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La confiance, dans tous ses états

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MODELE edito 106 hebdo 21 octobre 2020
D’une étude menée en juin dernier dans 19 pays, et qui vient d’être publiée, il ressort que les niveaux d’acceptation d’un vaccin contre le Covid-19 sont insuffisants pour « répondre aux exigences de l’immunité communautaire ». Certes, à la question « vous feriez-vous vacciner si un vaccin disponible contre le Covid démontrait son efficacité et son innocuité », 72% des personnes interrogées répondent par l’affirmative. Mais la France fait partie des trois pays sous les 60%, avec 59%, aux côtés de la Russie et de la Pologne… 

Parallèlement, une autre étude publiée dans une revue britannique montre qu’un tiers de la population de certains pays est susceptible d’adhérer à des théories complotistes sur le Covid, voire de nier l’existence même du virus. 

Ces données préoccupantes en disent long sur une problématique au cœur de la gestion de la pandémie : la crise profonde de confiance que nous connaissons en France, corrélée à la défiance envers les pouvoirs publics, les experts et les médias. Tout ceci risque d’émousser les capacités collectives à faire face, et d’abaisser l’adhésion aux mesures de protection et de restriction. 

Et pourtant, plus que jamais, il ne faut rien abdiquer de notre civisme collectif, et préparer dès à présent les conditions de l’acceptation d’une couverture vaccinale.
Car la confiance est la base de tout. Elle s’invite même dans des débats tels que celui, pourtant technique, du Projet de loi de financement de la sécurité sociale. Les acteurs de santé eux aussi ont besoin de confiance, de transparence, de partage dans l’information pour adhérer aux changements, pour se réunir autour d’une vision commune de l’avenir de notre santé. Pourquoi en irait-il autrement pour les Français ?

Trop de voix aujourd’hui opposent artificiellement la santé et la liberté et jettent le trouble dans les esprits. Je suis convaincu pour ma part que tous les actes que nous posons depuis des mois, tels que les gestes barrières, forgent une cohésion citoyenne dans l’adversité. Gardons toujours à l’esprit que le soin et la santé des autres sont indissociables de notre propre santé, et donc de notre liberté. Quand nous aurons relevé cette épreuve ensemble, nous serons heureux d’avoir résolument pris le parti de la confiance.

Ce parti-pris de la confiance et du dialogue, il guide l’hospitalisation privée. Aujourd’hui est un jour important : la Fédération de l’Hospitalisation Privée avec la CGT et FO ont signé un accord de revalorisation salariale, qui transpose aux professionnels des 1030 hôpitaux et cliniques privés les mesures du Ségur de la Santé. Ce dialogue social constructif consacre la reconnaissance de l’engagement exemplaire des professionnels du secteur privé, au service de la santé des Français. 

Assortie de l’engagement du gouvernement à financer rapidement ces mesures, cette séquence témoigne d’une confiance mutuelle entre les acteurs, peu partagée dans ces temps troublés… et d’autant plus remarquable !
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