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Comme une évidence

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MODELE edito 106 hebdo 22 juillet 2020
A l’issue de six semaines d’échanges et de concertation, 90 parties prenantes, plus de 100 réunions, 200 contributions et 118 000 réponses à l’enquête auprès des professionnels de santé, Olivier Véran et Nicole Notat ont présenté hier les conclusions du Ségur de la Santé : 33 mesures en tout, pour « poursuivre la modernisation du système de santé » et « être à la hauteur des soignants comme des patients ».

Dès les débuts, l’hospitalisation privée a pris part activement et sans réserve à cette démarche. Après l’épreuve du Covid, s’inscrire dans une dynamique contributive et constructive revêtait un caractère impérieux : nous n’avions pas le droit de laisser perdre tous les enseignements accumulés dans le combat contre le virus. Bâtir pour l’avenir serait le meilleur hommage à rendre aux professionnels et aux établissements de santé.

La semaine dernière, des décisions fortes ont été prises pour revaloriser les métiers du soin, à la mesure de l’engagement de celles et ceux qui les exercent. Elle ont privilégié l’équité entre le secteur public et le secteur privé. Cela prouve que les mentalités évoluent : l’équité est en passe de devenir une évidence, davantage encore à la lumière des coopérations exemplaires qui se sont forgées pendant la crise sanitaire. J’y vois une avancée majeure, un de ces « effets cliquet » qui change une société et lui permet de progresser. La santé des Français y gagnera beaucoup.

Sur les 28 mesures du Ségur qui concernent l’ensemble des acteurs de santé, une vingtaine s’inscrivent clairement dans l’esprit de ce que l’hospitalisation privée a porté et proposé. Du renforcement de la démocratie territoriale à un Ondam pluriannuel et médicalisé, du confortement des ARS à l’effort massif d’investissement, notamment sur le numérique, de l’augmentation du nombre de professionnels paramédicaux formés à la simplification d’un certain nombre de procédures, les impulsions du Ségur vont assurément dans le bon sens.

Sur certains sujets, nous aspirerons à davantage de volontarisme : je pense par exemple à la formation et à l’emploi, car la relance de notre pays passe aussi par la santé. Le comité de suivi du Ségur nous permettra de l’exprimer, tout comme le futur Ségur de la santé publique ouvrira de nouveaux chantiers, aussi importants que celui de la réduction des inégalités sociales de santé.

Pour l’heure, je retiens la référence du ministre de la santé hier aux « coopérations réussies » pendant la crise. Une mission sera confiée à des acteurs des trois secteurs - public, privé associatif, privé - pour parvenir à travailler toujours mieux au service des patients. Là encore, cette mission illustre le chemin parcouru, la reconnaissance qu’on est meilleurs ensemble, comme une évidence.