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Mise en œuvre des GHT

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Gabarit CP
L’hospitalisation privée sera attentive au respect des coopérations public-privé existantes.
La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), qui regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés, salue l’entrée en vigueur au 1er juillet des Groupements hospitaliers de territoire (GHT) qui sont l’occasion attendue de restructurer le secteur hospitalier public. Elle sera néanmoins attentive à l’équilibre de l’offre de soins au plan régional, et notamment au respect des coopérations public-privé existantes sur les territoires.

Si la FHP considère favorablement les GHT, comme instrument d’organisation et de mutualisation des moyens à l’hôpital public, elle souligne le risque d’une réforme qui aboutisse à une bunkérisation.

« Nous sommes attachés au principe d’une offre de soins équilibrée en réponse aux besoins de santé de la population. Cela passe par une coopération de tous. La réforme des GHT ne doit pas aboutir à une marginalisation des autres acteurs de soins, que ce soit l’hospitalisation privée, le secteur hospitalier associatif ou la médecine de ville », affirme Lamine Gharbi, président de la FHP.

Les GHT doivent rester ce pourquoi ils ont été conçus : un moyen de restructurer le secteur public et non se voir confier la structuration de la réponse aux besoins de santé dans les territoires, ce qui risquerait d’empêcher l’émergence d’organisations adaptées, associant toute l’offre de soins.

« La prise en charge des maladies chroniques, par exemple, nécessite des démarches partenariales pour lesquelles les coopérations public-privé existantes doivent être respectées. Or leur mention a disparu de la deuxième version du décret. Nous partageons cette préoccupation avec d’autres fédérations, comme la Fehap et Unicancer », souligne le président de la FHP.

La configuration et le positionnement retenu par les acteurs publics pour les GHT variant d’une région à l’autre, la FHP attendra leur constitution et l’explicitation de leurs projets médicaux de territoire pour évaluer sa réponse en fonction de chaque situation :

  • soit la création de GHT privés afin de constituer des filières cohérentes de soins pour les patients en associant les autres acteurs privés, les maisons de santé et la médecine libérale face aux GHT publics ;
  • soit une prise d’initiative dans le contact avec les GHT dans l’objectif de garantir la sécurisation des partenariats public-privé et la réponse aux besoins de santé dans les territoires ;
  • soit une attitude d’observation, lorsque la situation locale ne permet pas de distinguer ou de dégager une ligne d’action claire dans l’immédiat.

« Nous sommes disponibles pour travailler avec nos homologues du public pour que les GHT puissent se mettre en œuvre dans un esprit d’ouverture et de coopération. C’est indispensable, pour garantir des soins de qualité pour tous, pour maintenir ou doper la vitalité économique des territoires, que tous les acteurs de santé – hospitaliers, libéraux – travaillent ensemble au service de la population », conclut Lamine Gharbi.