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Une Fête Nationale sous le signe de la santé

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MODELE edito 106 hebdo 15 juillet 2020
Nous n’oublierons pas de sitôt cette Fête Nationale singulière, où le Covid est venu percuter nos rituels républicains comme nos rendez-vous festifs. Mais nous n’oublierons pas non plus que la santé, et les soignants, ont été au cœur de l’hommage de la Nation.

« Un moment historique pour le système de santé » : c’est en ces termes que Jean Castex a qualifié les accords du Ségur de la Santé. Et sans doute, même si de nombreux sujets demeurent encore à l’agenda, l’ampleur de l’engagement de l’Etat - plus de 8 milliards - mérite-t-il ce qualificatif.

Mais au-delà des moyens, je retiens aussi la reconnaissance distribuée au public comme au privé. Une reconnaissance dont la légitimité n’a jamais été questionnée au plus haut niveau de l’Etat lors des concertations Ségur : c’est assez rare pour être souligné, et apprécié comme il se doit.

Le Premier ministre a même eu lundi des mots d’une grande puissance symbolique en évoquant « ces femmes et ces hommes très attachés au service public de sante », « qui s’étend au privé », et qui fait « la force, l’attractivité et la grandeur de notre pays ». Il y a, résumée dans cette phrase, toute la philosophie de notre action de ces derniers mois, cette mise en partage des missions au service des patients, exigeante mais tellement nécessaire.

Olivier Veran a promis d’autres mesures dans les jours à venir, sur l’organisation des soins, sur la réponse aux besoins de santé, sur la démocratie sanitaire. Nous y serons attentifs. Au delà de l’enjeu des rémunérations, de multiples voies sont à explorer pour redonner sens et attractivité aux métiers du soin. Le Président de la République a évoqué lors de son interview du 14 Juillet le développement de la formation professionnelle comme étant au centre des préoccupations gouvernementales. Cette impulsion doit trouver sa pleine traduction dans le domaine de la santé.

Les accords du Ségur ne sont pas une conclusion. Ils constituent la déclinaison concrète des premières leçons tirées de la crise sanitaire : l’indispensable revalorisation des professionnels, et la reconnaissance explicite du rôle joué par chacun des secteurs. C’est une première étape dans la refondation plus générale de notre système de santé, avec, en surplomb, une menace pandémique persistante. La santé n’a pas fini d’être au cœur des enjeux de notre pays.