. C’est un enjeu de responsabilité : si la qualité du service rendu au patient n’est pas au rendez-vous, il faut en tirer les conséquences.

5. Mener une action déterminée de simplification du cadre normatif dans le domaine de la santé.




L’accès aux soins est le sujet majeur de préoccupation des Français quand on parle de santé.

Il faut garantir à tous les Français un accès aux soins au meilleur coût
. Il faut aussi que tous les acteurs de santé soient associés à la réponse aux besoins de santé : l’équilibre de l’offre, c’est capital pour bien soigner partout en France. Un autre enjeu majeur d’égalité, c’est celui de l’accès à l’innovation pour tous. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, le développement des maladies chroniques, c’est un défi collectif qu’il nous faut relever.


Nos propositions :

6. Promouvoir le « reste à charge zéro » en unifiant les modalités de la participation financière du patient entre le secteur public et le secteur privé. C’est un double enjeu, d’équité et d’accès du patient aux soins pour tous.

7. Poser le parcours de soins comme garantie de la cohérence et de la fluidité de la prise en charge du patient. Tous les acteurs de santé doivent être associés à l’élaboration de ce parcours de soins. Des expérimentations de financement au parcours - pré et post opératoire - sont à mettre en place.

8. Formaliser de manière contractuelle l’engagement de tous les acteurs de santé à répondre aux besoins des patients au plus près des réalités de terrain. Tous les acteurs, sans considération de statut !

9. Constituer une offre de soins territoriale qui englobe le secteur public et le secteur privé et favorise les partenariats (public - privé, privé - privé). Les Groupements Hospitaliers de Territoire ne doivent pas déterminer à eux seuls toute l’organisation de l’offre de soins.

10. Lutter pour l’égalité d’accès aux soins et contre la perte de chance pour le patient, en finançant les établissements capables de maîtriser les délais de prise en charge.

11. Repenser les études médicales et paramédicales, en supprimant le numerus clausus et en programmant un stage obligatoire en clinique ou en médecine de ville, pour mieux répondre aux besoins en santé.

12. Engager une véritable politique publique de l’innovation en santé :

  • En accompagnant financièrement l’accès à l’innovation. Pas de saupoudrage, mais de réelles impulsions.
  • En subordonnant l’accès à certains financements au critère de l’innovation.
  • En intégrant le financement de l’innovation dans les tarifs

13. Encourager l’accès à l’innovation et simplifier sa diffusion :

  • En créant un « guichet unique », pour remédier à la complexité actuelle et permettre l’accès réel de tous les acteurs de santé aux dispositifs innovants.
  • En permettant son déploiement sous le contrôle d’un processus d’évaluation continu, comme c’est le cas pour les autorisations provisoires de mise sur le marché des médicaments.
  • En créant un Observatoire national de l’innovation, qui favorise le déploiement de l’innovation technologique et organisationnelle.




La pérennité de notre système de santé, et la réponse aux besoins des patients, passent par une pleine et entière équité de traitement entre les acteurs du système de santé.

Quant à l’équilibre des comptes, c’est un enjeu de responsabilité envers les Français, qui doit être fixé comme socle à tous les niveaux.


Nos propositions :

14. Etablir une double règle d’or :
  • Une Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) à l’équilibre.
  • « Même patient, même soin, même tarif » : cette règle d’équité tarifaire entre le secteur public et le secteur privé permettrait de réaliser une économie de 11 milliards d’euros chaque année.
15. Donner de la visibilité aux établissements de santé :
  • En votant une Loi de Financement de la Sécurité Sociale qui soit pluriannuelle
  • En sécurisant les tarifs des établissements de santé sur trois ans grâce à un dispositif de borne basse / borne haute
  • En établissant des conditions justes de mobilisation des dotations telles que le Fonds d’Intervention Régional (FIR) et les Missions d’Intérêt Général et d’Aide à la Contractualisation (MIGAC)

 


Pour que tous ceux qui contribuent à l’offre de santé en France puissent répondre aux besoins, il faut que les règles du jeu soient claires et équitables.

La confusion des rôles à tous les niveaux, entre financement et organisation des soins, fait qu’aujourd’hui l’Etat et les ARS sont « juge et partie », au détriment de l’équilibre de l’offre en santé. Les citoyens veulent légitimement comprendre pourquoi, et par qui, sont prises les décisions qui les concernent : cet impératif de transparence et d’éthique concerne aussi le domaine de la santé

 

Nos propositions :

16. Favoriser une véritable régulation médico-économique du système de santé, en dissociant la planification et le financement : le ministère de la santé planifie, et la CNAM est responsable de l’allocation des ressources, sous la tutelle du ministère de l’économie.

17. Mettre un terme au conflit permanent « régulateur/ gestionnaire » au niveau de l’Etat comme au niveau des Agences Régionales de Santé (ARS).

18. Réformer le statut des hôpitaux publics : passer d’un établissement public à une entreprise publique, dans un objectif d’autonomie et de responsabilisation.




19. Les dispositions de la loi dite « de modernisation du système de santé » concernant le Service Public Hospitalier (SPH). Il faut rétablir les missions de service public auxquelles tous les acteurs de santé, sans distinction de statut, doivent être associés.

20. Supprimer le plafonnement dit « de bénéfice raisonnable » introduit dans la loi de santé. Le véritable défi est la réduction des déficits, pas l’entrave à l’initiative !

21. Adapter la réforme tarifaire des Soins de Suite et de Réadaptation aux véritables enjeux du parcours du soin, grâce à un financement juste et équitable de l’activité. Mettre fin à la dégressivité tarifaire mise en place par la LFSS 2015. Les établissements de santé les plus efficients ne doivent pas être pénalisés

22. Mettre fin à la dégressivité tarifaire mise en place par la LFSS 2015. Les établissements de santé les plus efficients ne doivent pas être pénalisés.



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Propositions présidentielles de la FHP Pdf 10,13 Mo

Accès aux soins


Gabarit CP
La FHP déplore la dégradation de l’accès financier aux soins en milieu hospitalier.
La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) déplore la dégradation de l’accès financier aux soins en milieu hospitalier, conséquence néfaste de la généralisation par le gouvernement des contrats complémentaires santé dits « responsables » (95% des contrats) qui remboursent moins bien les Français. Elle propose que l’hospitalisation soit prise en charge à 100%, à l’instar des affections de longue durée (ALD).

Sous prétexte de vouloir modérer les compléments d’honoraires, les contrats dits « responsables » mis en place par le gouvernement plafonnent de manière drastique à 150% du tarif Sécu (puis à 100% au 1er janvier 2017) le remboursement des compléments d’honoraires. Or le gouvernement a ensuite modifié le cahier des charges de ces contrats en forçant les mutuelles à moins bien rembourser les compléments d’honoraires des praticiens de secteur 2 non signataires du « contrat d’accès aux soins », dispositif qui devait permettre d’encadrer leur pratique.

Cela a créé un imbroglio incommensurable pour les patients, puisque plus personne aujourd’hui n’est réellement capable de savoir quel sera son niveau de remboursement, selon les cas.

« Le gouvernement croyait régler le problème, il n’a fait au contraire que l’aggraver. Les différents niveaux de prise en charge sont devenus totalement illisibles pour les patients qui n'y comprennent plus rien. Nos établissements sont obligés de faire le travail d’explication à la place des complémentaires et des pouvoirs publics. Comme l’avait déjà révélé une enquête du Figaro l’été dernier, la création de ce mécano infernal est en train de créer un profond déséquilibre dans l’accès aux soins pour des millions de Français », regrette Lamine Gharbi, président de la FHP, qui regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés.

L’hospitalisation, un moment grave qui devrait être pris en charge à 100%

La FHP réitère sa proposition d’un « reste à charge zéro » dans les établissements de santé en unifiant les modalités de la participation financière du patient, des assurances complémentaires et des mutuelles entre le secteur public et le secteur privé.

« Les pouvoirs publics doivent prendre leur responsabilité. On ne peut pas se faire le champion de l’accès aux soins et en même temps mettre en place une politique qui produit l’effet contraire et aboutit à faire reculer l’accès aux soins. C’est un double enjeu, d’équité et d’accès du patient aux soins pour tous et notamment pour les 9 millions de patients que nous accueillons chaque année », souligne le président de la FHP.

« L’hospitalisation est souvent un moment grave qui doit pris en charge par la collectivité et il n’y a pas de raison qu’un patient atteint d’une maladie chronique soit pris en charge à 100% et pas quelqu’un qui a subi un accident ou qui nécessite une opération lourde. Dès maintenant, nous devons travailler sur une solution et bâtir un consensus avec l’ensemble des acteurs pour parvenir à ce reste à charge zéro en milieu hospitalier », a ainsi proposé le président de la FHP.

La FHP rappelle que les compléments d’honoraires sont la conséquence du système de prix administrés en place en France. Or les tarifs des actes opératoires des praticiens n’ont pas été revalorisés à leur juste valeur par l’assurance maladie depuis de nombreuses années.

Ainsi, après une opération d’extraction de varices ou une appendicite, il reste au praticien un montant souvent ridiculement faible, de l’ordre de 40 à 70 euros nets, une fois déduites ses charges – assurances, aides opératoires, secrétariat, taxes et impôts, etc.

La FHP rappelle que les compléments d’honoraires en milieu hospitalier représentent 870 millions d’euros par an, soit à peine 0,45% des dépenses de santé en France !

« C’est une charge qui pourrait aisément être socialisée par une couverture des assurances complémentaires et des mutuelles et/ou par la Sécurité sociale. C’est juste une question d’équité et de volonté politique », conclut Lamine Gharbi.



PLFSS 2017 : l’hospitalisation privée refuse d’être la variable d’ajustement


5octobre

La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), constatant que les cliniques et hôpitaux privés ont pris plus que leur juste part des efforts demandés au secteur hospitalier en 2016, demande que le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2017 soit tourné vers davantage d’efficience, de transparence et d’équité dans la construction des objectifs de dépenses.

« Nous refusons d’être la variable d’ajustement des nouveaux efforts demandés.  Nous ne pouvons supporter davantage de pression économique, d’autant que de nouvelles contraintes règlementaires coûteuses pour les établissements qui vont entrer en vigueur ne sont pas compensées à ce jour », affirme Lamine Gharbi, président de la FHP, qui regroupe 1.000 établissements de santé privés.

La FHP souligne l’exemplarité du secteur privé qui fait mieux que respecter les objectifs de dépenses qui lui sont assignés, et ce depuis plusieurs années.

 « Les cliniques et hôpitaux privés ont déjà réalisé à mi-année 55 millions d’euros d’économies par rapport au budget alloué pour 2016. Il est donc juste et normal que les crédits gelés en début d’année, dans le cadre du coefficient prudentiel (0,5%) leur soient intégralement restitués », souligne Lamine Gharbi.

Une hausse de l’ONDAM insuffisante et qui va mécaniquement peser sur les cliniques

Alors que les mesures sectorielles prises en faveur des fonctionnaires vont engendrer des dépenses qui ne pourront pas être couvertes par l’augmentation de l’ONDAM, la Fédération, qui estime à +1,84% l’évolution des charges des établissements en 2017, réclame la mise en place d’un cadre transparent et équitable pour la détermination des hypothèses tarifaires à venir en mars 2017.

« Chaque année, le gouvernement émet une hypothèse de croissance de volume d’activités surestimée et donc erronée pour notre secteur, erreur qui se répercute sur les tarifs hospitaliers. Il est temps maintenant de jouer franc jeu et de travailler sur des hypothèses réalistes », poursuit le président de la FHP.

Face aux exigences d’économies à venir, chiffrées à 4,05 milliards d’euros pour 2017, la FHP défend l’idée d’un PLFSS tourné vers une plus grande efficience médico-économique au bénéfice des patients et de la collectivité. Elle demande pour cela, par exemple :

  • Une évolution tarifaire positive pour les établissements de soins de suite et de réadaptation (SSR) afin que la mise en œuvre partielle annoncée de la réforme du financement n’engendre pas de double peine tarifaire, notamment pour les établissements prenant en charge les patients les plus lourds. Rappelons qu’à ce jour aucune simulation d’impact n’a permis de mesurer les risques sur l’offre de soins du dispositif de financement envisagé ;
  • Un renforcement du financement corrélé à la qualité des soins afin d’inciter les établissements à s’améliorer ;

La FHP exprime aussi sa très vive inquiétude au sujet de l’impact négatif produit par la poursuite des mesures d’économies ainsi confirmées dans le cadre du virage ambulatoire. Une telle mesure d’économie constitue une injonction contradictoire avec les objectifs de développement de la chirurgie ambulatoire. Elle demande de nouveau une revalorisation des tarifs d’obstétrique afin d’éviter de nouvelles fermetures de maternités privées, alors que 30 départements en sont déjà dépourvus.

De nouvelles contraintes règlementaires non compensées

Par ailleurs, les nouvelles contraintes règlementaires annoncées cette année par le gouvernement se traduisent par des surcoûts importants pour les établissements, à ce jour non compensés. C’est pourquoi la FHP demande :

  • une enveloppe de 72 millions d’euros permettant une revalorisation salariale de même ampleur (1,2%) que celle octroyée au secteur public, sur la base d’une masse salariale à 6 milliards d’euros pour le secteur de l’hospitalisation privée. La revalorisation annoncée du point d’indice dans la fonction publique hospitalière créé un déséquilibre. La baisse des tarifs du secteur privé bloque depuis plusieurs années la Négociation annuelle obligatoire sur les salaires (NAO) et l’évolution du point dans la convention collective du secteur privé ;
  • Une dotation pour la mise en œuvre des consignes de sécurité des établissements de santé, au titre du plan Vigipirate, d’un montant moyen de 55K€ par établissement, soit une enveloppe complémentaire de 56,6 millions d’euros ;
  • La compensation de l’impact financier consécutif à l’obligation d’embauche de pharmaciens titulaires d’un DES, qui entraînera des surcoûts pour les établissements estimés au total à 21,4 millions d’euros ;
  • Une compensation de l’augmentation de la pression fiscale sur les établissements de santé privés, qui s’est traduite depuis 2012 notamment par le relèvement de 0,4% du taux normal de TVA, le passage du taux réduit de TVA de 5% à 10% pour la restauration collective, et la croissance de 2,59% de la taxe foncière sur les propriétés bâties.
  • Enfin, la mise à niveau et la formation des 3.500 infirmiers diplômés d’Etat (IDE), et de la totalité des 2.100 infirmiers de bloc opératoire diplômés d’Etat (IBODE), représentera un investissement de 16 millions d’euros par an pendant 4 ans.


Nouveal et Télécom Santé primées au Challenge FHP de l’innovation en santé


┬®Tristan Paviot FHP EFHP2016 2015

L'Université d'été FHP : L’innovation en santé, un enjeu d’avenir pour la FHP.


Le Challenge FHP de l’innovation a primé deux start-ups innovantes dans le domaine de la santé, Nouveal et Télécom Santé, à l’issue de la grande finale de la première édition qui s’est tenue aujourd’hui dans le cadre de la 5e Université d’été de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) consacrée à l’innovation.

  • La start-up Nouveal a été récompensée dans la catégorie « Quels nouveaux services proposer au patient connecté avant, pendant et après son hospitalisation ? » pour son application e-fitback, un assistant numérique lors du parcours médical, avant, pendant et après l’hospitalisation pour les patients et les professionnels de santé Voir la vidéo de présentation. 
  • La start-up Télécom Santé a été primée dans la catégorie « Services digitaux pour améliorer l'organisation des personnels et l'activité de la clinique » pour Ambu-Track, sa solution de suivi du parcours de soins du patient en ambulatoire.  Voir la vidéo de présentation

« Ce challenge démontre combien nous sommes aujourd’hui au cœur d’un écosystème d’innovation ouverte, très riche en compétences et en expertises, au sein duquel nous partageons une même culture : le goût du risque et l’esprit d’entreprise, qu’il faut continuer d’encourager. C’est de ces synergies que naîtront les nouveaux modes de prises en charge de demain, au profit des patients et des professionnels de santé », s’est félicité Lamine Gharbi, président de la FHP, qui regroupe 1.000 établissements de santé.

Les prix ont été remis à la suite d’une présentation et d’un vote du jury composé des directeurs de cliniques et hôpitaux privés parmi les quatre finalistes, préalablement sélectionnées par un jury de professionnels. Plus de 60 start-up du domaine de la santé s’étaient portées candidates pour cette première édition du challenge, organisé par la FHP, en partenariat avec le groupe MNH et Roche.

« Les start-up ont beaucoup à proposer aux cliniques pour améliorer leur activité et la prise en charge des 9 millions de patients qui nous font confiance chaque année. Les cliniques ont un intérêt majeur à intégrer rapidement ces nouvelles innovations et leur flexibilité d’un point de vue organisationnel est un atout pour leur permettre de s’adapter en permanence au changement », a souhaité Lamine Gharbi.

Pour ce challenge, le groupe MNH et Roche ont répondu à l’appel à partenariat de la FHP et accompagneront les équipes lauréates dans le développement et le déploiement de leurs solutions innovantes. Le groupe MNH portera fortement la médiatisation des start-up lauréates, tandis que Roche offrira un accompagnement global d'expertises et de compétences permettant le développement et le déploiement de leur solution. La FHP restera associée au développement des deux solutions.


L’innovation, un enjeu clé au cœur de l’hospitalisation privée


La 5e Université d’été de la FHP était consacrée cette année entièrement au thème de l’innovation, avec des tables rondes consacrées aux champs de l’innovation en santé, aux facteurs clés de réussite, à l’ubérisation, aux nouvelles technologies et aux rôles des patients, avec des interventions de personnalités politiques, dont Nathalie Kosciusko-Morizet, députée, ancienne ministre, et de Bruno Lemaire, député, ancien ministre.

De nombreux établissements privés sont venus présenter leur démarche en innovation dont la Clinique Pasteur (Toulouse), le Centre hospitalier privé de l’Europe (Port-Marly), et la Cliniques des Cèdres (Echirolles), ainsi que des entrepreneurs, comme le fondateur de Medtech, Bertin Nahum.

« L’innovation n’est pas juste pour nous une incantation, mais une réalité, et ceci depuis longtemps. Elle est au cœur de notre ADN. Une journée telle que celle-ci permet de mettre en valeur les ressources créatives de nos établissements de santé privés, et donc tout ce que l’hospitalisation privée apporte au système de santé », a souligné le président de la FHP.

La FHP souhaite rappeler aux responsables politiques que la santé reste une préoccupation essentielle dans la vie quotidienne d’une majorité de Français et que l’excellence française en santé n’est pas un acquis mais une bataille constante.

« Il y a une attente forte des Français sur les nouveaux modes de prise en charge, l’innovation et les nouvelles technologies en santé. Les responsables politiques sont attendus sur tous ces enjeux. Les besoins sont grands, pour répondre à des enjeux tels que le maillage territorial des soins, l’excellence de la santé à l’international, le dynamisme des entreprises de santé et la réponse aux défis épidémiologiques », a conclu Lamine Gharbi.


2ème édition de l'observatoire de la performance développement durable


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Les cliniques résolument engagées dans la transition énergétique

Le secteur des cliniques et hôpitaux privés s’est engagé résolument dans la démarche vertueuse de transition énergétique et de réduction des déchets afin d’atteindre les objectifs du Grenelle 2 de l’environnement à l’horizon 2020, selon les résultats de la 2ème édition de l’Observatoire de la performance développement durable en santé de l’hospitalisation privée.

« Alors que se tient la COP 22, l’hospitalisation privée montre qu’elle est un acteur pleinement responsable et démontre sa volonté de concourir à l’atteinte des objectifs affichés par la France. Nos établissements sont pleinement mobilisés pour anticiper les prochaines évolutions règlementaires et les plus vertueux d’entre eux sont même considérablement en avance », affirme Lamine Gharbi, président de la FHP, qui regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés.

Le Grenelle 2 fixe des objectifs ambitieux à l’horizon 2020 en matière de consommation énergétique, de réduction de gaz à effet de serre, de consommation d’eau ou encore de collecte des déchets.

« Notre mission première est de prendre soin de la santé des patients, de nos personnels, mais nous vivons dans un monde interdépendant qui nous pousse aussi à prendre soin de la planète », rappelle le président de la FHP.

Pour cette seconde édition, 267 cliniques et hôpitaux privés, soit près de 20% de plus par rapport à l’an dernier, ont participé à cet observatoire. L’objectif d’un tel outil est d’accompagner les établissements de santé privés dans leur démarche éco-responsable de transition énergétique et de réduction des déchets. La FHP encourage ainsi ses établissements adhérents à mettre en place des plans d’actions concrets pour faire changer les comportements.

Les chiffres clés de la performance développement durable

L’Observatoire de la Performance Développement durable en Santé 2016 fournit les chiffres-clés de la performance développement durable du secteur (tels qu’observés pour l’année 2015).

Le profil des répondants :

267 établissements participants (+19% par rapport à l’année dernière) : 158 établissements MCO (+10%), 61 établissements SSR (+15%), 36 établissements Psychiatrique (+33%) et 12 établissements dialyse (contre 0 en 2015)
Consommation énergétique :

En moyenne, la consommation d’énergie globale par journée d’hospitalisation (électricité, gaz, fioul, charbon, réseaux de chaleur ou de climatisation) est de 76,5 kWh, toutes spécialités confondues, contre 80 kWh l’an dernier. Par spécialité, la consommation d’énergie globale par journée d’hospitalisation en MCO est de 108,3 kWh ; 31,7 kWh en SSR ; 28,3 kWh en psychiatrie ; 32,5 kWh en dialyse. Ce ratio permet de mesurer la performance énergétique des établissements en fonction de leur activité. Les établissements avec plateaux techniques sont évidemment plus consommateurs d’énergie que les autres. Un des moyens mis en œuvre pour la maîtrise de la consommation d’énergie revient par exemple à utiliser des sous-compteurs pour piloter la consommation.
Une cartographie du coût moyen de revient du kWh en euros par fournisseur du secteur (comprenant réseau, taxe, abonnement, prix du kWh) fait ressortir une différence régionale des prix du KWh de gaz et d’électricité.
Ainsi, pour l’électricité, le prix d’achat du kWh en euros par fournisseurs du secteur varie ainsi de 0,97 à 1,30 €, selon les régions.
Emission des gaz à effets de serre :

Les 13% des établissements répondants qui ont réalisé leur bilan d’émission de gaz à effet de serre (BEGES) sont exemplaires dans la gestion de leurs émissions de gaz à effet de serre. En principe, seuls les établissements de plus de 500 salariés ont cette obligation (38 établissements privés ont plus de 500 salariés, soit 3,7 %).
Des cliniques et hôpitaux privés ont commencé à s’engager dans les énergies renouvelables, certains en produisant eux-mêmes sur place.
Consommation d’eau :

La consommation moyenne d’eau est de 386 litres par journée d’hospitalisation (contre 390 l l’an dernier). La consommation d’eau est un enjeu majeur à l’échelle des établissements mais également de la planète. Des actions simples, efficaces et génératrices d’économies peuvent être engagées : sensibilisation sur le gaspillage de l’eau, installation de mousseurs ou des brise-jets, pose de sous-compteurs pour réagir en cas de fuites, etc.
Production de déchets :

En moyenne, 1,1 kg de déchets d’activité de soins à risques infectieux (DASRI) est produit par journée d’hospitalisation (-13,4% par rapport aux données 2014).
11 types de déchets sont triés en moyenne par établissement (stable).
Certains établissements ont mis en place jusqu’à 50 filières de tri. Le secteur a multiplié par six la collecte des déchets en dix ans. Il y a dix ans, seulement deux filières principales existaient : DASRI et déchets d’ordures ménagères. La création de filières de déchets est le préalable à la mise en place de circuits courts de recyclage et d’économie circulaire.
L’amélioration de la performance énergétique des bâtiments, la réduction des déchets, les économies d’eau nécessitent d’importants investissements. « Ces actions constituent également des gisements d’économies et d’efficience et deviennent à ce titre des paramètres exemplaires en matière de gestion des établissements », conclut le président de la FHP.

L’Observatoire va faciliter la généralisation des initiatives remarquables. Les cliniques et hôpitaux privés mettent en place chaque jour des initiatives concrètes, pertinentes et remarquées en matière de développement durable. La FHP entend s’employer à créer les conditions d’une implication encore plus importante du secteur hospitalier privé sur ces sujets.


Qualité et sécurité des soins


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La FHP plaide pour une révolution culturelle en matière de qualité des soins et d’évaluation des établissements.
La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) plaide en faveur d’une révolution culturelle afin que l’évaluation des établissements hospitaliers sur des critères de qualité et de sécurité des soins soit la pierre angulaire de toute politique sanitaire, en prenant notamment en compte la certification des cliniques et des hôpitaux délivrée par la Haute autorité de santé (HAS).

« Il est grand temps d’impulser une vraie culture de la qualité et de l’évaluation dans le système de santé. La qualité et la sécurité des soins doivent devenir l’alpha et l’oméga de toute politique sanitaire », affirme Lamine Gharbi, président de la FHP, qui regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés.

Le président de la FHP s’exprimait à l’occasion de la Semaine de la sécurité des patients et de la visite de la directrice générale de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), Anne-Marie Armanteras de Saxcé, mercredi à la Clinique Arago, et l’hôpital Saint-Joseph, à Paris.

La Clinique Arago est un établissement exemplaire en matière de sécurité des soins, avec une certification qualité optimale (consultable ici). La visite était notamment consacrée à la sécurité du parcours en chirurgie ambulatoire, avec notamment la visite d’un « bloc des erreurs ».

Sur le territoire national, les premiers résultats de visite de certification (V2014) montrent que plus de 75% des cliniques et hôpitaux privés ont été certifiés avec une note A en visite initiale avec ou sans recommandation d’amélioration, ce qui constitue le plus haut niveau de certification.

La FHP demande d’une part que cette certification HAS soit réellement impactante. « Les établissements les plus déficients doivent être sanctionnés, les meilleurs récompensés. En l’occurrence, les établissements qui reçoivent la plus mauvaise note (E), indiquant qu’ils ne sont pas certifiés, doivent être impérativement fermés car cela signifie qu’ils sont dangereux pour les patients. Il est anormal, voire choquant, de constater qu’un établissement non certifié puisse encore accueillir des patients », souligne Lamine Gharbi.

La FHP demande, d’autre part, que la qualité et la sécurité des soins deviennent un critère de financement complémentaire des établissements les plus méritants en la matière.

« Nous demandons la généralisation du financement lié à la qualité qui représente aujourd’hui à peine 0,5% des ressources des établissements hospitaliers. Ce n’est qu’à cette condition, par la motivation et l’encouragement à s’améliorer, qu’on fera progresser la qualité et la sécurité des soins pour tous », insiste le président de la FHP.

La HAS décerne aux établissements hospitaliers une notation de A à E indiquant les différents niveaux de certification, suivant un certain nombre d’indicateurs de qualité et de sécurité des soins.

La FHP note à ce titre que le site grand public Scope Santé consacré à la certification HAS et mis à la disposition du grand public reste peu connu. S’il marque un progrès en matière d’information et de transparence, il gagnerait encore à être rendu plus lisible pour tout un chacun, notamment en permettant une visualisation globale direct du classement de chaque établissement, par exemple en regroupant tous ceux classés A, B, C, D ou E. Aujourd’hui, la présentation est segmentée et rend difficile une comparaison simple et rapide des établissements entre eux.


Fin du quinquennat du Président Hollande


CP BILAN QUINQUENNAT
Six mois pour rétablir la confiance avec le secteur des cliniques et hôpitaux privés.
La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) lance un appel à la raison au gouvernement pour qu’il mette fin aux mesures punitives et vexatoires contre le secteur des cliniques et hôpitaux privés, au terme d’un quinquennat marqué par une volonté d’éviction sans précédent des acteurs privés du paysage sanitaire.

« L’on nous a asséné toute une série de mesures, qui vont de la dégressivité tarifaire au coefficient prudentiel, et maintenant en préparation un contrôle du bénéfice raisonnable de nos établissements, alors que notre secteur affiche une rentabilité d’à peine 3%. Jamais, je crois, depuis 1945, l’hospitalisation privée en France n’avait connu de telles attaques, non seulement sur le plan financier, mais également dans la remise en cause de sa place, de son utilité et de sa participation aux missions de santé », a affirmé Lamine Gharbi, président de la FHP, qui regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés, lors de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée.

« Notre métier, c’est de soigner du mieux possible la population. Les 1.000 cliniques de France jouent aussi un rôle important de maillage sanitaire et sont présentes sur l’ensemble des territoires, y compris dans les zones rurales et les banlieues défavorisées. Ce sont des établissements performants qui produisent des retombées sociales et économiques importantes, en termes d’investissement, d’emplois, d’attractivité et de dynamisme économique, sans oublier des enjeux de santé publique. Une clinique, cela veut aussi dire des médecins salariés ou libéraux et des personnels soignants au service de la population », a rappelé Lamine Gharbi.

Avec l’élaboration du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2017 et de la prochaine campagne tarifaire, il existe une fenêtre de six mois pour rétablir la confiance et un dialogue de fond entre le gouvernement et le secteur de l’hospitalisation privée .

La FHP croit fermement que ce dialogue est possible. Comme en 2012 ou en 2014, nous formulons 10 mesures déterminantes et demandons l’ouverture de chantiers qui permettraient de renouer le dialogue et la confiance :

1. Reprendre le chantier de la réforme SSR

2. Abrogation du SIEG

3. Suppression de la dégressivité tarifaire

4. Promotion du financement à la qualité pour l’ensemble des spécialités

5. Réforme de la LFSS dès 2017 :

a. Pluri-annualité pour organiser la stabilité tarifaire
b. Développement du financement de l’innovation
c. Renforcement de la promotion de l’efficience
d. Evolution du financement des soins critiques
e. Création d’un Tarif Journaliser de Prestation (TJP) privé

6. Campagne tarifaire 2017 :

a. Repenser la construction des campagnes tarifaires dans une transparence des méthodes et une lisibilité des arbitrages. La situation économique est trop grave pour continuer dans l’opacité et la discrimination 
b. Reconduction d’un complément tarifaire pour l’obstétrique
c. Favoriser la chirurgie ambulatoire


7. Equité tarifaire : même patient, même soin, même tarif

8. Affirmer le rôle des établissements privés dans la mise en place des GHT

9. La reconnaissance de la pleine participation du secteur privé au service public, notamment sur les situations sanitaires exceptionnelles ou les situations de précarité

10. La reconnaissance de l’implication du secteur privé dans le déploiement d’Hôpital Numérique, par la mise en place d’une nouvelle étape construite de manière concertée pour relever le défi du virage ambulatoire

« Nous attendons du gouvernement un geste qui traduise une volonté d’ouverture. Pour faire en sorte que la France reste au sommet de ce qui se fait en santé au plan mondial, le pays aura besoin de tous les acteurs, qu’ils soient publics ou privés, de tous leurs talents, et tous leurs efforts », a conclu Lamine Gharbi.


Au Congrès Doctors 2.0 & You


Gabarit CP Doctors 2 0
Un oncologue exerçant en clinique présente une web application inédite de détection des rechutes du cancer du poumon

Au Congrès Doctors 2.0 & You : un oncologue exerçant en clinique présente une web application inédite de détection des rechutes du cancer du poumon

Paris, le 24 mai 2016 – La FHP sera présente pour la deuxième année consécutive en tant que partenaire à la sixième édition du congrès international Doctors 2.0 & You, qui aura lieu les 26 et 27 mai à Paris. Le secteur hospitalier privé y sera représenté notamment en la personne du Dr Fabrice Denis, oncologue spécialiste du cancer du poumon à la Clinique Victor Hugo-Centre Jean Bernard au Mans, qui viendra y montrer l’application numérique qu’il a conçue permettant le suivi personnalisé à distance de patients atteints d’un cancer du poumon pour une détection précoce des rechutes ou de complications.

Favoriser les innovations de terrain

« Nous sommes très heureux de renouveler notre partenariat avec ce congrès qui est un lieu incontournable d’échanges et d’émulation de la santé digitale. Nous contribuons ainsi à faire connaître les réalisations innovantes et exemplaires des professionnels de l’hospitalisation privée qui permettent de faire progresser le monde de la santé », s’est félicité le président de la FHP, Lamine Gharbi.

La fondatrice du congrès Doctors 2.0 & You, Denise Silber, s’est réjouie également du renouvellement de ce partenariat. « La FHP représente une branche importante de l’offre de soins en France. La présentation du Dr Fabrice Denis au sujet d’une application mobile qu’il a conçue, développée, utilisée et même évaluée, le tout dans l’intérêt des patients suivis pour un cancer, sera un des moments forts de ce congrès ».

La présentation d’une application inédite de détection des rechutes du cancer du poumon

Le Dr Denis, également président du Syndicat national des radiothérapeutes oncologues (SNRO), avec la société Sivan Innovation, start-up informatique développant des solutions innovantes en e-santé, ont travaillé ensemble sur le développement clinique de cette application, baptisée MoovcareTM. C’est la 1ère application ayant fait l’objet d’un développement clinique rigoureux similaire à ceux des médicaments. En 2014, le premier essai clinique randomisé de phase III d’une application de télésurveillance de cancer du poumon, évaluant la survie, comparé à la surveillance par scanner systématique a démarré. Les résultats de cette étude seront présentés en « late breaker » le 6 juin à Chicago au congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), le grand rendez-vous mondial annuel de cancérologie.

Cette web-application peut grandement améliorer la détection des récidives du cancer du poumon, l’un des plus meurtriers en France, avec plus de 33.000 décès chaque année. Utilisable sur smartphone, ordinateur ou tablette, elle permet au malade de décrire finement son état de santé chaque semaine. Les informations envoyées sur un serveur sécurisé sont analysées par un logiciel. L’analyse dynamique des symptômes cliniques et l’envoi d’alertes aux médecins en cas d’anomalie détectée permet une meilleure prise en charge et de maximiser les options de traitements grâce à un meilleur état général lors de la rechute. MoovCareTM permet également de renforcer la relation du patient avec son médecin.

Elle est la première application en cancérologie à avoir passé toutes les étapes d’évaluation clinique pouvant aboutir à un remboursement de dispositif médical.

Le Dr Fabrice Denis et la Clinique Victor Hugo - Centre Jean Bernard (Le Mans) avaient déjà été distingués par la FHP en 2014 dans le cadre des Trophées de l’hospitalisation privée pour le développement de cette application.


Journée Thématique FHP - 31 mars 2016


JT Tutelles
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Guide télémédecine


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Télémédecine, un enjeu majeur pour l'hospitalisation privée

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Rapport Combrexelle

La FHP salue l’ambition de redonner la primauté à la négociation d’entreprise