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Professionnels de santé et attractivité : tous concernés

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edito 3 novembre
Travailler sur des sujets à gros enjeux - 41% - et exercer un métier qui a du sens - 37% - arrivent en tête des critères de première importance chez les jeunes dans le choix de leur future carrière professionnelle, et de la structure dans laquelle ils exerceront. Tel est le principal enseignement d’une récente étude Harris Interactive, menée pour le journal « L’Etudiant ».

Le monde de la santé coche à l’évidence ces deux cases. La pandémie, qui n’est pas terminée, constitue le meilleur plaidoyer pour la valorisation de l’enjeu santé, qui est au sens littéral « d’importance vitale ». Hormis la préoccupation environnementale, il n’y a sans doute pas de thème à plus fort impact aujourd’hui pour l’avenir de l’humanité. Ces deux dimensions, santé et environnement, sont du reste étroitement liées et participent de cette « économie de la vie » chère à Jacques Attali. Quant à la quête de sens, elle ne peut que trouver un juste assouvissement dans la relation soignante, et donc dans les métiers de la santé dont l’utilité comme la nécessité sont absolues dans notre société.

Dans les faits, et les pénuries de professionnels le démontrent, la réalité est bien plus complexe. Mais rien ne se résoudra par des batailles vaines de pourcentages sur les fermetures de lits, ou par des querelles pour savoir qui est le plus attractif… D’ailleurs, je note que le débat médiatique aujourd’hui n’est focalisé que sur l’hôpital public, alors que le manque de personnels et l’enjeu de l’attractivité des métiers de la santé et du soin nous concernent tous, sans oublier le secteur médicosocial. Nous gagnerons à être ensemble force de propositions, auprès des pouvoirs publics, pour accroitre considérablement l’effort de formation à l’égard des professionnels de santé, leur proposer des carrières motivantes et déployer tous les leviers de valorisation nécessaires.

Bien sûr, ces leviers doivent être actionnés selon le principe de l’équité. Une illustration avec les 2109 sage-femmes du secteur privé : alors que 20% des accouchements se font dans le privé, ces professionnel.le.s remarquables doivent bénéficier des mêmes revalorisations salariales que leurs homologues du public. La FHP porte avec force ce message.

La situation est difficile, mais nous n’arrangerons rien en ressassant les errements du passé et la contrainte extrême dans laquelle les établissements de santé ont évolué pendant des années. Les jeunes générations ne veulent pas de discours doloristes. Ils attendent qu’on leur dise de façon très concrète à quelles conditions l’horizon peut, et va, s’éclaircir. Je suis frappé par l’absence de discours sur les métiers de la santé de demain, qui n’aide pas les filles et les garçons à se projeter…. Il est urgent de donner une vision claire des impacts des nouvelles technologies, des nouvelles organisations, sur les métiers, et les conséquences en termes de nouvelles compétences à intégrer.

Les futurs métiers de la santé peuvent attirer de nouvelles personnes, de nouveaux profils, de nouveaux talents : voilà une évolution majeure, et des perspectives positives, qui doivent se dessiner dès aujourd’hui.