En poursuivant sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies.
Ces cookies nous sont nécessaires au bon fonctionnement des fonctionnalités du site.
Gérer mes cookies.

Crise sanitaire, éthique du soin

share share
print

edito LG 10112020
Enfin, dans cette crise sanitaire si éprouvante, peut-on entrevoir une lueur d’espoir avec les annonces encourageantes autour d’un vaccin susceptible d’être efficace prochainement. Cela constitue évidemment une bonne nouvelle, qui implique que dès à présent, les pouvoirs publics, les acteurs de santé et les associations sachent faire passer ensemble des messages pédagogiques et lever ainsi les réticences à se faire vacciner.

En attendant ce dénouement heureux que chacun espère pour 2021, les établissements de santé doivent faire face actuellement à des situations très lourdes, et ceci partout en France. Elles imposent un maintien drastique des mesures de restriction comme de protection, aussi contraignantes soient-elles. Cet effort collectif est vital.

Alors que nous approchons probablement du pic épidémique, des peurs s’expriment, de la part de professionnels de santé comme dans la population : allons-nous pouvoir accueillir tout le monde ? Si je suis touché par le virus, ou par une autre pathologie, vais-je être bien pris en charge ? Au quotidien, les médecins font des choix fondés sur des décisions médicales, le plus souvent collégiales. Mais des choix fondés sur une pénurie de ressources sanitaires seraient évidemment profondément contre-éthiques, et insupportables pour la communauté soignante comme pour la société.

Pour éviter à tout prix cela, et n’avoir pour seul souci que le soin d’autrui, anticipation et optimisation des organisations doivent être les mots d’ordre. Des progrès ont été accomplis entre la première et la deuxième vague, au travers notamment de coopérations public-privé encore renforcées sous l’égide des ARS. Il faut aussi poursuivre l’exigence de souplesse et de simplification administrative, qui favorise la réactivité des acteurs. Enfin, au fil du temps, la connaissance de la maladie s’affine et les techniques s’améliorent. Toutes ces dynamiques conjuguées sont aujourd’hui déployées pour faire face, sous une triple bannière : coopération, simplification, réactivité.

Certes, il y a encore de réelles marges de progrès pour écarter tout risque de submersion de notre système de santé dans l’avenir : faire émerger des outils vraiment efficaces pour piloter en temps réel les crises ; briser les cloisons entre sanitaire et médicosocial, pour mieux prendre en charge nos aînés ; et bien sûr former et recruter les professionnels de santé dont nous avons tant besoin.

La grandeur de notre système de santé réside dans le respect des principes éthiques qui sous-tendent tout acte de soin, a fortiori dans des situations exceptionnelles où les professionnels de santé doivent se sentir plus que jamais, soutenus et protégés.