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Sur tous les fronts

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edito 14 avril
Peu d’éclaircies sur le front de la situation épidémique, et toujours une mobilisation remarquable des professionnels des établissements de santé pour prendre en charge les patients touchés par le Coronavirus… mais également les autres patients, et il ne faut pas les oublier !
Oui, c’est vrai, en fonction des tensions épidémiques sur tel ou tel territoire, certaines interventions qui ne revêtent pas de caractère d’urgence sont décalées dans le temps. Mais pour toutes les autres, nous avons la responsabilité de répondre présent. Les hôpitaux et cliniques privés prennent en charge la chirurgie des cancers, les opérations cardiovasculaires... Les radiothérapies, les chimiothérapies se poursuivent dans des conditions parfaitement sécurisées, afin d’offrir aux personnes un environnement rassurant malgré la maladie.
Je tiens à le dire, pour répondre à des angoisses qui se manifestent. De même, la priorisation pour la vaccination de personnes particulièrement vulnérables - telles que celles traitées pour un cancer, ou encore pour une insuffisance rénale chronique - participent de cet impératif de protection.
Nous devons rester totalement mobilisés, pour réduire au maximum tout risque de perte de chance, lié à un renoncement aux soins ou à un dépistage trop tardif par exemple. Nous devons être dans le dialogue avec les associations de patients, qui remplissent leur rôle légitime de vigie, et garantir à toute personne qui franchit le seuil de nos établissements, quelle que soit sa pathologie, un accueil à la hauteur.
Pour y parvenir, les professionnels de santé sont sur tous les fronts. Ils déploient depuis des mois des capacités d’adaptation et d’agilité impressionnantes compte tenu de la dureté de la période. Aussi, tout ce qui contribue à la pleine reconnaissance du rôle et des missions des soignants et des établissements, et à un bon accompagnement de l’organisation des soins, est capital.
En ce début de semaine, s’est tenu un comité de suivi du Ségur de la Santé : le ministre Olivier Véran a présenté la deuxième étape de revalorisation des salaires des soignants paramédicaux, avec la volonté de « donner des perspectives d’évolution de carrières ambitieuses pour que les Français continuent à bénéficier demain de soins de qualité ».
Ces revalorisations devraient être d’application effective pour notre secteur à l’horizon de début 2022. Nous serons évidemment vigilants, alors que les discussions de transposition au privé vont s’ouvrir sous peu, aux enjeux d’équité public-privé, car c’est ensemble que nous affrontons la crise sanitaire, tout en veillant à la santé de l’ensemble des Français.