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Vaccination : le devoir d’été

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edito 13 juillet
Il y a longtemps qu’un rendez-vous vespéral avec le Président de la République n’avait pas revêtu une telle solennité. Les annonces sont fortes, au-delà sans doute de ce qui était pressenti, à la mesure d’une quatrième vague qui semble de plus en plus inéluctable. La philosophie se résume simplement : faire davantage peser la contrainte sur les non-vaccinés, avec un arsenal d’obligations et de restrictions pour y parvenir.

Je me suis exprimé à plusieurs reprises, y compris dans ce « 106 », en faveur de la vaccination obligatoire pour les soignants. La décision prise par l’exécutif est importante et cohérente, elle participe en effet de ce « sens du devoir », évoqué par le Chef de l’Etat, qui caractérise celles et ceux qui sont au chevet des plus fragiles. Je suis convaincu que ce n’est pas la perspective d’éventuelles sanctions qui vont amener les indécis à franchir le pas, mais la juste appréciation d’une nécessité impérieuse de santé publique : une nécessité qui les « oblige », collectivement et individuellement.

Emmanuel Macron a aussi lancé un appel pressant à la vaccination pour la population. Les hôpitaux et cliniques privés continueront d’être au rendez-vous de cette dynamique dans les prochains mois, y compris pour les personnes qui nécessiteront une troisième injection pour maintenir leur immunité.

Mais c’est sans doute l’application du pass sanitaire qui constitue la nouvelle la plus substantielle, par les changements qu’elle induit dans la vie des Français comme par son application imminente. Dès l’annonce de sa mise en place effective, Doctolib a été saturé d’appels, avec 20 000 prises de rendez-vous par minute ! S’il s’agissait de provoquer un sursaut salutaire pour relancer l’adhésion vaccinale, indispensable pour vaincre le virus, le pari semble gagnant… mais il faudra l’éprouver sur la durée.

L’idée n’est pas de diviser les Français, elle est au contraire de les rassembler autour d’une même aspiration, celle de la reconquête d’une vie qu’on aime, une vie sans virus et sans contraintes. Et pour cela, il n’y a qu’une seule voie, celle de la vaccination, afin de « retrouver le contrôle de notre destin ».

Mais Emmanuel Macron a dit d’autres choses hier soir, davantage passées inaperçues pour les médias : la nécessité de lever les contraintes qui pèsent sur les secteurs les plus en tension, notamment en matière de pénuries de main-d’œuvre ; l’importance de retrouver le chemin d’une indépendance française et européenne pour certains produits essentiels ; de redevenir une grande nation de recherche et d’innovation ; et de continuer à investir dans la formation tout au long de la vie. Autant d’ambitions fondamentales pour la santé, dont l’hospitalisation privée souhaite qu’elles soient très fortement portées par le politique.