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La santé vecteur de liberté

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edito site internet 10032021
La santé n’est pas seulement la guérison des maladies. Elle est aussi, à travers l’Histoire, ce qui permet aux êtres humains d’agir et de gagner en liberté : telle est en substance, le message central du dernier opus de Nicolas Bouzou, « Homo Sanitas ». En ce sens, plutôt que de fustiger une prétendue dictature hygiéniste censée caractériser notre époque, et d’opposer artificiellement santé et liberté, il y a plutôt matière à se réjouir du prix qui y est accordé à la vie humaine.

Ce « choix philosophique », assez communément partagé partout sur la planète, motive chacune de nos actions. Il nous permet d’agir avec une détermination toujours renouvelée, malgré la lassitude, voire l’épuisement engendrés par une pandémie dont nous peinons à voir l’issue.

Aujourd’hui, c’est l’Ile-de-France notamment qui inquiète, et qui impose la mobilisation conjointe de tous les établissements de santé, publics et privés. Les hôpitaux et cliniques privés créent des lits de réanimation supplémentaires, réarment de nouvelles unités de réanimation, tout en continuant à prendre en charge les patients non-Covid en médecine, en soins de suite ou en chirurgie. Les professionnels de santé de territoires plus épargnés viennent en renfort des équipes les plus éprouvées.

Depuis un an, l’hospitalisation privée maintient donc un niveau d’engagement exceptionnel dans la crise sanitaire, mue par l’espoir, partagé avec les citoyens, de voir l’horizon s’éclaircir grâce à la vaccination. Nous avons, au fil des mois, appris de cette situation d’exception, amélioré nos pratiques médicales et fait progresser nos logiques coopératives, tout ceci dans un contexte qui a laissé davantage de marge de manœuvre aux acteurs.

Comme l’exprime Nicolas Bouzou à de nombreuses reprises dans son ouvrage, les ruptures, épidémiologiques ou technologiques, ne sont et ne seront correctement absorbées que par les organisations les plus évolutives et les plus ouvertes aux opportunités nouvelles. C’est un enseignement majeur, et si nous le faisons prospérer, toute notre peine – à tous les sens du terme – n’aura pas été en vain.

Si la santé, comme il est écrit dans « Homo Sanitas », est un vecteur de liberté et d’émancipation, ces principes doivent aussi se décliner davantage dans l’organisation et la gouvernance de notre système de santé. Voilà à l’évidence un beau sujet de débat avant la présidentielle.