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Pragmatisme et considération

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Edito du 19 juin 2019

Les arbitrages ont été rendus en haut lieu, et la santé est bien exclue des secteurs soumis au bonus-malus de la cotisation assurance chômage, dans le dossier dit des « contrats courts ».

Depuis des mois, nous faisions valoir auprès des décideurs les spécificités d’une profession dont la vocation est, avant tout, de prendre soin de l’humain.

La continuité des soins et de l’accompagnement est en effet l’un des éléments clés de la qualité et de la sécurité des services prodigués aux patients. Continuité et permanence, qui nécessitent le remplacement de toute absence, sont constitutives de notre mission de service public.

Notre message a été compris et entendu, et il y a lieu de saluer cette juste reconnaissance d’un secteur vertueux, celui de la santé, où le CDI est la norme et le CDD l’exception (88% du total des contrats de travail y sont conclus en CDI) et de la singularité de nos missions.

Il convient d’apprécier aussi l’écoute dont ont été gratifiés les acteurs de santé et médicosociaux réunis au sein de l’OPCO Santé : à l’évidence, c’est ensemble que nous parvenons à défendre nos particularismes et nos valeurs.

La ministre de la santé l’a bien dit : dans un contexte caractérisé par des métiers en tension, le véritable enjeu est de créer les conditions de l’attractivité de nos professions. 

Cette sage décision rejoint donc deux convictions plus générales que nous portons depuis longtemps.

Première conviction, on n’agit jamais aussi bien que lorsqu’on privilégie une approche pragmatique, qui prend en compte les contraintes et les atouts du terrain. Trop souvent, le déni de réalité prévaut, et les acteurs sont mis devant le fait accompli de dispositifs en décalage avec leurs besoins, voire inapplicables. 

Deuxième conviction, la confiance et la considération sont les meilleurs vecteurs de progrès collectif, dans tous les domaines. Les défis en santé ne sauraient trouver de résolution dans des mesures coercitives et punitives à l’égard des acteurs, le plus souvent contre-productives.

Souhaitons donc que l’issue favorable de ce dossier pour notre profession soit de bon augure pour qu’à l’avenir, pragmatisme et considération continuent de prévaloir dans l’ensemble des arbitrages.