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07.11 Vivalto sante

Ayant mis en place la RRAAC (Récupération rapide améliorée après chirurgie) depuis près de 5 ans dans ses cliniques, le Groupe Vivalto Santé a organisé en septembre dernier un événement sur le sujet. Autour d’ateliers d’échanges et de réflexion, cet événement a été pensé comme un moment de partage d’expérience entre les équipes des établissements du Groupe, qui en sont à différents stades dans la mise en œuvre de cette RRAAC.

Emmanuel Briquet, Directeur du développement et de la stratégie médicale du Groupe Vivalto, Marie-Pascale Chague, Directrice de l’Innovation, et Gwendoline Boyaval, Directeur Accès au marché - Direction Stratégie Hospitalière et Territoires de santé du laboratoire MSD France ayant collaboré à cet évènement, sont revenus sur le contexte et les enjeux des établissements. Différents praticiens et experts ont dressé un état des lieux du déploiement de la RRAAC en France et apporté leur point de vue sur les tendances, les perspectives et enjeux économiques en la matière. Cette journée s’est articulée autour d’ateliers thématiques sur un mode « collaboratif » qui a permis aux équipes présentes de réfléchir à de nouvelles idées sur cette modalité de prise en charge. Retour sur le fruit de ces réflexions.

La mise en place de la RRAAC et sa gouvernance

Une gouvernance clairement établie est un prérequis nécessaire au bon déploiement de la récupération rapide améliorée après chirurgie. Cette gouvernance doit être composée d’un socle impliqué sur le projet : une direction d’établissement partie-prenante, un trinôme chirurgien/anesthésiste/soignant, et une équipe pluridisciplinaire constituée selon les besoins (kinésithérapeute, cadres de soins, secrétariats médicaux, brancardier…). 

Le mode projet est un facteur clé de succès car cela structure les réflexions et coordonne les actions dans le temps. Il est primordial d’harmoniser les pratiques et les informations communiquées et partagées. Le patient devient un acteur de sa prise en charge, avec une meilleure information. 

Enfin, la mise en place de la RRAAC doit faire l’objet d’une évaluation avec des indicateurs de suivi qualitatifs et quantitatifs.

Les techniques de la RRAAC : bonnes pratiques anesthésiques et chirurgicales

La RRAAC va devenir progressivement la norme pour un certain nombre d’interventions et, dans ce cadre, l’amélioration des pratiques est un enjeu majeur. Un exercice important d’amélioration des techniques de communication est à mener :
  • Entre les professionnels de santé pour faciliter les échanges, tout en respectant le rôle et les compétences de chacun. La redéfinition des parcours et protocoles RRAAC doit s’entreprendre en embarquant l’ensemble des professionnels de santé, en particulier les paramédicaux, en tenant compte du matériel et de l’architecture hospitalière.
  • Avec les patients pour leur permettre de mieux appréhender leur séjour, leur prise en charge et leur sortie.
La pérennisation du déploiement de la RRAAC

Définition imprécise de la RRAAC, peur du changement, problèmes de communication en interne comme en externe : plusieurs freins majeurs au déploiement de la RRAAC ont été identifiés. Si l’on veut envisager cette modalité de prise en charge avec succès sur le long terme, certaines conditions doivent être prises en compte : un comité de pilotage pour s’approprier la définition de RRAAC dans son établissement ; la création d’un rétroplanning de déploiement ; une équipe motivée; un changement en douceur qui ne doit pas être imposé ; une communication efficace, que ce soit en interne ou en externe, auprès des patients comme des médecins de ville.

La digitalisation et la coordination ville/hôpital

La digitalisation est essentielle pour faciliter la communication et l’accès à l’information ; elle peut avoir un impact sur l’efficience, sur l’organisation, la sécurisation, la qualité des parcours de soins, sous réserve qu’elle soit pensée dans un projet global et portée au niveau institutionnel. 

La digitalisation doit être efficiente pour les professionnels de santé et améliorer l’expérience patient, elle doit également assurer la sécurité et la protection des informations qui circulent. 

Si l’établissement de santé souhaite réussir au mieux sa digitalisation, il est important que le patient soit informé de son but, de ses atouts et de son fonctionnement. Pour cela, il doit y trouver un intérêt et comprendre que l’outil informatique est uniquement un moyen de faciliter les échanges entre les différents acteurs. 

La coordination entre la ville et l’hôpital (séquencement, qualité, pertinence des informations transmises) est indispensable dans le système de santé et dans la prise en charge de demain (financement au parcours, à l’épisode des soins, à la population pour les maladies chroniques). La coordination s’appuiera sur la digitalisation, même s’il faut un temps d’appropriation des acteurs.

Crédit photo : Groupe Vivalto Santé