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Investissements en santé : créons ensemble de la valeur pour demain

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edito 20 octobre
Jean Castex a entamé hier, à raison d’une Région par semaine, son tour de France du soutien à l’investissement en santé, afin de préciser les déclinaisons locales des annonces du Ségur. Sur la méthode, le souhait affiché par le Gouvernement est de rompre avec le centralisme technocratique, et de montrer que ce plan n’est « pas décidé à Paris » mais « ancré sur les territoires, avec une concertation la plus forte possible ».

Le Ségur de la Santé acte un effort massif qui doit être tout entier mis « au service d’une amélioration de l’offre de soins de demain ». Nous ne pouvons que souscrire à cette volonté exprimée par le Premier ministre, et nous y serons vigilants. Les sommes engagées sont trop importantes pour s’autoriser replâtrages et saupoudrages. Il ne s’agit pas « de reconduire toujours l’existant ». Les projets retenus doivent porter une véritable transformation de l’offre au service des patients : décloisonnement entre ville et hôpital, coopérations des acteurs de tous statuts, virage ambulatoire, renforcement de l’accès aux soins…

La dynamique ainsi initiée amorce une territorialisation croissante de la vision de la santé comme de ses financements, qui nécessite la mise en place de démocraties territoriales de santé pleinement vivantes. « Ce plan soutient tous les établissements, quels que soit leur taille, leur statut et leur localisation », a affirmé hier Jean Castex. Cette dimension est fondamentale : on aura beau mettre sur la table des montants financiers considérables, rien de pertinent ni d’utile aux populations ne se fera sans des synergies puissantes entre toutes les parties prenantes sur le territoire ; médecine de ville, établissements de santé publics comme privés, secteur médicosocial, ARS, usagers, et bien sûr les élus, particulièrement interpellés par leurs concitoyens sur les enjeux de proximité.

Oui, « la politique de santé est une politique cardinale de notre pacte républicain », et nous saluons le volontarisme ainsi à l’œuvre, assorti de moyens conséquents. Mais préparer l’avenir de notre système de santé suppose aussi d’en finir avec certains obstacles, qui excluent de facto la santé privée. Le Premier ministre a salué dans son discours le fait qu’à l’occasion de la crise sanitaire, public et privé avaient travaillé ensemble. A présent, c’est ensemble, réunis autour de missions et dans un cadre gouverné par l’équité, que nous relèverons le pari d’une santé davantage déconcentrée, orientée vers les besoins des territoires et créatrice de valeur pour demain.