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Public, privé, contre le Covid : "ensemble, c'est mieux..."

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Edito 106 LG 01042020
Dans les pires moments, peut se révéler le meilleur de l’humain. Il y a eu dans un passé récent des résistances, des rétentions, des réticences : mais la gravité de la situation a balayé tout cela, et la coopération entre le public et le privé pour combattre le virus est à présent une réalité pleine et entière. Des solidarités, intra ou inter régionales, des partages de ressources humaines ou matérielles, se mettent efficacement en place.

Ce qui se passe notamment en Ile-de-France, dans le Grand Est ou encore dans les Hauts-de-France, où chacun déploie des efforts de mobilisation inouïs et repousse ses murs pour augmenter les capacités d’accueil en réanimation, voire pour créer des services de réanimation ex nihilo, en témoigne. Certes, l’angoisse collective face à la pandémie est intense : mais tant de réactivité et d’engagement, dans des conditions souvent dantesques, force l’admiration et mérite tous les éloges.

Cette organisation exemplaire doit impérativement se reproduire partout ailleurs. Si dans d’autres régions, nous avons déprogrammé les interventions non urgentes, si les professionnels se forment par anticipation sur les bonnes pratiques pour soigner au mieux les patients Covid+, c’est pour la meilleure et la plus impérieuse des raisons : être prêts, tous ensemble, quand cela s’avèrera nécessaire. Bien sûr, et il est important de rassurer les Français sur ce point, nous continuons aussi à assurer les autres urgences de santé, au sein de filières distinctes et sécurisées.

Disons-le clairement : le décalage entre les annonces et la réalité du terrain sur les approvisionnements - de masques, de protections diverses pour les soignants, de médicaments… - produit un effet puissamment délétère. Des messages, et surtout des actes forts de rassurance doivent être délivrés de toute urgence, alliés à l’indispensable dépistage massif des professionnels au sein des établissements de santé.

Ces femmes et ces hommes sont parfois confrontés à l’indicible : les protéger est une exigence absolue. Les cliniques psychiatriques y contribuent d’ailleurs par leur action d’accompagnement psychologique.

Enfin, il y a tout ce qu’on ne voit pas, tout ce qu’un éditorial ne pourra jamais restituer, ces gestes de sollicitude, cette créativité malgré la pénurie et la tension, ces solidarités d’équipe dans l’adversité, ces soignants qui appellent longuement les familles pour leur donner des nouvelles de leurs proches, cette préservation des valeurs éthiques… En somme tout ce qui fait dire que même dans le pire, pour paraphraser le titre d’un livre populaire, « ensemble, c’est mieux ».