En poursuivant sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies.
Ces cookies nous sont nécessaires au bon fonctionnement des fonctionnalités du site.
Gérer mes cookies.

Relance et résilience

share share
print

edito LG 106 09092020
J’en exprimais la semaine dernière le souhait, c’est à présent une réalité : le Plan de relance présenté par le Premier ministre reconnait la santé comme un secteur stratégique, porteur de valeur, facteur de cohésion, créateur d’emploi, essentiel pour bâtir la France de demain. Il s’inscrit ainsi en rupture avec une vision qui a longtemps prévalu par le passé, celle d’une santé essentiellement vue comme un poste de coûts.

Sans doute la crise sanitaire a-t-elle fait progresser les représentations, en érigeant la santé et le soin comme des composantes irremplaçables, insubstituables, de notre vie collective. Investir, à tous les sens du terme, dans la santé, en revaloriser ses acteurs, sont, pour reprendre les mots de la philosophe Cynthia Fleury, « la condition de notre résilience ».

Investir, d’abord, dans les femmes et les hommes qui soignent. Le Plan de relance dédie notamment un effort financier important au renforcement de la formation professionnelle, en prévoyant la création d’ici 2021 de 16 000 nouvelles places de formation d’infirmiers et d’aides-soignants. Edifier la société du soin suppose de relever un défi, celui d’amener les jeunes générations vers ces métiers exigeants et passionnants, en déconstruisant certaines représentations stéréotypées et en se donnant les moyens de renforcer leur attractivité. Bien sûr, c’est un premier pas, tant les besoins des établissements en professionnels de santé sont importants : mais aux côtés du Gouvernement, nous saurons accompagner et amplifier en continu cette ambition.

Investir, ensuite, dans toutes les technologies d’avenir et voies de modernisation pour les établissements de santé et les professionnels, au service des patients. Là aussi, les montants consacrés à l’investissement en santé sont substantiels : la pertinence des choix stratégiques à opérer constitue donc un enjeu majeur. La clé de la réussite est l’accompagnement de projets réellement structurants pour l’avenir de la santé. La lutte contre le virus nous montre d’ailleurs les bons chemins à emprunter : ceux qui favorisent l’interopérabilité, la fluidité des relations des acteurs de santé entre eux pour mieux soigner, ceux qui misent sur la capacité d’innovation des territoires, ou encore ceux qui contribuent à la reconquête d’une forme de souveraineté industrielle.

Ségur, Plan de relance, PLFSS 2021 : autant d’étapes fondamentales qui marquent cette année inédite, et dont l’esprit doit être guidé par les enseignements de ces derniers mois. Le Ségur a très justement cranté un principe, celui de l’égalité de traitement entre les acteurs de santé de tous statuts, à la lumière notamment des missions accomplies pendant la crise. Ce principe doit être sanctuarisé dans tous les actes politiques qui seront désormais posés : je pense par exemple à la baisse annoncée des impôts de production, qui nous donnera de la latitude pour recruter et investir. Dans cette dynamique de relance, chacun est concerné, chacun a un rôle éminent à jouer, et l’hospitalisation privée y prendra toute sa part.