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La santé au cœur des élections, vraiment ?

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edito 2 juin
« La santé sera au cœur des prochaines élections » : telle est la formule un peu facile que chacun répète à l’envi ces derniers temps, tel un vœu pieux. Evidemment, les acteurs du monde de la santé le souhaitent ardemment, et l’hospitalisation privée parmi eux. Un enjeu aussi capital nécessite de s’inscrire au cœur du débat public, et de bénéficier d’un fort portage politique.

Bien sûr, les candidates et les candidats aux Départementales et Régionales inscrivent des propositions santé dans leurs programmes : désertification médicale, compétences santé des collectivités, santé environnementale… Mais en auscultant les « signaux faibles » ici et là, force est de constater que les Français s’emparent peu du sujet. En tout cas, semble-t-il, la santé n’est pas leur thème prioritaire d’interpellation des élus aujourd’hui.

Sans doute peut-on imputer ce désintérêt relatif à un phénomène conjoncturel, lié à l’envie bien légitime des citoyens, après 18 mois de crise sanitaire, de « passer à autre chose ». Sans doute aussi la machine médiatique, toujours avide de nouveautés, s’alimente-t-elle dorénavant à d’autres sources.

Mais cette tendance doit nous interpeller. Car il est inconcevable que les enjeux de santé n’irriguent pas très largement les discussions de la présidentielle. Nous le devons, car les enseignements de la crise sanitaire ne doivent pas être dilapidés. Nous le devons à toutes celles et tous ceux qui ont payé un lourd tribut à la crise. Nous le devons enfin, car peu de sujets engagent notre avenir collectif autant que la santé.

La Fédération de l’Hospitalisation Privée vient de communiquer ses propositions dans la perspective des élections territoriales de juin. Nous serons totalement engagés dans les réflexions pour la présidentielle. Nous croyons en la capacité du politique à porter des ambitions fortes en santé, nourries par une écoute attentive de celles et ceux qui en sont les acteurs.

Nous serons donc dans les prochains mois particulièrement vigilants et contributeurs, afin que la santé doit placée haut dans l’agenda, tout en échappant aux instrumentalisations polémiques auxquelles elle ne manquera pas de donner prise. Accès géographique et financier aux soins, indépendance sanitaire de la France, coopération des acteurs de l’offre de tous statuts pour mieux soigner, qualité et pertinence des soins, participation des hôpitaux et cliniques privés au Service Public Hospitalier… : la matière à brosser des perspectives prometteuses, voire à changer de paradigme, ne manque pas.

Alors, faisons vivre le débat en santé pour 2022 !