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EDITORIAL
Une deuxième édition réussie
L'ère du "pour vivre heureux, vivons cachés" est révolue ! Un triple dispositif de campagne de communication "Tarif unique" a été mis en place début juillet - affichage sur 474 panneaux Paris intra muros, achat d'une page dans Le Monde, Le Figaro, Métro et Le Journal du Dimanche, envoi d'une carte postale et courrier à l'ensemble des parlementaires. Les retombées presse ne se sont pas faites attendre : "Les cliniques reviennent à la charge", "la FHP ne lâche pas le morceau et affiche dans tout Paris", sans parler d'un large écho sur les ondes de France Inter et RFI. Le site www.hostocomparateur.com réactualisé avec les données 2010 complète le dispositif. Cette deuxième édition était nécessaire pour marquer les esprits et préparer le prochain PLFSS, et sera sans doute suivie d'une troisième vague. Notre secteur fait entendre sa voix et s'invite peu à peu dans les grands débats sociétaux. Gardons le rythme !
Lamine GHARBI
Président du syndicat national FHP-MCO
Dans le cadre de la campagne pour le tarif unique, la FHP et ses trois syndicats, FHP-MCO, FHP-Psychiatrie, FHP-SSR mettent à la disposition des professionnels de santé et de l’ensemble de leurs parties prenantes : patients, associations, tutelles, décideurs, un clip vidéo. En quelques minutes, les enjeux de la convergence tarifaire entre les secteurs public et privé !
DANS L'ACTUALITE
CME
129 heures de bénévolat !
La conférence des présidents de CME de l'hospitalisation privée a dénoncé dans un communiqué, l'absence de reconnaissance financière de la fonction de président de CME et demandé une équité de traitement avec le public en réaction à l'arrêté fixant à 300 euros brut mensuel l'indemnité versée aux présidents des CME du secteur public. Elle se déclare "agacée de constater une fois de plus" la différence de traitement "inacceptable" et "injustifiée" entre les CME du privé et celles du public. La loi HPST "confie à la CME et à son président, souvent un médecin libéral, un nombre de tâches grandissant, qu'il n'est plus possible d'assumer bénévolement" en plus de son activité médicale, et "sans aucune reconnaissance". L'URML de Rhône-Alpes avait évalué à 129 heures annuelles le temps bénévole consacré par un président de CME.
FONCTIONNEMENT DE L'HÔPITAL
Les hôpitaux à l’équilibre en 2012
Un retour à l'équilibre financier des hôpitaux en 2012 peut être prévu, grâce à la «dynamique» engagée et «les résultats obtenus» a assuré mardi Roselyne Bachelot lors de son audition par la Mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (Mecss) de l'Assemblée nationale, sur «le fonctionnement de l'hôpital». Elle a rappelé qu'en 2008, le déficit global au compte de résultat principal (CRP) s'était établi à 592 millions d'euros, en baisse de 87 millions par rapport à 2007.
Ce montant prend en compte l'excédent de 211 millions d'euros obtenus par 61% des hôpitaux et le déficit de 803 millions enregistré par 39%, parmi lesquels neuf CHU avec en tête les HCL, AP-HM et AP-HP (+ 20 millions de déficit en 2009). 238 établissements étaient actuellement engagés dans une procédure de retour à l'équilibre.
OBSTÉTRIQUE
100 obstétriciens de moins par an
Le Syngof affirme que, sur 3.600 gynécologues obstétriciens libéraux, seuls 1.200 pratiquent l'obstétrique. 3 propositions de loi soutenues par une centaine de parlementaires visent à trouver une solution pour les praticiens dont la couverture assurantielle est soit "épuisée" (quand le médecin est condamné à indemniser la victime pour un montant supérieur au plafond de l'assurance), soit " a expiré" (dépôt de plainte d'une victime 10 ans après la cessation d'activité ou le décès du médecin). A savoir par ailleurs que les accidents les plus graves ne concernent qu'un cas tous les 18 mois (établissements privés et publics confondus) et que chaque praticien paye 24.000 euros par an pour sa RCP, soit 28 millions d'euros au total versés aux assurances.
CAMPAGNE TARIFAIRE 2010
Quelques chiffres
* Tarif : 0%
* Effet Volume : 1,7%
* MIGAC : +2.8%
* Médicaments et DMI en sus : +8%
* Avec une poursuite des opérations ENCC, coefficient de transition, disparition du FHT à hauteur de 25%.
* Et enfin, une redéfinition des listes de facturation en surveillance continue.
La prise en charge de malades “lourds” serait-elle l’apanage du public ?
Une étude récente de l’ATIH prouve le contraire. Ainsi, les activités les plus lourdes représentent-elles :
• 5,5% de l’activité totale des CHU (5 millions de séjours en 2007 pour la trentaine d’établissements relevant de cette catégorie)
• 2% de l’activité totale des cliniques privées (8,5 millions de séjours en 2007 pour environ 800 établissements)
• et seulement 0,9% de l’activité totale des CH (7 millions de séjours en 2007 pour un peu plus de 500 établissements)
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Claire RAVIER,
Directeur Général de la Polyclinique du Parc Rambot à Aix en Provence (13)

Quelles sont vos plus belles expériences ?
Ma plus belle expérience est certainement celle que je vis actuellement. Les actionnaires de la Polyclinique ont décidé, suite au rachat du fond de commerce d’un autre établissement, de regrouper les activités sur un même lieu en construisant une Nouvelle Polyclinique (23 000 m² + 3 000 m² de centre de consultations) aux normes HQE. Nous avons travaillé sur le choix des architectes, le programme, les plans en y associant nos personnels et même les usagers. Nous devons réfléchir maintenant à ce que sera la médecine de demain…ne rien oublier…garder une capacité d’extension…rester dans le budget… Ce n’est pas toujours simple, car il faut conjointement continuer à gérer les 2 sites, structures obsolètes par rapport à l’activité, avec toutes les contraintes que l’on connaît : pénurie d’IDE, climat social, banquiers qui suivent de près les chiffres… Par ailleurs, notre établissement vit, depuis octobre 2009, à l’heure du développement durable, projet qui a reçu une adhésion assez massive du personnel avec la mise en place de groupes thématiques: déchets, achats, transport, énergie, bien-être au travail. Nous avons signé un engagement dans la campagne de réduction des gaz à effet de serre, « Two for ten » initiée par l’agence Primum non Nocere, qui nous donne comme objectif de diminuer tous les ans de 2% nos émissions, et ceci, pendant 10 ans. C’est un beau challenge à relever. Mon projet plus personnel est de continuer à prendre soin de mes soignants afin qu’ils puissent en retour déployer toutes leurs énergies à soigner leurs patients.
Quels sont vos plus gros échecs ?
Je ne parlerai pas d’échec mais d’incompréhensions et d’incohérences… Alors que, suite au rachat d’une clinique Aixoise en 2006, nous avons reçu en 2008 l’autorisation de nous regrouper sur un seul site, notre établissement n’est toujours pas reconnu par la Tutelle comme un seul et même établissement, alors même que les instances sont communes et que la certification a été unique. En conséquence, nous avons 2 CPOM, 2 CBU…..Pour les autorisations d’activité, nous sommes considérés comme 2 établissements distincts alors que la plupart de nos praticiens travaillent sur les deux sites ce qui fait que nous devons maintenir par exemple des activités de chirurgie cancérologique entre les 2 sites. Cette lourdeur administrative est absolument superflue.
Quelles réflexions vous inspire l’actualité ?
Il y a l’actualité propre à la Polyclinique et l’actualité générale… Comment permettre aux praticiens de développer leur activité quand les locaux ne suivent pas ? Comment accorder une revalorisation salariale au personnel quand l’État n’accorde aucune augmentation ? Comment comparer les secteurs public et privé quand les règles du jeu ne sont pas les mêmes (statut du personnel, subventions …) ? À l’avenir, le secteur privé va de nouveau devoir se retrousser les manches pour innover et soigner de moins en moins cher mais il y a bien un moment où cela cédera.
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