En poursuivant sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies.
Ces cookies nous sont nécessaires au bon fonctionnement des fonctionnalités du site.
Gérer mes cookies.

share share
print

MODELE edito 106 hebdo

La présentation des premiers résultats du Débat National fait apparaitre une réalité dont il ne faut pas minimiser l’importance : alors que la santé n’était pas clairement ciblée dans les thèmes officiels du débat, elle a émergé comme une préoccupation majeure des citoyens, partout sur le territoire. Comme l’a exprimé avec justesse le Premier ministre : « La thématique de la santé s’est invitée, il faut l’entendre ».

Ceci ne constitue certes pas un immense scoop : sondages après sondages, la santé, aux côtés de l’emploi et du pouvoir d’achat, est au cœur des espoirs les plus grands - les progrès thérapeutiques - comme des angoisses les plus vives - l’accès aux soins. Cela place à un niveau élevé les exigences collectives sur un tel sujet, pour le politique bien sûr, mais aussi pour les acteurs de la santé eux-mêmes.

Premier constat, les participants identifient un seul poste pour lequel ils estiment que les moyens, financiers et humains, doivent être au rendez-vous : la santé. Ils plébiscitent un système de santé accessible à tous, grâce une offre de soins tant hospitalière que de ville à la hauteur des enjeux. La demande de « services au public » de santé est impérieuse, la question du statut des acteurs semble le cadet des soucis des contributeurs, et l’attente de propositions innovantes - centres de santé de proximité par exemple - est grande. Tout ceci témoigne d’une grande lucidité et mérite d’être pris en compte.

Il est également très significatif que les premiers enseignements du Débat National soient, sur de nombreux points, en résonance avec ce que les directrices et directeurs des hôpitaux et cliniques privés ont exprimé. Deux exemples : les mots « manque de considération » reviennent souvent dans les réponses des Français. Dans notre consultation également, cette aspiration à davantage de reconnaissance et de respect était prégnante. Autre illustration, les citoyens aspirent, face aux millefeuille administratif, au développement « d’une culture de la simplicité ».

Nous ne saurions mieux dire, tant se soustraire aux complexités inutiles pour se centrer sur le soin du au patient, et être reconnus dans les missions que nous accomplissons à son service, est fondamental. La déclinaison concrète du message délivré par les citoyens ne sera pas une mince affaire, mais il n’y a d’autre voie que la réussite.