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Une occasion unique

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20200527 Edito 106 LG
Il y a des rendez-vous qu’on n’a pas le droit de manquer, car ils constituent au moins la promesse, à défaut de la certitude, d’un changement dans nos vies. Ainsi en est-il de ce Ségur de la santé qui constitue, au-delà de son appellation peu intelligible pour les citoyens, une occasion unique de bâtir les fondations d’un système de santé profondément rénové.

Certes, il y a un peu d’amertume à penser qu’il aura fallu une crise sanitaire aussi éprouvante pour, enfin, appuyer sur le bouton « avance rapide » de réformes réclamées par les acteurs de santé depuis longtemps. Mais à présent que la volonté politique est posée, nous avons collectivement le devoir de réussir à construire, selon les mots du Premier ministre, « des Accords de la santé robustes », fondés sur des propositions opérationnelles.

L’hospitalisation privée en est pleinement partie prenante, en tant que membre du « Comité Ségur » national, et s’engage dans la concertation avec un état d’esprit constructif et déterminé. Le Premier ministre comme le ministre de la santé ont été clairs : il ne s’agit pas d’un énième plan fléché sur le seul hôpital public, mais d’une démarche associant public, privé, libéraux, sanitaire et médicosocial.

Les Français ont été très sensibles aux coopérations développées pour combattre le virus : notre étude d’opinion « Viavoice » montre qu’ils sont 77% à souhaiter que celles-ci s’inscrivent de manière pérenne dans le paysage de la santé, plaidant ainsi pour une dynamique résolument inclusive de ce Ségur !

Cette même étude fait aussi apparaitre la reconnaissance des Français envers la mobilisation des établissements de tous statuts pendant la crise, et leur attachement à une revalorisation exemplaire des professionnels de santé. L’opinion publique ne s’accommodera à l’évidence pas de demi-mesures en la matière, et l’exécutif en a bien conscience…

Sur ces enjeux de revalorisation salariale également, l’équité doit prévaloir entre le public et le privé. Au regard de ce qui se passe pour la « prime soignants », dont les professionnels du secteur privé n’ont toujours pas été gratifiés, notre vigilance sera particulièrement soutenue.

Au-delà des enjeux de santé, notre pays est aujourd’hui particulièrement éprouvé sur le plan social et économique, et sans doute ne prenons-nous pas encore toute la mesure des dommages. Ces Accords de la santé ne peuvent donc pas être déconnectés du contexte plus général dans lequel ils se déroulent. Aussi la FHP mettra-t-elle particulièrement l’accent, dans sa contribution, sur les enjeux d’emploi, de formation, de carrières, d’élargissement des missions et des passerelles pour les professionnels de santé.

10% des emplois en établissements de santé sont vacants : impulser un « choc d’attractivité » pour les métiers du soin est une nécessité. La santé est une source de développement à haute valeur ajoutée pour notre pays, plus importante que jamais dans le contexte actuel.