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Devoir vaccinal

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edito 30 juin
Les Français, légitimement grisés par l’approche de l’été, sont-ils devenus collectivement plus détachés des précautions sanitaires élémentaires ? C’est en tout cas le signal d’alarme que tirent de manière assez unanime les épidémiologistes, agitant le chiffon rouge d’une quatrième vague sur fond de variant Delta. Les reconfinements ou restrictions observés ici et là à travers la planète ne contribuent guère à rassurer, pas plus que la décélération de la dynamique vaccinale qui commence à se heurter aux hésitants, voire aux hostiles.

Dans ce contexte, j’ai souhaité m’exprimer récemment sur l’obligation vaccinale des professionnels de santé, qui répond à une double nécessité : les protéger, et protéger les malades. Ce qui est vrai pour l’ensemble des citoyens l’est encore davantage pour les soignantes et les soignants qui s’exposent en première ligne, avec un engagement remarquable. Comme l’a dit le Premier ministre : c’est le virus qu’il faut craindre, pas le vaccin !

Olivier Véran est particulièrement investi sur cet enjeu, considérant à juste titre qu’il serait pour le moins paradoxal que les soignants aient un taux de vaccination inférieur à celui de la population générale. Il fixe donc un objectif de vaccination de 80% des professionnels de santé d’ici la fin de l’été, avec au moins une première dose, et prône de faciliter au maximum la démarche en proposant la vaccination sur le lieu de travail. En cas de non-atteinte de cet objectif, le ministre ne s’interdit pas de saisir le Conseil Consultatif National d’Ethique pour ouvrir la voie de l’obligation.

Le débat est donc bel et bien ouvert : une sénatrice, Patricia Demas, vient d’ailleurs de déposer une proposition de loi visant à ajouter le Covid à la liste des maladies faisant l’objet d’une obligation vaccinale pour les soignantes et les soignants.

Mais je veux croire que nous n’aurons pas à aller jusque-là et que l’objectif des 80% sera atteint d’ici la rentrée. On sait bien que trop souvent, les soignants sont oublieux de leur propre santé : pourtant, ils doivent eux aussi penser à eux, et se protéger. Et puis, les professionnels de santé, depuis 18 mois, ont été veilleurs et protecteurs de la santé de notre pays. Leur vaccination constitue finalement l’aboutissement logique de cette philosophie d’action qui les guide !