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Projets de vie

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MODELE edito 106 hebdo 5 fevrier 2020
Sondage après sondage, la cote d’amour des professionnels de santé ne se dément pas : selon une étude Opinion Way présentée hier à l’Académie nationale de médecine, 95% des Français ont une bonne image des personnels soignants et 92% une bonne image des médecins. Tous sont crédités des qualités de sérieux, de compétence ainsi que de passion pour leur métier.

Hier, c’était la Journée mondiale de la lutte contre le cancer. Ces scores de confiance, aussi remarquables que mérités, tombent à point nommé pour saluer tous les acteurs de cette lutte. Si 80% des Français, dans cette même étude, considèrent disposer « d’un des meilleurs systèmes de santé du monde », c’est aussi, sans doute, une manière de saluer les immenses avancées dans la recherche et la prise en charge de maladies telles que le cancer.

Aujourd’hui, des patients vivent au quotidien avec le cancer, et cette chronicisation de la maladie nous invite à repenser les enjeux de l’accompagnement, du parcours, du « vivre avec ». La qualité de la prise en charge initiale, dans toutes ses composantes, est déterminante pour bâtir la relation thérapeutique et de confiance indispensables au suivi au long cours de la personne.

Sur cet enjeu également, il est intéressant de détecter les « signaux faibles » dans ce qu’expriment les Français : leur attachement à la prise en compte du bien-être des patients, de la qualité de vie avec la maladie, est fort. Il s’accompagne d’un souhait, mâtiné d’inquiétude : qu’une médecine forcément vouée à devenir « plus technologique » (93% sont en accord avec cette idée) sache également sanctuariser sa dimension humaniste et sa capacité à l’empathie.

La recherche se développe beaucoup autour des différentes voies pour aider les patients à mieux vivre avec la maladie. Notre secteur de l’hospitalisation privée s’est beaucoup investi ces dernières années sur le sujet, en prenant en compte le patient dans l’ensemble des composantes de sa prise en charge et de son itinéraire de vie.

Pour 77% des Français, le rôle d’un médecin est bien sûr de guérir, mais aussi d’être à l’écoute des souffrances de la société. La chronicisation d’un certain nombre de pathologies, dont le cancer, nous appelle à revisiter notre conception collective de la maladie au sein de cette même société. Pour les acteurs de santé que nous sommes, c’est une dimension essentielle de notre engagement, celle de l’accompagnement des patients tout au long de leur projet de soin et de vie.