En poursuivant sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies.
Ces cookies nous sont nécessaires au bon fonctionnement des fonctionnalités du site.
Gérer mes cookies.

La force d’un appel commun

share share
print

Edito 106 LG option 2
Edito de Lamine Gharbi du 7 novembre 2018
Nous l’avions envisagée, espérée, et soigneusement préparée : la première conférence de presse réunissant les quatre fédérations hospitalières - FHF, FHP, FEHAP et UNICANCER - s’est tenue hier après-midi devant un vaste parterre de journalistes. La fluidité et la concordance des différentes prises de parole ont été à la mesure de la gravité du message ainsi délivré.

Les représentants de l’ensemble de l’hospitalisation de notre pays ont donc interpellé hier le Président de la République et la ministre de la santé, autour de six demandes : la restitution intégrale de la réserve prudentielle au regard du respect de nos objectifs de dépenses ; une véritable régulation financière des dépenses de médecine de ville ; une augmentation a minima de 1% des tarifs hospitaliers, compte tenu de l’inflation, pour préserver l’équilibre financier des établissements de santé ; une remise à plat complète de la réforme des transports inter hospitaliers ; le lancement d’une mission sur la construction de l’Ondam, sa lisibilité et sa pluriannualité ; enfin, une réelle association des fédérations aux travaux sur l’évaluation de la pertinence et de la qualité.

Ces demandes aussi réalistes que raisonnables procèdent d’un triple souci.

Un souci de transparence tout d’abord : des réformes majeures ne peuvent se faire sans, voire contre, les acteurs de santé. Nous sommes prêts à travailler, tous ensemble, pour transformer le système, mais cela impose qu’une concertation inspirée par la réalité du terrain soit à l’œuvre.

Un souci de cohérence ensuite : les établissements de santé ont besoin de retrouver des marges de manœuvre pour remplir leurs missions au service des patients, pour investir et innover, et pour mener de vraies politiques sociales. Aujourd’hui, nos tarifs sont incompatibles avec les enjeux de santé chers aux Français.

Un souci de vérité enfin : Les principes qui régissent le système sont faussés et ne reflètent pas la valeur du soin. Les prévisions insincères, un Ondam à courte vue, des acteurs pénalisés alors même qu’ils sont vertueux, tout ceci contribue à entretenir un climat délétère auquel il faut mettre un terme.

Nous souscrivons à l’esprit du Plan « Ma santé 2022 ». Depuis son arrivée, la ministre a à de maintes reprises fait la démonstration de ses qualités d’écoute et de respect des engagements. Nous sommes donc confiants, aujourd’hui, dans notre capacité à convaincre sur l’urgence d’agir

Lamine Gharbi