En poursuivant sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies.
Ces cookies nous sont nécessaires au bon fonctionnement des fonctionnalités du site.
Gérer mes cookies.

Ethique et équité

share share
print

MODELE edito 106 hebdo 22 janvier 2020
Un simple coup d’œil sur certains réseaux sociaux pourrait nous amener à désespérer de la qualité du débat public dans notre pays. Gardons-nous de généralités, les sujets bioéthiques en témoignent !

Les Etats généraux de la bioéthique avait permis une large expression des citoyens, dans le respect des valeurs républicaines. Aujourd’hui, les parlementaires s’emparent du projet de loi bioéthique dans un climat apaisé, même si des divergences sont inévitables - et même souhaitables - sur des sujets aussi majeurs et sensibles. Les observateurs des débats à l’Assemblée Nationale avaient salué leur qualité, et les sénateurs de tous bords se disent guidés par la même volonté. Quoi qu’on en pense sur le fond, le fait que certaines postures caricaturales n’aient plus cours constitue un vrai progrès démocratique, dont il y a lieu de se réjouir.

Dans notre profession, nous suivons évidemment avec attention le cheminement parlementaire du texte. Les établissements de santé privés sont très engagés dans les processus de Procréation Médicalement Assistée, avec des standards de qualité élevés contrôlés par les Agences régionales de santé, et selon des conditions strictement identiques à celles de leurs homologues du public.

Aujourd’hui, 60% des PMA réalisées en France le sont dans des centres privés qui maillent l’ensemble du territoire. Et des centres privés pratiquent déjà aujourd’hui l’activité de conservation des gamètes, dans des conditions tant médicales qu’éthiques irréprochables. Après les députés, ce sont donc les sénateurs qui en commission ont logiquement souhaité affirmer l’extension de cette activité de conservation de gamètes à l’ensemble du secteur privé. Mais rien n’est encore acquis…

Alors que le projet de loi arrive en séance publique au Sénat, je tiens à l’affirmer : personne ne peut douter que sur de tels sujets, l’exigence éthique soit aussi draconienne dans le privé que dans le public.

Par ailleurs, ce texte est porteur d’avancées sociétales, voulues et assumées par ses acteurs. Chacun, indépendamment des considérations statutaires, doit donc s’efforcer de répondre aux attentes légitimes qui s’expriment. Il s’agit de permettre ainsi une véritable accessibilité aux soins et aux nouvelles prises en charge permises par le projet de loi. Sans oublier cet autre enjeu d’importance qu’est la valorisation de l’excellence des centres français !

Sur ce sujet où les enjeux éthiques et d’équité se croisent, mon souhait est simple : la reconnaissance des missions de l’ensemble du secteur privé et de notre contribution aux évolutions de la société.