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L’heure des premiers bilans

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edito 8 sept
Les stratégies s’affûtent, les prétendants se dévoilent, les idées bouillonnent : en cette rentrée, chacun a en ligne de mire l’élection présidentielle, élection reine dans la 5e République… C’est aussi l’heure des premiers bilans, et celui dressé, au cœur de l’été, du quinquennat Macron par l’Institut Montaigne n’est pas dénué d’intérêt. Intitulé « le grand décryptage », il brosse pour la santé un portrait équilibré et nuancé de l’action menée.

Une réalité tout d’abord : les impulsions données en début de quinquennat dans le cadre de Ma Santé 2022, ont été largement percutées par une crise sanitaire majeure qui a imposé la mobilisation de multiples ressources. Cette crise elle-même a constitué un puissant « accélérateur et révélateur des forces et faiblesses » de notre système de santé.
Elle a placé les enjeux de santé au premier rang des priorités, généré des investissements sans précédent dans le secteur, et précipité le développement de la santé numérique et l’adhésion des citoyens à celle-ci. Mais dans le même temps, elle a jeté une lumière crue sur « les corporatismes, les blocages et les silos » préexistants dans l’organisation du système, et que seul le volontarisme des acteurs a permis de dépasser dans l’urgence de la lutte contre le virus.

L’institut Montaigne rappelle donc la nécessité d’une structuration de la filière santé, d’une pleine dynamique collective, tant « tous les défis d’aujourd’hui appellent à davantage de transparence et de transversalité ». A titre d’illustration, alors que se tient cette semaine à Marseille le Congrès de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), ouvert par le président de la République, la pandémie a fait ressurgir de façon éloquente l’importance d’une vision holistique de la santé et l’intime relation entre santé humaine, animale et environnementale, dans une approche « One Health ».

Constatant enfin que « la crise pandémique a montré la difficulté des décideurs à donner aux acteurs privés toute leur place », la contribution de Montaigne prône une coopération pérenne entre le public et le privé, gage d’innovation et de soins de qualité sur tous les territoires. L’amélioration de la mesure de la qualité et de la pertinence des prises en charge, un pilotage par des données partagées, et une gouvernance territoriale équilibrée et répondant aux besoins des patients : aucun de ces chantiers majeurs ne sera mené sans l’implication de tous, et nous porterons ce message auprès de tous les candidats.