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MODELE edito 106 hebdo

" Des moyens considérables pour redonner de l’oxygène à la communauté des soignants" : c’est en ces termes que le Premier ministre Edouard Philippe a présenté ce matin, avec la ministre de la santé Agnès Buzyn, le plan gouvernemental pour tenter de remédier à la crise de l’hôpital.

Nous avions, depuis de nombreux mois, alerté la puissance publique sur les signaux, de moins en moins faibles, de détresse provenant du monde hospitalier. L’annonce d’un Ondam hospitalier à 2,1%, totalement déconnecté des besoins réels des établissements et des patients, avait frappé de stupeur les acteurs de santé comme la représentation nationale.

La séquence de ce jour témoigne d’un véritable effort pour endiguer le mal, à travers une revalorisation de l’Ondam, l’engagement d’un dégel intégral des crédits mis en réserve, auxquels il faut ajouter l’adoption récente - et marquante - du principe de pluriannualité des ressources : autant de mesures positives et nécessaires, en faveur desquelles nous n’avons eu de cesse de plaider.

Mais la situation est telle que toutes les inquiétudes ne sont pas dissipées, loin de là. L’annonce d’une évolution des tarifs des établissements inférieure à l’inflation vient doucher notre enthousiasme. Sur ce point, la copie est à revoir, afin de créer les conditions de la confiance et du dynamisme pour les hôpitaux et cliniques ainsi que pour les professionnels.

La confiance passe aussi par la garantie que, dans cette démarche, personne ne sera laissé de côté. Des thèmes majeurs comme le renforcement de l’attractivité des carrières ou la relance de l’investissement concernent tous les acteurs, publics comme privés. Gardons-nous donc de fragiliser la politique menée jusqu’à présent, faisant primer la mission sur le statut : soutenons tous les acteurs !