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Élan vaccinal

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edito 106 13 janvier 2021
C’est une enquête d’opinion riche d’enseignements que vient de publier l’institut Harris Interactive, à la suite de l’intervention du Premier ministre Jean Castex le 7 janvier dernier. Elle montre une adhésion croissante des Français à la vaccination, avec un bond de 11 points des intentions d’être vacciné en l’espace un mois. Aujourd’hui, 56 % des Français – soit plus d’un sur deux – indiquent souhaiter se faire vacciner.

Il se passe donc en ce début d’année quelque chose de tout à fait essentiel, l’amorce d’une dynamique vertueuse qui est de bon augure pour les prochaines phases vaccinales. Cela tient pour partie à ce qu’on appelle en science comportementale « le désir mimétique », un besoin de s’inscrire dans ce mouvement collectif qui s’initie partout sur la planète. L’acte vaccinal nous relie comme citoyens du monde, rompant l’isolement dont chacun souffre aujourd’hui. Mais, face à l’épuisement moral qui saisit la société, c’est surtout le désir ardent de reconquête de la vie d’avant qui motive les citoyens.

La conduite d’une campagne vaccinale aussi ample que performante impose mobilisation et réactivité de la part des acteurs de santé. En ce qui concerne l’hospitalisation privée, de nombreux établissements entreprennent actuellement d’ouvrir des centres de vaccination : pour leurs professionnels qui le souhaitent bien sûr, mais aussi pour les professionnels de santé en ville ainsi que pour l’ensemble des Français, à commencer par les plus fragiles, conformément aux recommandations des autorités sanitaires.

Début 2020, le recours au privé dans la lutte contre le virus avait connu des débuts hésitants, avant que les pouvoirs publics ne réalisent qu’ils ne pouvaient pas faire « sans nous ». Début 2021, je suis convaincu que les enseignements ont été tirés, et que la politique vaccinale ne manquera pas d’associer étroitement le public et le privé, dans le cadre d’un dialogue soutenu pour ajuster au mieux les moyens aux besoins.

Cette co-construction est d’autant plus nécessaire, qu’en tant qu’acteurs de terrain, nous pouvons enrichir la stratégie avec des propositions concrètes, favorisant simplicité et fluidité accrues. Nous pouvons répondre avec réactivité et souplesse aux attentes qui s’expriment sur les territoires. Nous pouvons aussi, et c’est important, apporter notre regard sur les arbitrages opérés et suggérer d’éventuels ajustements : aujourd’hui, il convient notamment de prendre rapidement en considération la question de la vaccination des personnes vulnérables de moins de cinquante ans.

Les semaines qui viennent vont être décisives pour la consolidation de la démarche de la France. Rien ne doit venir brider l’élan vaccinal qui s’engage, et qui engage notre avenir.