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Puissance symbolique

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Edito du 6 février 2019

Lors d’un récent déplacement dans le Lot, Emmanuel Macron a déclaré : « On a tendance à mettre dans un même paquet toutes les dépenses, mais l’école et la santé, ce sont les deux moteurs de notre investissement. Notre société en a besoin ». A présent, mettons les actes en cohérence avec les mots.

Alors que la crise sociale met en lumière un sentiment d’abandon, l’éducation et l’offre de soins constituent évidemment deux pôles majeurs de revitalisation de la société. L’école et la santé sont des leviers d’investissement sur l’être humain, qui préparent notre avenir collectif.

Les citoyens ne s’y trompent pas, qui préconisent de donner davantage de moyens à la santé et à celles et ceux qui s’y consacrent. Ils se montrent très préoccupés par de multiples signaux de détérioration, particulièrement au sein des établissements de santé, liés à une situation financière délétère : épuisement des professionnels, tensions sociales, obstacles à l’investissement et à l’innovation… Tout ceci grève singulièrement leur foi dans l’avenir de notre système de santé.

Il est salutaire que notre pays sanctuarise des espaces d’expression démocratique pour que propositions et revendications s’expriment ; et il est de la responsabilité de chacun des acteurs d’y prendre part. Alors oui, aujourd’hui, les établissements de santé, publics, privés de statut commercial, privés associatifs, demandent avec solennité aux pouvoirs publics une hausse de leurs tarifs, à hauteur de 1%.

Nous pouvons en porter témoignage au travers de plusieurs signaux récents : l’exécutif a amorcé une réelle prise de conscience des difficultés du monde hospitalier. Mais rester au milieu du gué serait en revanche un contre-signal majeur

Au-delà de l’aspect financier, il est grand temps de mesurer toute la puissance symbolique que revêtirait, dans le contexte du Débat national, une augmentation significative des moyens donnés aux établissements de santé. Ce serait la preuve manifeste que les professionnels, les patients, mais aussi l’ensemble des citoyens qui hissent légitimement de la santé au rang de leurs priorités, ont été entendus.

Or être écouté, compris et considéré, et trouver un sens dans l’action que l’on mène, est sans doute l’une des aspirations les plus ardentes et les plus partagées dans notre société aujourd’hui, dans un contexte de profonde tension.

Le message que nous délivrons est donc clair : permettre au secteur hospitalier de remplir ses missions, c’est répondre pleinement aux attentes exprimées dans le cadre du Débat national.