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Elections municipales : l’enjeu de la santé

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MODELE edito 106 hebdo 11 mars 2020
Plus que quelques jours, et nous serons toutes et tous appelés à nous rendre aux urnes pour élire notre futur maire. Alors que l’évolution de la gouvernance politique de la santé est aujourd’hui au cœur des débats, la Fédération de l’Hospitalisation Privée a souhaité consulter ses adhérentes et ses adhérents sur leurs liens avec leurs maires, et leurs attentes pour l’avenir. Les enseignements qui ressortent de cette consultation sont particulièrement dignes d’intérêt.

Le premier enseignement, c’est l’importance que revêt pour les acteurs de santé un lien de qualité avec les élus de leurs territoires. 86% des responsables d’hôpitaux et cliniques privés ont rencontré leur maire lors de la dernière mandature, et 85% se disent satisfaits de la relation ainsi établie. Deux bémols : le souhait d’une meilleure connaissance par les maires de l’offre de soins privés, et d’un soutien accru sur certains projets. Alors que les enjeux d’accès aux soins de proximité sont au cœur des préoccupations des Français, il est essentiel de s’inscrire, avec les maires notamment, dans une co-construction pour trouver ensemble les réponses adaptées. Les maires sont souvent des facilitateurs, pragmatiques et engagés, de coopération.

Le deuxième enseignement, c’est l’affirmation de la légitimité du maire à avoir son mot à dire sur les sujets de santé… 90% des directrices et directeurs des établissements de santé privés estiment que la santé doit figurer dans les priorités du maire, et 66% vont même plus loin en souhaitant que les maires disposent de davantage de pouvoirs en la matière ! J’ai eu la chance, au congrès de l’Association des Maires de France, d’échanger avec des maires de la France entière sur leurs préoccupations en matière de santé : ils se sentent tiraillés entre les demandes impérieuses de leurs concitoyens, et une latitude d’action qu’ils estiment trop faible. Et bien sûr, la gestion du Covid-19 mobilise aujourd’hui les énergies de tous, les élus comme les acteurs de santé que nous sommes, unis dans la nécessité d’une réponse cohérente et coordonnée.

Enfin, le troisième enseignement, c’est le rôle fondamental des établissements de santé privés, pour faire vivre la santé sur les territoires et être vraiment « acteurs de la cité ». Au sein de 67% des établissements répondants, des initiatives participent pleinement de l’animation de la vie municipale : actions de prévention et de dépistage, relations avec les établissements scolaires et les associations, forums de l’emploi… Au-delà, 95% des directrices et directeurs souhaitent pour l’avenir entretenir des relations encore plus partenariales avec leurs édiles locaux, sur des sujets tels que l’accès à des consultations médicales sur leur commune.

Ces résultats traduisent, de la part des hôpitaux et cliniques privés, ancrés sur les territoires, créateurs d’emploi, une dynamique encourageante pour l’avenir. Ils révèlent une confiance bienvenue dans les élus et un attachement aux valeurs de civisme. Ils montrent enfin en filigrane, en ces temps d’épidémie de Coronavirus qui fragilisent le corps social, une hospitalisation privée engagée, et prête à assumer pleinement le rôle d’accueil et de soins qui lui est confié.