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Citoyens et acteurs de santé : des attentes partagées

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20200603 Edito 106 LG 3 juin
Nous vivons ensemble une période particulière et exigeante, où chaque acte posé requiert réflexion, discernement, clairvoyance. Dans notre quotidien, le virus marque le pas et la stratégie de déconfinement est plutôt habilement orchestrée. Pour autant, il ne faut pas se laisser griser par ces pans de liberté reconquises, et maintenir un strict respect des gestes qui nous protègent mutuellement.

Ce subtil équilibre, il est aussi aujourd’hui à l’œuvre dans nos hôpitaux et cliniques privés, qui se sont tant investis contre le virus, et qui aujourd’hui reprennent les soins en maintenant une vigilance de tous les instants à l’égard du Covid, pour accueillir les patients dans les meilleures conditions.

Mais l’enjeu de cette période post-crise aigüe est plus fondamental encore : saurons-nous vraiment, au-delà des applaudissements et des primes, faire émerger un système de santé à la fois plus performant pour les Français et plus attractif pour les professionnels ? Tant de « rapports » et de « plans » successifs, davantage bâtis dans la réaction que dans la construction, ont échoué faute de réelle vision.

Le Ségur de la Santé constituera-t-il enfin ce grand rendez-vous tant attendu, ce temps politique dont on se souviendra dans l’histoire de la santé comme ayant bousculé les représentations, changé les paradigmes ? Dire que je le souhaite est un euphémisme. En réalité, nous avons le devoir de réussir.

La santé, constituait déjà la préoccupation première des citoyens « avant ». Aujourd’hui, avec une réalité pandémique qui a fait irruption de plein fouet dans nos vies, installant une menace pérenne au-dessus de nos têtes, elle est devenue emblématique de ce qui nous protège et de ce qui nous sauve. Au-delà, les dommages économiques et sociaux que va connaître notre pays dans les prochains mois, renforcent cette nécessité de soins qui « réparent » le corps social.

En face de cette exigence, l’heure n’est donc pas à une énième grand-messe accouchant de demi-mesures. Disons-le, les attentes des citoyens et du monde de la santé sont les mêmes : des acteurs, publics et privés, qui travaillent ensemble en bonne intelligence sur les territoires au service des patients ; des établissements et des professionnels dotés enfin des moyens de remplir leurs missions, pleinement considérés et valorisés ; des approches moins technocratiques, moins complexes, guidées avant tout par la réponse aux besoins de santé et d’accès aux soins.

C’est à ces attentes communes, à cet élan, à cette ambition partagée entre la Nation et toutes celles et ceux qui soignent, que les Accords de la santé de juillet devront apporter une réponse sans précédent.