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Des souhaits et des espoirs, malgré tout…

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MODELE edito 106 hebdo 2 septembre 2020
Elles semblent loin, cette année, les bonnes résolutions de rentrée ! Beaucoup d’inquiétudes, d’incertitudes sur l’avenir, obèrent la volonté de se projeter dans des perspectives attractives. Chacun porte encore les cicatrices des drames du printemps et sait bien que le péril pandémique est loin d’être écarté. Cette épée de Damoclès pèse sur notre quotidien.

Pourtant, pour ce premier éditorial de septembre, je voudrais donner quelques raisons de croire en nos ressources collectives pour faire face dans les mois à venir. Au plus fort de la crise sanitaire, les acteurs de santé ont appris, ont innové, ont progressé dans leur capacité à travailler ensemble pour soigner les Français. La puissance publique est parvenue à sortir de sa zone de confort pour accélérer les prises de décision dans l’urgence. Ce que nous avons engrangé comme expertise doit désormais irriguer toutes nos pratiques. Au tout début de la crise, on pouvait admettre certains démarrages laborieux en matière de coopération entre le public et le privé. A présent, il ne serait plus tolérable qu’il faille attendre que l’épidémie parvienne à un stade critique pour faire appel à tous. Nous nous devons œuvrer ensemble à combattre le virus, et ainsi adresser un message positif de rassurance aux Français.

Au-delà du combat contre le virus, je veux aussi croire que ces temps exceptionnels vont changer nos représentations et impulser de nouveaux paradigmes. Ce n’est pas une figure de style : nous savons tous comme la tentation de se replier sur ses bases familières peut être forte. Ce serait le pire des choix. La crise a révélé des aspirations à œuvrer autour de projets, à trouver du sens à l’action, à réinvestir dans les compétences humaines, à faire émerger des idées sur le terrain. Un retour à une caporalisation du monde de la santé, à des injonctions descendantes dénuées de souffle, à des visions court-termistes agrémentées de saupoudrages budgétaires pour apaiser les troupes, serait désastreux. Le Ségur de la Santé a créé un espoir, celui d’une gouvernance de la santé fondée sur des projets qui rassemblent, qui valorise et qui fédère les acteurs, celui d’une démocratie territoriale épanouie qui prenne en compte les besoins des citoyens de la manière la plus fine et se donne les moyens humains et financiers d’y répondre. Prenons garde de ne pas dévier de ce cap.

Enfin, j’exprimerais un dernier souhait, celui que le plan de relance annoncé demain par le Gouvernement intègre pleinement la santé, secteur à forte valeur ajoutée qui crée des emplois et génère de la confiance et de la cohésion sociale partout où elle s’implante. L’esprit de ce plan de relance - une vraie ambition à décliner rapidement, des investissements stratégiques, des mesures de simplification et un ancrage dans les territoires - prédispose résolument la santé à en être étroitement partie prenante, et nous allons, en cette rentrée, y œuvrer !