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Vaccination d’intérêt général

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edito 7 juillet 2021
Le processus s’accélère : cet après-midi, Olivier Véran a consulté au ministère les acteurs du monde de la santé sur l’obligation vaccinale chez les soignants. Compte tenu de l’évolution de la situation, et de l’impact du variant Delta sur la circulation virale, il s’agit à présent de poser des actes forts et déterminants pour les semaines et les mois à venir.

A l’issue de cette consultation, les Fédérations sanitaires et médicosociales ainsi que les Ordres des professionnels de santé ont signé avec le ministère une déclaration commune, réaffirmant leur engagement dans la vaccination et s’engageant à mettre en place toute démarche visant à inciter les professionnels à se faire vacciner. Surtout, la déclaration pose le soutien des signataires à une obligation vaccinale des professionnels, susceptible de donner lieu dans des délais brefs au vote d’une loi ad hoc.

J’ai, au nom de la Fédération de l’Hospitalisation Privée, défendu très tôt ce « devoir vaccinal », au nom de la protection des soignants et de ceux qu’ils soignent. Dans la classe politique comme dans la communauté scientifique, un certain consensus semble d’ailleurs se former atour de cette idée. Le Gouvernement prend ses responsabilités, éclairé aussi par les résultats encourageants d’autres pays comme l’Italie, où, selon les derniers chiffres en date, 89% des professionnels de santé sont complètement vaccinés.

Concernant la population générale, et après une phase de plateau, on constate un redémarrage bienvenu des prises de premier rendez-vous de vaccination : plus 40% en une semaine. La stratégie « d’aller vers » pour les plus fragiles, ou encore la souplesse induite sur le lieu de la deuxième dose, portent leurs fruits. En outre, de nouvelles personnalités s’engagent, comme la pnPourtant, cette crise sanitaire terrible recèle paradoxalement une opportunité : celle de rebâtir un certain sentiment d’appartenance à la communauté nationale, en joignant nos efforts pour parvenir à vaincre ensemble la pandémie. Cela passe par la conviction collective autour - pour reprendre les termes de l’excellente campagne de communication d’une ARS - des « effets désirables » du vaccin !eumologue Irène Frachon, qui, outrée de voir son combat contre le Médiator instrumentalisé par les antivax, vient de lancer un appel ardent aux récalcitrants.

En juin dernier, le centre d’études de la vie politique de Science Po (Cevipof) a publié une étude très étayée, établissant un lien entre hésitation vaccinale et abstention électorale. Il ne s’agit pas de faire de corrélation caricaturale, mais la vaccination n’est à l’évidence pas seulement un enjeu sanitaire, mais aussi profondément politique, indissociable de la manière dont nous nous positionnons dans la société. Dans notre pays s’est installé de longue date un climat de défiance, de suspicion, ou - ce qui est peut-être pire encore - d’indifférence liée à un sentiment d’abandon démocratique.

Pourtant, cette crise sanitaire terrible recèle paradoxalement une opportunité : celle de rebâtir un certain sentiment d’appartenance à la communauté nationale, en joignant nos efforts pour parvenir à vaincre ensemble la pandémie. Cela passe par la conviction collective autour - pour reprendre les termes de l’excellente campagne de communication d’une ARS - des « effets désirables » du vaccin !