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Guerre contre le Covid-19 : l’hospitalisation privée sur le front

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MODELE edito 106 hebdo 18 mars 2020
Le Président de la République nous a appelés à nous hisser, individuellement et collectivement, à la hauteur de ce moment d’une exceptionnelle gravité que notre pays connait. Les 1000 hôpitaux et cliniques privés sont pleinement mobilisés, aux côtés des établissements publics et associatifs et de la médecine de ville, dans une lutte contre la pandémie où chaque jour compte.

Nous avons procédé à la déprogrammation de 100 000 interventions non urgentes. Nous avons mobilisé, sur l’ensemble du territoire, 4000 lits de réanimation et de soins intensifs. Nous sommes guidés par le devoir de libérer toutes les places disponibles afin d’accueillir les patients atteints de Covid-19, et de leur prodiguer les meilleurs soins, tant techniques qu’humains.

Le Président de la République a employé une rhétorique martiale qui est réellement à la hauteur de la réalité de ce que nous vivons sur le terrain, notamment dans les régions les plus touchées, où d’ores et déjà nos équipes soignantes sont mises à rude épreuve. Dans cette guerre sanitaire, les soldats du soin font preuve d’un dévouement exemplaire. Il faut les soutenir. Nous avons prévu des cellules psychologiques de soutien aux soignants quand ils seront en continu dans l’action.

Il faut aussi les protéger ! Cet impératif de protection est majeur, et j’ai cette semaine, aux côtés d’autres acteurs, joué mon rôle de lanceur d’alerte. Sans polémique, avec responsabilité, et avec un message clair : on ne part pas sur le front sans rien. L’urgence, aujourd’hui, est donc d’assurer la sécurité de nos professionnels par un approvisionnement des matériels de protection individuelle (masques, gants, blouses…) à la hauteur de l’enjeu. C’est fondamental pour garantir l’engagement sans faille de tous.

Les événements les plus tragiques peuvent réveiller ce qu’il y a de meilleur en l’être humain : la responsabilité, l’empathie, le courage, le dévouement sans bornes à autrui. Dans quelques semaines, quelques mois, nous serons tous amenés à tirer des leçons de ce que nous vivons. Faisons tous en sorte de pouvoir ensemble, dire demain : « Nous étions là, nous avons agi, et nous y sommes parvenus ».

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