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Pérenniser la confiance

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Edito 106 LG option 2
Edito de Lamine Gharbi du 5 décembre 2018
La reconnaissance « de l’engagement et des efforts de chacun pour assurer le respect de l’Ondam » : c’est par ces mots qu’Agnès Buzyn a justifié la restitution intégrale aux établissements de santé publics et privés, à hauteur de 415 millions d’euros, des crédits mis en réserve en début d’exercice budgétaire.

Si cette restitution est parfaitement légitime au regard du comportement collectif vertueux des acteurs de santé, elle n’en témoigne pas moins d’une reconnaissance par la ministre des missions accomplies par les professionnels, dans une logique de respect mutuel.

Elle illustre aussi, en creux, une prise de conscience des difficultés économiques des établissements de santé de tous statuts dans notre pays. La demande pressante de l’ensemble des fédérations sur ce sujet, loin d’être une toquade, relevait en effet de la nécessité vitale.

Enfin, cette décision installe les conditions de la confiance alors même que se profilent des échéances majeures : la future loi de santé en début d’année, et bien sûr la prochaine campagne tarifaire. Celle-ci doit s’inscrire dans le même état d’esprit : la volonté de nous donner à tous les moyens de bien soigner, d’investir et d’innover, passe inévitablement par des tarifs hospitaliers qui tiennent compte de l’augmentation de l’inflation.

Agnès Buzyn nous fera l’honneur d’ouvrir les Rencontres FHP 2018 le 13 décembre prochain. Je ne manquerai pas à cette occasion de saluer l’arbitrage qui vient d’être pris, et de porter ce message : la restitution des réserves prudentielles doit être posée comme le premier jalon d’une vraie ambition pour les établissements de santé, qui pérennise la confiance.

Ce respect des engagements est le garant de relations constructives et apaisées, essentielles au bon fonctionnement de nos institutions démocratiques auxquelles, dans ces temps troublés, nous sommes tous foncièrement attachés.

Lamine Gharbi