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MODELE edito 106 hebdo

Cela peut paraitre difficile à croire dans le climat ambiant, mais il subsiste encore dans l’opinion publique quelques îlots de confiance. La troisième édition du Baromètre FHP-Viavoice, en partenariat avec France Info qui vient de sortir, place en effet en tête des acteurs crédités par les Français d’un fort capital de confiance : les professionnels de santé (à 91%), les hôpitaux et cliniques privés (à 83%) et les hôpitaux publics (à 82%). Juste après viennent la gendarmerie et l’armée. Par diplomatie, nous jetterons un voile pudique sur la queue du peloton…

Dans des temps jugés anxiogènes, le besoin de se sentir protégé, par des institutions considérées comme garantes d’une certaine cohésion du collectif, d’un certain sens de l’intérêt général, constitue donc un ressort important de la confiance. Et logiquement, les citoyens veulent protéger celles et ceux qui les protègent !

Ils éprouvent notamment, et plusieurs études d’opinion l’ont illustré cette année au moment de la crise des urgences, beaucoup de lucidité et d’empathie vis-à-vis des difficultés rencontrées par les professionnels de santé dans l’accomplissement de leurs missions.

Pour remédier à la fragilisation du système de santé, qu’ils pressentent et redoutent à la fois, les Français estiment en priorité - 88% - que les pouvoirs publics doivent davantage soutenir les établissements de santé, les professionnels, quel que soit leur statut. C’est une demande unanime, qui se retrouve exprimée de manière aussi impérieuse dans tous les groupes sociaux interrogés.

Et tel est sans doute l’autre enseignement majeur de l’Observatoire sociétal FHP-Viavoice de cette année : la cartographie de l’opinion française en groupes sociaux traduit le plus souvent des opinions clivées, voire des fractures profondes sur de nombreux sujets. Or la santé et ses acteurs apparaissent comme un socle de confiance fédérateur pour l’avenir, même chez les personnes les plus pessimistes ou désenchantées.

Dans une France divisée, en proie à un malaise social profond, la santé apparait plus que jamais comme une puissante valeur fédératrice, qu’il convient de défendre et soutenir. C’est une grande et belle responsabilité, et nous devons collectivement nous donner les moyens d’y répondre.