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Solidarité sanitaire

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edito 1er septembre
La période estivale bien particulière que nous venons de vivre en a apporté la confirmation : dans une pandémie, nos destins sont liés. Celles et ceux qui pourfendent de supposées menaces sur leurs libertés individuelles, se fourvoient. C’est précisément l’exercice de la solidarité collective qui nous prémunit du pire.

Les appels d’Olivier Véran, au cœur de l’été, à venir soutenir les soignants et les populations des Outre-Mer plongés dans une situation épidémique critique, ont été entendus. L’hospitalisation privée, comme ses homologues, les a relayés et s’est mobilisée en soutien des équipes locales. Ce sont ces chaînes d’entraide qui font, peu à peu, reculer la maladie.

Une autre illustration des bienfaits de l’action commune est sans conteste l’Europe. Que n’avait-on pas dit sur sa prétendue impuissance ? Et pourtant, les faits sont là : le Vieux Continent a été au rendez-vous de la vaccination, et l’Union européenne est la première zone de production de vaccins au monde, et la première donatrice ! Enjeu de solidarité majeur là encore, pour endiguer la prolifération des variants et permettre que les pays se protègent mutuellement.

Alors qu’en France la barre symbolique des 50 millions de primo-vaccinés est en passe d’être franchie, trop de personnes âgées ou fragilisées par la maladie restent encore dans l’angle mort de la dynamique vaccinale. Faciliter leur accès à la vaccination est, pour reprendre les mots du ministre de la santé, « un enjeu de justice sanitaire » et de solidarité. Cette relégation de certaines populations vis-à-vis d’impératifs de santé publique doit d’ailleurs tous nous interroger : le soin doit imprégner davantage, et en profondeur, notre tissu social. Les hôpitaux et cliniques privés, qui maillent le territoire, sont prêts à y prendre toute leur part.

A la mi-août, plus de huit hospitalisations sur dix auraient pu être évitées chez les non-vaccinés : cela aurait été autant de tensions en moins pour des professionnels de santé déjà bien éprouvés. Preuve s’il en est que les polémiques sont vaines et que dans un contexte aussi exceptionnel, nous devons tous tendre vers le même but et être aussi solidaires que responsables. Le retour à une forme de vie « normale » à laquelle nous aspirons tous, et même si ses contours restent flous, en dépend.