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Edito du 27 février 2019

Un proverbe russe dit qu’un grand merci ne se met pas dans sa poche… J’y souscris ! L’annonce par Agnès Buzyn d’une augmentation de 0.5% des tarifs hospitaliers, après huit années de baisse, constitue une reconnaissance et un encouragement qui méritent d’être salués comme tels. 

Dans un environnement économique très contraint, un tel arbitrage ne se fait pas à la légère. Le Gouvernement a pris la mesure, à la fois des difficultés des établissements de santé, de l’importance des missions qu’ils accomplissent au service de la santé des citoyens partout en France, mais aussi de leur volonté collective d’être pleinement au rendez-vous de la transformation du système de santé. 

Un leitmotiv revient fréquemment en ce temps de débat national, celui d’une absence d’écoute du politique sur les grands sujets qui font le quotidien des gens. Cette séquence tarifaire témoigne a contrario de la réussite d’un dialogue constructif et régulier et avec les pouvoirs publics. Sans doute aussi parce que, sur un sujet majeur comme la santé, nous nous devons d’être tous engagés et responsables. 

Cet esprit de responsabilité se manifeste d’ailleurs dans l’unité dont font preuve les fédérations, publique et privées, pour porter les messages du monde hospitalier. Les patients font fi des statuts juridiques : ils veulent juste être bien soignés. Quant aux politiques, ils sont soucieux d’une vision de l’intérêt général qui dépasse les corporatismes. Sur ces bases saines, nous pouvons véritablement améliorer ensemble la santé. 

Certes, tout n’est pas résolu. Cette évolution positive des tarifs doit s’inscrire dans une démarche générale de valorisation des établissements de santé à laquelle nous serons attentifs, que ce soit dans le projet de loi, les futures ordonnances ou le PLFSS 2020. Mais aujourd’hui, nous apprécions à sa juste mesure le signal positif ainsi délivré.