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Valeur-refuge

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Edito 106 LG option 2

Edito du 17 juillet 2019

 C’était l’ultime vote au Sénat : hier, au terme d’un marathon législatif de près de cinq mois, le Parlement a définitivement adopté la loi d’organisation et de transformation du système de santé. Fait rare dans la mécanique parlementaire, députés et sénateurs sont parvenus à trouver des éléments de compromis - tout particulièrement sur l’accès aux soins médicaux - qui ont permis d’aboutir à cette fameuse « Commission mixte paritaire » conclusive.

« Notre système de santé a besoin de cette réforme en urgence », a plaidé la semaine dernière Agnès Buzyn dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. C’est sans doute ce sentiment d’urgence, dominant les débats, qui a imposé aux élus de s’accorder sur un sujet prioritaire pour les citoyens et de délivrer ainsi un message politique : la santé est un des piliers du pacte républicain.

Récemment, la Fondation pour l’Innovation Politique a sorti une étude planétaire appelée « démocraties sous tension ». 42 pays, 36 000 interviewés en 33 langues, et un résultat record : 81% des personnes expriment leur confiance dans les acteurs de santé. Une situation privilégiée, puisque nulle autre institution n’obtient un tel niveau de crédit…

Alors qu’un peu partout nos sociétés vacillent sur leurs bases, la santé constitue donc une valeur-refuge à défendre et protéger. Elle s’est imposée en France dans le Débat National, et sera certainement l’un des sujets majeurs d’interpellation des futurs candidats aux élections municipales en mai 2020, alors même qu’elle ne relève pas des compétences communales au sens strict.

Pour celles et ceux qui sont en charge de la santé, dont les 1000 hôpitaux et cliniques privés, ce portage puissant du sujet santé est à la fois une opportunité et une responsabilité. Une responsabilité, pour être à la hauteur des attentes des citoyens et des patients. Et une opportunité pour faire valoir nos propositions pour l’avenir, car la loi de santé n’est que le premier pas d’une stratégie plus large déclinée dans les ordonnances à venir et le PLFSS 2019.

Au Sénat hier, Agnès Buzyn a conclu sur son engagement à « mettre une énergie folle à déployer la loi de santé sur le territoire ». Sur le financement des établissements, la réforme des autorisations ou encore l’indispensable pluriannualité de l’Ondam, la ministre pourra compter sur l’hospitalisation privée pour mettre la même énergie à faire valoir ses convictions !