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Nous sommes prêts

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Edito 106 hebdo 16092020
« Vivre avec le virus », tout en maintenant des mesures sanitaires strictes de protection des citoyens : telle semble être la ligne adoptée aujourd’hui par l’exécutif, une ligne de crête subtile entre maintien du pays à flot et haut niveau de vigilance quant à la progression du virus. De tels équilibres sont complexes, et le temps n’est pas à la polémique mais à la mobilisation sous la bannière de la coopération, à la réactivité, à l’adaptation aux réalités du terrain et à la responsabilisation.

La mobilisation : certes, la situation est préoccupante, mais nous sommes prêts. Au pic de la crise sanitaire, les cliniques et hôpitaux privés ont démontré à quel point on pouvait compter sur eux, et cette réalité ne se démentira pas dans les mois à venir. Dans cette période anxiogène, il est important de rassurer, d’autant que notre expérience de la première vague nous permet une appréciation plus fine de la situation. Autre facteur de confiance, la coopération entre le secteur public et le secteur privé sous l’égide des ARS relève maintenant de l’évidence, et toute régression serait inacceptable aux yeux des Français. 

La réactivité : il est essentiel d’être en capacité de réactiver rapidement des dispositifs qui avaient été mis en place au cœur de la crise. Je pense particulièrement aux autorisations de réanimation dérogatoires, accordées au printemps, et qui devront être renouvelées rapidement quand les besoins se feront sentir. Plus largement, nous souhaitons que certaines dysfonctionnements passés - je pense notamment à la gestion des équipements de protection pour les professionnels - ne puissent plus avoir cours. Concernant les tests, les soignants doivent être prioritaires, tout comme les patients pris en charge dans les établissements de santé. La fluidité dans la prise de décision doit être plus que jamais de rigueur, pour libérer les esprits autour de la seule chose qui compte : soigner.
L’adaptation aux réalités de terrain : je souscris à la volonté du Gouvernement d’être en phase avec la situation épidémiologique des territoires, avec des actions ciblées dans l’espace et dans le temps, coconstruites avec les acteurs. Une déprogrammation nationale serait préjudiciable à la santé des Français, et à l’indispensable retour aux soins. Les retards de soin peuvent avoir des conséquences graves. Les conditions de prise en charge dans les établissements de santé, les cabinets, sont parfaitement sécurisées, et il est de notre devoir de le dire.

La responsabilisation enfin : les citoyens, exemplaires pendant le confinement, doivent rester fidèles à cette conscience citoyenne, par le port du masque et le respect des gestes barrières. En agissant ainsi, ils sont nos meilleurs alliés.