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Communiqué de presse 2021

22.09.2021 Point presse de Lamine Gharbi et Christine Schibler


Gabarit CP
Marseille, le 22 septembre 2021 - Lors d’un point presse tenu ce mercredi matin à Marseille, où se déroulent les Rencontres de la Fédération de l’Hospitalisation Privée, le Président de la FHP Lamine Gharbi et la Déléguée générale de la FHP Christine Schibler ont formulé plusieurs propositions destinées à améliorer le système de santé, notamment pour faire face à la pénurie de personnel soignant.
Après être revenu sur l’échange qu’il a eu avec Olivier Véran ce mardi 21 septembre (cf lien) Lamine Gharbi a évoqué la pénurie de personnel soignant qui concerne aussi bien les établissements publics que privés avec 100 000 postes vacants au total.

Pour la FHP, l’effort indispensable de revalorisation salariale doit être complété par d’autres mesures fortes en matière de formation et d’apprentissage :
• La libération des quotas de formation infirmier et aide-soignant
• La simplification des modalités réglementaires d’ouverture des instituts de formation (IFSI et IFAS)
• Un accès massif de ces métiers à l’apprentissage ;
• Une augmentation du nombre de jurys de VAE.

« La FHP, avec d’autres fédérations sanitaires et médico-sociale, est prête à prendre des engagements dans le cadre d’un accord avec le Gouvernement levant à la fois les freins réglementaires et financiers à la formation des soignants » a dit Lamine Gharbi

Ces engagements sont les suivants :
• Promouvoir les soignants en 2021 et 2022 dans le cadre du Plan de relance en mobilisant le dispositif pro-A ;
• Augmenter significativement le nombre d’embauches d’apprentis sur les deux années 2021 et 2022 dans le cadre du Plan « 1 jeune, 1 solution » puis au-delà ;
• Accueillir en stages un nombre significatif d’élèves infirmiers et aides-soignants en plus des effectifs actuels ;
• Embaucher en CDI les personnels formés en plus dans le cadre de ce protocole.

Pour Lamine Gharbi : « Ne pas agir résolument dans ce sens conduirait à aggraver à très court terme la situation des soignants en poste mais aussi celle des patients dans un contexte marqué par l’ampleur du rattrapage des soins. Celui-ci va demander dans les prochains mois une très grande mobilisation d’effectifs soignants, déjà éprouvés par la crise sanitaire »

Par ailleurs, Lamine Gharbi et Christine Schibler ont estimé que le PLFSS 2022 était le bon cadre pour renégocier le protocole signé en 2020 avec le ministère afin de faire passer la pluriannualité de l’Ondam à 5 ans. En effet, les hypothèses à l’origine du protocole ont été largement modifiées par les effets de la crise sanitaire :
« Les quatre Fédérations hospitalières – FHP, FHF, FEHAP et UNICANCER – ont présenté aux parlementaires des propositions d’amendement portant une vision pluriannuelle de l’Ondam qui ne doit pas être seulement une approche budgétaire mais la traduction d’une véritable politique de santé. Une pluriannualité de l’Ondam à 5 ans serait en cohérence avec les lois de programmation des finances publiques et les recommandations du dernier rapport du HCAAM » a expliqué le président de la FHP.

Sur le sujet des réformes du financement des établissements PSY et SSR, insuffisamment préparées et sans étude d’impact, qui doivent entrer en vigueur dans 3 mois, le président de la FHP a indiqué :
« Je demande pour nos établissements SSR un mode de financement équitable axé sur l’activité et l’efficience. Et pour les établissements PSY, pas d’entrée dans la réforme sous dotation globale sans visibilité du modèle intégrant les effets champs et les effets volume. L’avenir de ces établissements est en jeu. J’appelle le ministre à entendre nos inquiétudes et nos propositions. »

Enfin, la FHP a dévoilé ce mardi 21 septembre, lors des Rencontres, sa nouvelle signature, ainsi que sa raison d’être, qui seront inscrites dans ses statuts. Elles traduisent le sens de l’action d’une profession résolument engagée dans les missions de santé au service de la population. Cette volonté de faire vivre un service de santé au public fondé sur les missions est au coeur du projet stratégique de la FHP pour les trois années à venir.



21.09.2021 CP Rencontres FHP Olivier Véran échange avec Lamine Gharbi


cp veran rencontres
Marseille, le 21 septembre 2021 - Au cours des Rencontres de la Fédération de l’Hospitalisation Privée, qui se déroulent à Marseille, le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran et Lamine Gharbi, le Président de la FHP ont échangé pendant une heure sur l’évolution de la crise sanitaire et les principaux enjeux et perspectives pour les établissements de santé privés.
Lors de cet entretien, le ministre s’est exprimé sur la situation épidémiologique :
« L’épidémie n’est pas derrière nous. La situation est sous contrôle ou en passe de l’être avec une baisse de 30% de circulation du virus chaque semaine. Pour autant, ce n’est pas le moment de relâcher les efforts même si je ne vois pas émerger de nouveau variant particulièrement contagieux ».

Le ministre a souligné le dialogue social qui a permis de conclure les accords sur le Ségur 1 et sur le Ségur 2 pour le secteur privé et a réaffirmé son soutien aux équipes des établissements privés.

Interrogé sur le financement des établissements de santé, le ministre a déclaré :
« Je ne peux pas déflorer le PLFSS 2022 qui sera dévoilé dans 48 heures mais ce sera plus de 2,3% d’augmentation pour l’ONDAM hospitalier. Chacun aura ainsi les moyens de se développer et de réaliser ses missions »

Cependant la question de la mise en oeuvre des réformes du financement des établissements PSY et SSR, insuffisamment préparées et sans étude d’impact, continue à nourrir beaucoup d’inquiétude car le ministre a confirmé que ces réformes entreraient en vigueur dans trois mois.
« Je demande pour nos établissements SSR un mode de financement équitable axé sur l’activité et l’efficience. Et pour les établissements PSY, pas d’entrée dans la réforme sous dotation globale sans visibilité du modèle intégrant les effets champs et les effets volume. L’avenir de ces établissements est en jeu. J’appelle le ministre à entendre notre inquiétude et nos propositions » a réagit Lamine Gharbi.

À propos de la réforme du financement des urgences concernant les praticiens libéraux, qui provoquera une baisse du montant des honoraires de certains médecins libéraux pouvant atteindre 20 %, le ministre s’est voulu rassurant : « Il n’est pas question de réaliser des économies sur le dos des médecins qui effectuent des gardes de nuit. Nous trouverons une solution, soyez rassurés ! »
Par ailleurs, le ministre a pris acte pour un prochain mandat de la nécessité d’inscrire pleinement le principe de pluriannualité à 5 ans afin de donner de la visibilité aux acteurs de la santé.


21.09.2021 Observatoire sociétal FHP/Viavoice Les Français souhaitent l'égalité dans l'accès à la santé pour tous


CP 21092021
Marseille, le 21 septembre 2021 - Réalisée pour la FHP du 20 au 24 août 2021, une nouvelle édition de l’Observatoire sociétal FHP – Viavoice, en partenariat avec le Point, a été rendue publique lors des Rencontres de la FHP à Marseille. Elle fait apparaître les perceptions et attentes des Françaises et des Français en matière de santé, après deux ans de crise sanitaire et à la veille de la campagne présidentielle.
Tout d’abord, en lien avec le sentiment de vulnérabilité engendré par la maladie, près d’un tiers des Français se disent inquiets pour l’avenir de leur santé et celle de leurs proches.
Ils sont également préoccupés par l’état de notre système de santé, 54 % estimant qu’il s’est dégradé.

Le sentiment de dégradation est principalement lié aux inégalités perçues en matière de santé, 69 % des Français considérant que nous ne sommes pas tous égaux en ce qui concerne l'accès aux soins et la prévention. 37% des Français estiment qu’après la crise, l’accès à des soins de qualité représenteront un enjeu plus important pour eux. Ils sont aussi 79% à souhaiter que les organismes complémentaires jouent un rôle plus important dans les enjeux de prévention, de parcours de soin des patients…

Toutefois, les Français saluent l’action des professionnel.le.s du soin :
• près de 8 Français sur 10 estiment que les professionnel.le.s de santé, les hôpitaux publics, les hôpitaux et cliniques privés, ont bien géré la crise,
• 79 % estiment que la coopération public-privé a été une bonne chose pendant la crise
• 73 % déclarent que celle-ci doit être pérennisée, y compris hors période de crise et sur l’ensemble du territoire
• 73 % estiment que chacun des deux secteurs, public et privé, est légitime pour assurer les missions de service public en matière de santé,
• 58 % souhaitent qu’à l’avenir les hôpitaux et cliniques privés jouent un rôle plus important

Il se confirme que pour les Françaises et les Français, le secteur public n’a plus le monopole perçu des missions de service public : 73% estiment que chacun des deux secteurs, public et privé, est légitime pour assurer les missions de service public en matière de santé.
Le regard des Français est également majoritairement positif quant à la gestion de l’accès aux tests et à la vaccination, au passe sanitaire, ainsi qu'au soutien à l’activité économique du pays.

Ces points de satisfaction n’empêchent pas les Français de relever aussi des manquements : mauvaise gestion du nombre de places et de lits en réanimation pour 57% d’entre eux, maladies autres que le Covid trop délaissées pour 61%, enjeu de la santé mentale insuffisamment pris en compte pour 57%.
Logiquement, dans la foulée de la pandémie, la santé apparaît comme un enjeu important de la campagne présidentielle pour 86 % des Français, et même prioritaire pour un tiers d’entre eux.
Ainsi, pour 71 % des Français, les propositions concernant l’avenir du système de santé seront importantes pour le choix de leur candidat.

Du reste, les Français identifient les actions à mener prioritairement :
• Former davantage de professionnel.le.s de santé pour 61 %,
• Favoriser l’accès à des soins de proximité pour tous et partout sur le territoire pour 57 %,
• Investir davantage dans le domaine de la santé afin d’accorder plus de moyens aux établissements de santé pour 57 %, et à la recherche médicale pour 55 %,
• Agir pour la souveraineté sanitaire, notamment en relocalisant massivement en France la production de matériel sanitaire, pour 57%.

« Près de deux ans d’une crise sanitaire mondiale ont profondément marqué les Français. Les enseignements de cette étude font apparaître des facteurs d'inquiétude pour l’avenir, car la maladie renforce le sentiment de vulnérabilité de chacun d’entre nous » réagit le président de la FHP Lamine Gharbi.

« Il n’est pas surprenant dès lors que les Français soient inquiets sur l’avenir du système de santé, tout en saluant l’action des professionnels de santé ainsi que la coopération entre les secteurs public et privé dont ils souhaitent qu’elle se pérennise au-delà de la crise.
Il n’est pas étonnant non plus que les Français réclament davantage d’égalité dans l’accès à la santé pour tous. Dans une société de plus en plus fracturée, le besoin d’un bien commun qui unit au-delà des différences se fait fortement ressentir.
Dans ce contexte, la santé constituera un enjeu important, voire prioritaire, de la campagne présidentielle. La FHP sera au rendez-vous de cette échéance majeure en formulant en fin d’année un certain nombre de propositions concrètes pour nourrir le débat »
, précise Lamine Gharbi.

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13.09.2021 Les soignants du privé bénéficieront dès le 1er octobre 2021 des revalorisations du Ségur 2


CP 13092021
Paris, le 13 septembre 2021 –Un accord a été signé entre la FHP et la CFDT. Cet accord prévoit dès octobre la revalorisation des salaires pour tous les soignants des établissements privés.
« Les salariés du privé sont totalement engagés dans la pandémie et participent comme l’ensemble de leurs collègues aux missions de service au public pour les soins Covid et les prises en charge non Covid. Le ministre a salué à de nombreuses reprises leur engagement et leur a fait bénéficier en juin 2020 de la prime Covid. C’était une décision juste et équitable » indique Lamine Gharbi, Président de la FHP.

Depuis plusieurs années, la FHP a demandé au gouvernement que les salaires des soignants soient revalorisés. La FHP a ainsi salué les décisions des revalorisations du Ségur 1 en 2020. Cette augmentation mensuelle de 206 euros bruts s’est traduite pour tous les salariés du privé par une augmentation nette de 1920 euros a minima (sans compter l’impact sur les variables de paie), sur une année pleine.

A ce montant, s’ajouteront les revalorisations des rémunérations des soignants au titre du Ségur 2 suite à l’accord sur le Ségur 2. En venant s’ajouter au Ségur 1, les soignants concernés étant les mêmes que dans le secteur public, toucheront par exemple : 175€ nets de plus par mois pour un aide-soignant et 200€ nets de plus par mois pour un infirmier qu’avant le Ségur de la santé.

La FHP souligne l’importance de cette étape du Ségur 2 et rappelle les enjeux relatifs aux ressources humaines. La revalorisation des professionnels est juste mais cet effort devra être complété par d’autres mesures. En effet, il faut travailler aux parcours professionnels, à la qualité de vie au travail mais surtout enfin sortir de la situation de pénurie de personnels diplômés. « 10 % des postes sont vacants dans les établissements de santé. Cela représente 100 000 professionnels à former dont 34 000 nouveaux infirmiers. Pour répondre à la pénurie actuelle, il est nécessaire de libérer les quotas de formation pour les aides-soignants et les infirmiers, ouvrir largement le dispositif de formation et redonner la possibilité aux établissements de santé de mener à leur niveau une vraie politique de formation » explique Lamine Gharbi.

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10.09.2021 Activité du secteur privé pendant la crise sanitaire : les précisions de la FHP


CP 10092021
Alors que sont publiées les premières estimations concernant l'activité des établissements hospitaliers publics et privés tout au long de la crise sanitaire, la Fédération de l'Hospitalisation Privée tient à apporter certaines précisions.
« Tout d’abord, il faut rappeler que le secteur privé a pris en charge 25 à 30 % des patients covid dans les territoires en tension. Cela démontre, si besoin était, sa capacité à se surpasser avec la création de plus de 100 services de réanimation temporaires. Ce soutien a été décisif car l’hôpital public seul n’aurait pu faire face à une situation qui était particulièrement dramatique dans les régions les plus touchées, comme en Île de France, en PACA ou en Occitanie notamment » souligne Lamine Gharbi, le président de la FHP.

« Dans ces territoires, la complémentarité public-privé a fonctionné de manière très satisfaisante, ce qui a permis de renforcer l’efficacité des dispositifs de soins au bénéfice de tous les patients » explique Lamine Gharbi, qui revient aussi sur le sujet de la reprise d’activité des établissements hospitaliers : « Si l’hospitalisation privée a repris plus rapidement une activité hors Covid, c’est précisément pour fluidifier les retards de soins dont on sait qu’ils peuvent avoir de graves conséquences. Il importait, et c’est encore le cas aujourd’hui, de les rattraper dans les meilleurs délais. Il s’agissait du reste d'une demande explicite de notre ministre et de nos médecins qui sont en première ligne et exemplaires depuis le début de la pandémie.

Enfin, le président de la FHP confirme que la garantie de financement n’a eu aucun effet ralentisseur sur l’activité des établissements privés :

« Contrairement à ce que certains imaginent, ce mécanisme qui sécurise les ressources des établissements hospitaliers n’a en rien contribué à freiner l’activité du secteur privé. En effet, les hôpitaux et cliniques privés, conformément à leur mission de service public, ont continuellement privilégié la qualité des soins pour tous durant cette crise sanitaire. Notre activité MCO est même supérieure à celle de l’année 2019 qui est l’année de référence pour la garantie de financement »

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08.09.2021 La FHP dénonce les agressions dont sont victimes les professionnels de santé et leur apporte son soutien


CP 8 sept
Depuis les insultes jusqu’aux menaces de mort, les conditions d’exercice des professionnels de santé sont en train de gravement se dégrader. Ceux qui travaillent dans les centres de vaccination sont particulièrement concernés par ce climat d’agressivité. La FHP dénonce ces comportements et exprime son total soutien à ceux qui en sont les victimes : « Les agressions verbales, et parfois même physiques, sont devenues le quotidien d’un certain nombre de professionnels de santé » déplore Lamine Gharbi, le président de la FHP.

« Comment exercer sereinement son métier dans ces conditions ? Il n’est pas admissible que la violence serve d’exutoire aux frustrations de ceux qui sont opposés à la vaccination. Même s’ils ne sont qu’une minorité à se livrer à ces exactions, l’escalade dans leur comportement et la gravité de leurs actes préoccupe l’ensemble de la profession. Je demande à l’État la tolérance zéro à la l’égard de ceux qui reportent leur agressivité sur les professionnels de santé et lui demande aussi de mettre en place tous les moyens de protection nécessaires. Au nom de la FHP, j’assure tous les professionnels du soin de mon soutien indéfectible. Ceux qui consacrent leur vie à soigner les autres méritent le respect de tous les Français ! » réagit Lamine Gharbi

09.07.2021 Un an après : le Ségur de la Santé, un esprit initial qui doit perdurer !


CP 08 juillet
Dès l’annonce de la consultation du Ségur de la Santé, en mai 2020, la Fédération de l’Hospitalisation Privée s’est mobilisée et a été force de propositions sur les quatre piliers structurant la démarche. Le 21 juillet 2020, le ministre de la santé Olivier Véran en présentait les conclusions et les 33 mesures retenues pour réformer le système de santé.

En cette période, la FHP avait salué l’esprit général du Ségur, et particulièrement la juste revalorisation des professionnels de l’hospitalisation privée, dans une démarche de quasi-égalité de traitement entre le secteur public et le secteur privé. Au regard de la mobilisation sans faille des professionnels des établissements de santé de tous statuts, cette égale considération était impérative.

Un an après, où en est-on ?

La Fédération de l’Hospitalisation Privée regrette que l’esprit d’équité qui avait présidé aux mesures de revalorisation des professionnels lors du Ségur 1 se soit perdu dans le Ségur 2.
Pour Lamine Gharbi, président de la FHP : « Rien ne justifie qu’un infirmier du secteur privé, qui remplit les mêmes missions, avec les mêmes compétences et le même dévouement, que son homologue du secteur public, soit moins bien revalorisé financièrement. C’est un enjeu d’égalité, et même de justice. Olivier Véran reconnait d’ailleurs publiquement que les salaires des professionnels du privé sont très inférieurs à ceux de la fonction publique contrairement à ce que beaucoup croient. Nous pensons que le ministre de la santé, qui pendant la crise a montré son soutien indéfectible aux établissements de santé, sera sensible à cet appel en faveur d’une égalité de considération, qui doit perdurer au-delà de la crise ».

Et sur les autres enjeux ?

Parmi les autres axes offrant des perspectives intéressantes dans le Ségur de la Santé, figurent la volonté d’accroitre la dynamique de formation des professionnels paramédicaux, la médicalisation accrue de l’Ondam, l’augmentation des moyens dévolus à l’investissement en santé, le renforcement de la démocratie en santé sur les territoires, et une volonté globale de simplification du système. Certains de ces travaux ont progressé depuis un an, la crise sanitaire servant aussi d’aiguillon à tous les acteurs du système pour changer la donne. Cependant pour la Fédération de l’Hospitalisation Privée, il convient de consolider, voire d’accroitre l’ambition, de trois axes essentiels d’amélioration, pour le système de santé et pour les patients :
  • Tout d’abord, les établissements de santé publics et privés connaissent des pénuries alarmantes de professionnels de santé, notamment paramédicaux. Si nous voulons continuer à soigner avec une qualité toujours accrue les patients, il faut engager le pays dans une puissante dynamique de formation et d’emploi en santé. Le secteur sanitaire peut créer 100 000 emplois, dont 15 000 dans les cliniques privées. Les ambitions du Ségur de la Santé et du Plan de relance en la matière doivent se concrétiser à travers un véritable plan d’actions opérationnel, pour un secteur économique porteur de valeurs et non délocalisable.
  • Ensuite, Le Ségur porte la volonté bienvenue d’une approche plus territorialisée de la santé, notamment en ce qui concerne les financements et les investissements. Mais cette volonté doit s’accompagner d’une réflexion sur la gouvernance de cette territorialisation. « Ce sont avant tout les patients qui doivent bénéficier de cette nouvelle donne, d’une santé plus proche d’eux sur les territoires. Cela nécessite que tous les acteurs, publics et privés, participent à l’offre de soins au plus près des besoins et des attentes, selon des règles claires et partagées. Là encore, il est indispensable que prévalent l’équité de traitement, la transparence et la fiabilité des données de santé, la coopération pragmatique des acteurs - médecine de ville, hôpital, médicosocial - au-delà des statuts, tous réunis dans une logique de missions à accomplir pour les citoyens ». Sur ces enjeux également, le Ségur doit approfondir ce qu’il a initié.
  • Enfin, le Ségur prône la simplification et l’efficacité du système de santé pour tous, citoyens et acteurs. A quelques temps des élections présidentielles, il convient donc de hiérarchiser les priorités de santé selon un critère simple : qu’est-ce qui constitue un véritable apport pour les patients et facilite la mission des acteurs de santé ? Qu’est-ce qui, au contraire, relève du « rouleau compresseur » administratif, dont il est temps de s’exonérer ? Le calendrier des réformes de financement en cours sur les soins de suite et de réadaptation et la psychiatrie,sans visibilité ni étude d’impact, procède de ce rouleau compresseur. Les modèles proposés ne permettent pas de répondre à l’augmentation des besoins de prise en charge des patients en psychiatrie comme en SSR. Pour Lamine Gharbi, « Le sens de la dynamique impulsée a clairement été perdu sur les réformes du financement SSR et psy. Nous ne pouvons soutenir plus longtemps des réformes sans aucune évaluation de leur intérêt pour les patients. Nous demandons leur arrêt ! »
Alors que le Ségur de la Santé va avoir un an, la FHP appelle la puissance publique à en maintenir l’esprit intact.
Pour Lamine Gharbi, « Maintenir l’esprit initial du Ségur passe prioritairement par une vraie équité de traitement entre les professionnels du public et du privé dans les revalorisations salariales du Ségur 2. J’appelle aussi à ce que, ensemble, nous nous concentrions sur les vraies priorités : le soin aux patients Covid, le rattrapage des autres soins qui ont pâti de la crise sanitaire, la vaccination, qui doit être rendue obligatoire pour tous les soignants, en ville comme dans les établissements sanitaires et médicosociaux, la valorisation et la formation de professionnels de santé, l’équité de l’accès aux soins dans les territoires. Autant d’enjeux pour lesquels les 1000 hôpitaux et cliniques privés sont pleinement mobilisés ! »


05.07.2021 Le Ségur numérique, une réalité déjà opérationnelle pour les hôpitaux privés et cliniques de la FHP


CP 06072021
Paris, le 5 juillet 2021 - La Fédération de l’hospitalisation privée dresse un point d’étape sur la mise en oeuvre opérationnelle du Ségur du numérique en santé destiné à généraliser le partage fluide et sécurisé des données de santé entre professionnels et usagers pour mieux soigner et accompagner.
2 milliards d’euros ont été accordés pour soutenir le développement massif et cohérent du numérique en santé sur le territoire national. Cet investissement historique vise à accélérer la modernisation, l’interopérabilité, la réversibilité, la convergence et la sécurité des systèmes d’information de santé.

Depuis avril 2021, 19 hôpitaux et cliniques privés se sont engagés dans une phase pilote. Ils sont répartis sur différents territoires (Loire Atlantique, Rhône et Sud Francilien) et tous les champs d’activités sont concernés : Médecine Chirurgie Obstétrique (MCO), Soins de Suite et de Réadaptation (SSR), Psychiatrie (PSY) et Hospitalisation à Domicile (HAD). Le Ségur du Numérique porte des ambitions qui exigent agilité, pragmatisme et s’inscrit dans une dynamique de concertation au plus près des réalités des établissements. Le succès du programme repose sur l’appropriation des établissements et la réalité de son opérationnalité. Il ne peut être une déclinaison technocratique. « Les établissements privés pilotes de la FHP le démontrent quotidiennement par l’engagement des équipes qui le portent avec réussite », selon la Délégation ministérielle au Numérique en Santé.

Liste des 19 hôpitaux et cliniques privés pilotes
  • Rhône
Hôpital Privé Natecia (69-MCO)
Hôpital Privé Jean Mermoz (69-MCO)
Clinique de Champvert (69-Psy)
Clinique La Chavannerie (69-Psy)
SSR IRIS (69-SSR)
Clinique Pierre de Soleil (74-SSR)
  • Loire Atlantique
Polyclinique de l’Europe (44-MCO)
Santé Atlantique (44-MCO)
Clinique Brétéché (44-MCO)
Clinique Sainte Marie (44-MCO)
CSSR Roz Armor (44-SSR)
Centre de réadaptation l’Estuaire (44-SSR)
Clinique de la Brière (44-Psy)
Hôpital Privé du Confluent (44-MCO)
Clinique Chirurgicale de la Loire (49-MCO)
  • Sud Francilien
HAD Institut Médical de Serris (77-SSR)
Nord Seine et Marne (77)
Pôle Santé Oréliance (45-MCO)
Clinique des Pays de Meaux (77-SSR)

Dans cette phase d’expérimentation, il s’agit pour les établissements privés pilotes d’alimenter le Dossier Médical Partagé (DMP) et transmettre par messagerie sécurisée des documents de sortie patients indexés par l’Identité Nationale de Santé (INS), et ainsi d’éprouver en vie réelle l’opérabilité
des fonctionnalités socles du Ségur par la mise à niveau des logiciels des établissements de santé et l’adaptation des organisations. Dès cette année, les établissements de santé devront alimenter le DMP avec un standard commun exigé des éditeurs pour l’efficience des parcours de soins, des exercices professionnels et, surtout, pour rendre le patient acteur de sa prise en charge via Mon espace santé, selon Dominique Pon, Responsable ministériel au Numérique en santé.

« Le Ségur numérique est une réalité. Les pilotes que nous accompagnons en sont la preuve opérationnelle. L’engagement du couple établissement-éditeurs permet de donner corps au programme et d’identifier les freins techniques et organisationnels pour nourrir les cahiers d’exigence. Au bénéfice de l’ensemble des acteurs, il nous est permis de dire que le programme est opérationnel. La dynamique est à souligner et les résultats sont au rendez-vous. », indiquent Nolwenn François et Jean Christophe Turbatte, Experts Métier Etablissements de Santé et Système d’Information à l’Agence du Numérique en Santé (ANS).

A ce jour, cette expérimentation a permis d’identifier les freins et irritants du dispositif aux fins d’alimenter les cahiers d’exigences des éditeurs. Sous la coordination de l’ANS et dans un étroit partenariat avec les éditeurs, cette expérimentation s’est révélée pleine d’enseignements pour la communauté hospitalière et ses éditeurs. « Ce ne sera pas le grand soir, car il faudra entre deux et trois ans avant que tous les logiciels de santé soient mis à jour et que tous les professionnels de santé en France partagent les données numériques de santé, mais dès 2022, la dynamique sera fortement enclenchée », prédit Dominique Pon.

« Le Ségur numérique est devenu réalité et la méthode choisie pour optimiser les travaux est la bonne. Ce Ségur s’inscrit en effet dans une large concertation avec les acteurs. La FHP proactive a souhaité dès le début mettre à disposition de la communauté les compétences et l’agilité de ses établissements. Il s’agit d’éprouver sur le terrain les attendus du Ségur numérique. Le succès de l’opération profitera à l’ensemble des établissements. Je remercie la Délégation ministérielle au Numérique en Santé (DNS) pour avoir répondu favorablement à notre initiative, et l’Agence du Numérique en Santé pour sa coordination efficace, ainsi que les éditeurs qui nous accompagnent. », déclare Lamine Gharbi, Président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP).

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28.06.2021 Lamine Gharbi, président de la FHP, favorable à la vaccination obligatoire des soignants


CP 28 juin
Même si le nombre de patients hospitalisés continue de baisser, le combat contre le Covid est encore loin d’être gagné.
Les variants, en particulier le variant Delta, constituent une menace, faisant même craindre au conseil scientifique l’apparition d’une quatrième vague après l’été. La vaccination est aujourd’hui le seul moyen de vaincre, tous ensemble, l’épidémie. C’est autant un enjeu de protection individuelle que de solidarité collective.

Aujourd’hui, 62 % de la population française adulte a reçu une première dose de vaccin et 34 % a reçu les deux injections. Cette belle dynamique vaccinale est autant à mettre au crédit de la puissance publique que des acteurs de santé très mobilisés, dont l’hospitalisation privée, et bien sûr des citoyens.

Mais aujourd’hui, force est de constater que nous pouvons craindre un « plafond de verre ». Il est donc impératif d’accélérer drastiquement l’effort de vaccination, et cela passe clairement par l’obligation vaccinale pour les professionnels soignants.

« Les soignants, qui font leur travail d’une manière remarquable, doivent obligatoirement être vaccinés, car nous prenons en charge nos concitoyens, dit Lamine Gharbi, président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP). Nous devons nous protéger et surtout les protéger. Ce qui est vrai pour la population générale l’est encore davantage pour les soignants qui s’exposent avec dévouement en première ligne : c’est le virus qu’il faut craindre, pas le vaccin. Dans la période clé que nous vivons, cet enjeu est essentiel ».

L’hospitalisation privée participe, depuis le début, activement à la campagne de vaccination aux côtés de l’hôpital public et des autres acteurs de santé, en concertation avec le ministère et les Agences Régionales de Santé. Aujourd’hui, les hôpitaux et cliniques privés restent plus que jamais mobilisés, tant pour la vaccination que pour prendre en charge les soins qui ont pu être différés pendant la crise.


31.05.2021 Élections régionales et départementales des 20 et 27 juin 2021 « Hospitalisation privée : la santé au coeur des territoires »


CP 31 mai
La campagne électorale des élections départementales et régionales des 20 et 27 juin prochains s’ouvre officiellement ce lundi 31 mai.
A cette occasion, la Fédération de l’Hospitalisation Privée a souhaité s’adresser à l’ensemble des candidates et des candidats, à travers un document coconstruit avec les Fédérations régionales de la profession.
Ce document expose les propositions de l’hospitalisation privée sur les enjeux territoriaux de la santé, et présente la place des hôpitaux et cliniques privés en matière d’offre de soin dans chaque Région, au plus près des besoins de santé des territoires.

Parmi les principaux axes de propositions :
  • Impulser dans les territoires une forte dynamique en matière de formation des soignant.e.s, pour pallier les pénuries de professionnels de santé, et renforcer l’attractivité des métiers du soin. Aujourd’hui, 10 % des emplois sont vacants dans les établissements de santé publics et privés. Alors que le secteur sanitaire pourrait créer 100 000 emplois, il convient de tisser une stratégie partenariale entre établissements de santé et les collectivités territoriales.
  • Faire émerger une démocratie territoriale de santé vivante et partagée, qui reconnaisse davantage le rôle des élu.e.s et implique les collectivités territoriales dans la définition des priorités de santé, en concertation avec des ARS confortées dans leur mission de régulation, des acteurs de santé et du soin de tous statuts, et des patients.
  • Favoriser un élan en faveur de l’investissement en santé dans les territoires. Alors que le Ségur de la Santé porte la volonté d’une déconcentration accrue des ressources en santé, l’hospitalisation privée est prête à bâtir aux côtés des Départements et des Régions les projets de santé de demain. Ce sont la transparence dans l’allocation des ressources et dans le choix des projets ainsi que l’équité de traitement entre tous les acteurs de santé qui garantiront une réelle transformation territoriale de l’offre de soin.
  • Travailler avec les collectivités territoriales sur l’enjeu majeur de l’amélioration de l’accès aux soins, préoccupation forte des élu.e.s comme des citoyens, à travers le développement de la télémédecine, l’aide à l’installation des jeunes médecins, la création de maisons et de centres de santé de proximité... Par ailleurs, les compétences des collectivités territoriales en matière de prévention, de santé publique et de développement durable en santé doivent être développées.

« Les Français, qui placent encore davantage la santé au coeur de leurs préoccupations depuis la crise sanitaire, sollicitent beaucoup leurs élu.e.s sur ce sujet. L’évolution de la santé vers une conception toujours plus territorialisée impose de penser le rôle et la place des collectivités locales. Ceci doit bien sûr se faire en bonne intelligence avec les Agences Régionales de Santé et tous les acteurs de la santé et de la démocratie sanitaire qu’ils soient publics, privés ou associatifs. L’hospitalisation privée a souhaité faire cette démarche auprès de l’ensemble des candidates et candidats, pour dire l’importance qu’elle accorde à ce scrutin au regard des enjeux essentiels qu’il emporte en matière de santé, que ce soit sur la formation des soignants, l’investissement, la prévention... Alors que notre pays a été très éprouvé par le Covid, ces élections sont une occasion à ne pas manquer pour faire progresser notre système de santé ! » déclare Lamine Gharbi, le président de la FHP.



21.05.2021 Le privé, pourquoi s'en priver ?


CP 21 mai
Les 200 cliniques psychiatriques privées, en France, permettent un accès rapide à des prises en charge personnalisées et de répondre à l’augmentation des besoins en santé mentale. Les cliniques psychiatriques privées prennent en charge 53 % des épisodes dépressifs, 50 % des troubles du comportement alimentaires, 41 % des addictions et 37 % des troubles névrotiques. Elles sont aussi très engagées dans la prise en charge des soins de réhabilitation psychosociale* et post urgences.
Le développement du secteur privé de la psychiatrie depuis plus d’une décennie répond :
  • aux difficultés d’accès aux soins
  • aux prises en charge spécialisées
  • à l’émergence sur l’ensemble des territoires de structures d’hospitalisation de jour, complémentaires à l’hospitalisation complète

Les nouveaux projets mis en œuvre par les établissements de santé privés sont réalisés sans subventions publiques et révèlent un dynamisme et une l’agilité d’un secteur efficient. Les cliniques psychiatriques prennent en charge près de 30 % de l’activité d’hospitalisation complète et représentent seulement 8 % des financements de l’Assurance maladie !

Pourquoi encourager le développement de la psychiatrie privée ?

Les établissements de santé privés de psychiatrie sont des acteurs majeurs de l’aménagement du territoire par leur capacité à développer un maillage territorial au service du patient offrant des soins innovants et humains. Les cliniques psychiatriques privées maintiennent une offre médicale tant en ville qu’en établissement de santé sur des territoires ruraux et périurbains.

Il est légitime que les autorités de régulation de l’offre de soins encouragent le développement du secteur privé de psychiatrie :
  • une journée d’hospitalisation complète coûte à l’Assurance maladie en moyenne 339 euros dans le secteur public
  • seulement 122 euros dans le secteur privé*

L’hospitalisation privée est engagée pleinement dans les chantiers de réforme de la psychiatrie

Les cliniques psychiatriques sont engagées dans l’amélioration de l’offre de soins dans les territoires en partenariat et en complémentarité de l’hospitalisation publique.
Notre engagement dans les travaux continue à identifier d’importants problèmes de méthode dans la conduite de la réforme. Ces difficultés dans la construction du modèle de financement auront des impacts sur un enjeu : l’adaptation de l’offre de soins à l’évolution des besoins des patients.

Nous devons travailler en complémentarité public, privé dans le contexte sanitaire actuel et de l’augmentation de la demande de prise en charge en santé mentale.
Nous souhaitons une équité dans le traitement des acteurs tant dans l’accès aux dispositifs de soins que de la valorisation des soins réalisés. Le financement de l’Assurance maladie doit couvrir les coûts de prise en charge ce n’est aujourd’hui pas le cas, tant dans le secteur privé que le secteur public.

Pourquoi voulons-nous une évolution de la réforme du financement ?

− Respecter les spécificités des acteurs publics et privés.
− Faciliter l’adaptation des établissements de santé à l’évolution des besoins.
− Prendre en compte l’intensité de prise en charge.
− Donner de la visibilité aux établissements de santé.
− Garantir l’équité et le libre choix des patients.

« Alors que les troubles liés au contexte sanitaire se multiplient et que les acteurs de la psychiatrie doivent faire face à une recrudescence des hospitalisations, le secteur privé joue un rôle primordial dans les prises en charge de la dépression, du trouble du comportement alimentaire, des addictions et des troubles bipolaires. Il prend en charge près de 30 % de l’activité d’hospitalisation en psychiatrie et santé mentale partout sur le territoire pour seulement 8 % des financements de l’assurance maladie ». déclare Marc Laidet, président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée - Psychiatrie (FHP-PSY).

« Comme le secteur public, le privé est confronté à d’importantes difficultés avec un manque de psychiatres et de pédopsychiatres. Au moment où des réformes vont s’engager pour faire évoluer le financement et le système de soins de la psychiatrie, il est urgent qu’elle devienne enfin une véritable priorité de santé publique ! » déclare Lamine Gharbi, président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP).

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* Réinsertion et inclusion dans le lieu de vie du patient
* source : données 2018 de l’enquête ATIH, hors forfait journalier



La santé mentale dans les établissements de santé privés


DP Sante mentale 12052021
Véritable enjeu de santé publique, la santé mentale représente le premier poste de dépenses d’assurance maladie, devant les maladies cardiovasculaires et les cancers. Alors que 60 % des premières consultations pour troubles psychiques ont lieu en médecine générale, les patients entrent tardivement dans un parcours de soins spécialisé.
La crise sanitaire que nous vivons a mis particulièrement en exergue l’importance de la santé mentale dans notre pays. Les acteurs de la psychiatrie sont en première ligne et jouent un rôle majeur pour soulager les maux.

Les 180 cliniques psychiatriques privées, implantées partout sur le territoire national, prennent en charge ces détresses aux multiples visages, et notamment 53 % des épisodes dépressifs, 50 % des troubles du comportement alimentaires, 41 % des addictions et 37 % des troubles névrotiques. Elles assurent un maillage territorial de proximité en matière de soins de psychiatrie.

Aujourd’hui, dans l’esprit de la campagne de Santé Publique France, « En parler, c’est déjà se soigner », nous souhaitons accroitre la visibilité de l’action menée par les établissements psychiatriques privés. La communication sur ces enjeux participe en effet pleinement de la nécessaire déstigmatisation de la santé mentale, et de la prise en considération accrue de ce sujet majeur et des acteurs qui le portent dans le paysage de l’offre de soin.

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16.04.2021 La FHP salue la prise en compte des professionnels du privé dans la deuxième étape de revalorisation des salaires


CP 16 avril 2021
A l’occasion du comité de suivi du Ségur de la Santé lundi, le ministre de la santé Olivier Véran a présenté la deuxième étape de revalorisation des salaires des soignants paramédicaux.

La Fédération de l’Hospitalisation privée salue l’annonce claire, de la part du ministre, de la considération des professionnels du secteur privé de la santé dans ces revalorisations.

Pour Lamine Gharbi, président de la FHP, « l’hospitalisation privée porte depuis des années une demande forte de reconnaissance des professionnels de santé, et de renforcement de l’attractivité des métiers de la santé. Ces annonces importantes, voire historiques, sont bienvenues. Nous serons vigilants, alors que les discussions relatives à l’application au privé vont s’ouvrir sous peu, aux enjeux d’équité entre secteurs de tous statuts».

Cette équité relève d’une légitime reconnaissance,dans un contexte où la coopération entre professionnels et établissements de santé publics et privés est déterminante pour faire face à la crise sanitaire, tout en veillant à la santé de l’ensemble des Français Olivier Véran souhaite «donner des perspectives d’évolution de carrières ambitieuses pour que les Français continuent à bénéficier demain de soins de qualité».

Cela passe aussi par une dynamique très volontariste en matière de formation des professionnels.Les établissements de santé de tous statuts connaissent des difficultés aigues de recrutement, auxquelles il est capital de remédier rapidement.

La FHP est donc pleinement engagée sur ces enjeux de formation et d’attractivité, essentiels pour les professionnels,mais aussi pour les citoyens et la société du soin de demain.

17.02.2021 Les présidents de la FHP et de la FHP-PSY : « Face au défi de la santé mentale, réussir la réforme du financement des établissements de psychiatrie est impératif »


CP 17022021
La crise du Covid-19, avec les drames humains qu’elle provoque, le lot d’incertitudes qui l’accompagne, l’isolement ou encore les difficultés économiques, a des répercussions importantes sur la santé mentale d’une partie de la population. Les acteurs de la psychiatrie sont en première ligne et doivent faire face à une recrudescence des hospitalisations, notamment pour des troubles anxieux et du sommeil, et des dépressions.
Les 180 cliniques psychiatriques privées, partout en France, figurent parmi les premiers capteurs de cette souffrance qui s’exprime dans notre société. Elles sont, elles aussi, en première ligne dans ce contexte épidémique, par leur prise en charge de ces détresses aux multiples visages. Elles prennent en charge aujourd’hui : 53 % des épisodes dépressifs, 50 % des troubles du comportement alimentaires, 41 % des addictions et 37 % des troubles névrotiques.

La période est donc cruciale pour les cliniques privées de psychiatrie et la définition de leur rôle dans l’offre de soins. Elle suppose notamment qu’une réforme telle que celle du financement des établissements de psychiatrie soit menée avec le plus grand discernement et la plus grande concertation.

L’enjeu fondamental derrière ces modalités de financement est la mise en œuvre d’une psychiatrie dynamique, innovante, proposant aux patients des modalités de prise en charge renouvelées, comme par exemple, des prises en charge en hospitalisation de jour dématérialisée complémentaires du « présentiel » et guidées par le souci constant de la qualité de la relation de soin. Tout ceci doit être encouragé et pérennisé, en donnant aux établissements une autonomie pour innover et permettre une adaptabilité de l’offre.

A ce titre, l’arrivée récente d’Arnaud Joan-Grange en qualité de nouveau pilote de la réforme du financement de la psychiatrie à la Direction générale de l'organisation des soins est bienvenue, tout comme l’évolution de la méthodologie de travail avec la mise en place de concertations bilatérales FHP-PSY/DGOS.

« Il est impératif d’aller plus loin dans l’opérationnalité et la visibilité de la réforme, afin qu’elle ne procède pas que d’une approche comptable mais d’une vision davantage médicalisée », souligne Marc Laidet, président de la FHP-PSY.

Lamine Gharbi, le président de la FHP explique : « L’enjeu de la psychiatrie est aujourd’hui identifié, à juste titre, comme un enjeu majeur pour la santé par le Président de la République. Ce constat est unanimement partagé, c’est dire l’importance de la réforme à venir. Tout doit concourir à sa réussite ! Cela doit se faire dans le cadre d’une véritable reconnaissance de la complémentarité des offres de soins publique et privée ».

La FHP-PSY insiste sur l’importance de la chronologie des travaux pour répondre aux objectifs indispensables de la psychiatrie : « Alors que des « Assises de la psychiatrie et de la santé mentale » sont annoncées, celles-ci doivent être organisées rapidement et constituer le socle fondateur des travaux sur le financement et les autorisations. Au regard de l’important travail restant à mener et des défis à relever, le calendrier, la méthodologie et l’accompagnement des acteurs doivent être conduits avec rigueur et dialogue, pour être à la hauteur des enjeux de santé mentale de notre pays. » indique Marc Laidet.

20.01.2021 Lamine Gharbi, président de la FHP, a présenté ses vœux


cp 19012021
Lamine Gharbi, qui s’est fait vacciner contre la Covid à l’occasion des vœux qu’il a présentés ce mardi 19 janvier aux professionnels des hôpitaux et cliniques privés, s’est réjoui que plus d’un Français sur deux ait désormais l’intention de se faire vacciner. « Une dynamique vertueuse se met en place dont nous avons le devoir d’être, chacune et chacun, les acteurs » a déclaré le président de la FHP.
« La vaccination est une formidable opportunité de reconquérir la vie telle qu’on l’aime, les retrouvailles avec nos proches, les perspectives et les projets ainsi que la relance de l’économie et la cohésion de notre société si éprouvée » a précisé Lamine Gharbi qui remplit les critères pour se faire vacciner en tant que professionnel de santé de plus de 50 ans.

Lors de cette cérémonie de vœux diffusée sur les réseaux sociaux, le président de la FHP a indiqué que les hôpitaux et cliniques privés étaient totalement mobilisés dans la campagne de vaccination : « L’hospitalisation privée s’engage pleinement dans cette mission. Elle a déjà ouvert de nombreux centres de vaccination depuis le début de la campagne et il y en aura 150 supplémentaires ouverts dans les tous prochains jours ».

Après avoir rappelé que le recours au privé dans la lutte contre le virus avait connu des débuts hésitants au début de l’année 2020 avant que les pouvoirs publics ne réalisent qu’ils ne pouvaient pas faire sans l’hospitalisation privée, Lamine Gharbi a précisé : « Aujourd’hui, je veux croire que tous les enseignements ont été tirés et que la stratégie vaccinale va associer étroitement le public et le privé. C’est fondamental. Tout ce qui s’est passé en 2020 doit sanctuariser le principe d’équité entre secteurs et pérenniser la reconnaissance du rôle et de la place du privé dans l’offre de soins en France ».

En plus d’encourager les Français à se faire vacciner, le président de la FHP a lancé un autre message de santé publique : « Continuez à vous faire soigner ! Alors que les parcours de soins sont parfaitement sécurisés, ne retardez pas vos consultations à l’hôpital ou chez votre médecin traitant car les retards de soin peuvent être particulièrement préjudiciables à votre santé ».

Par ailleurs, à propos des grands défis de l’année 2021, Lamine Gharbi a expliqué que la santé pouvait contribuer à la relance économique du pays, notamment par l’emploi : « Les besoins de recrutement sont considérables avec 10 % environ des emplois de personnels soignants vacants. L’hospitalisation privée est prête dès aujourd’hui à s’engager aux côtés de l’État pour augmenter les capacités de formation et de recrutement de soignants. Cela impose qu’un certain nombre de freins législatifs et règlementaires soient levés et que des fonds à la hauteur des enjeux soient dégagés ».

Sur ce sujet des investissements, Lamine Gharbi a souhaité que l’allocation des moyens financiers importants dégagés par le gouvernement pour le secteur, notamment lors du Ségur de la santé, fasse l’objet d’une juste répartition : « Pas de saupoudrage, pas de rafistolage, mais de la vision, de l’ambition, un fléchage vers des projets véritablement structurants et innovants » a-t-il préconisé. « Il est plus que jamais nécessaire de définir des règles partagées, avec transparence et visibilité, et de disposer d’un pilotage clair et collégial associant les fédérations hospitalières. Une bonne gouvernance est le préalable indispensable, en 2021, à des choix stratégiques pleinement pertinents en matière d’investissements en santé ».

Lamine Gharbi a également réaffirmé l’importance accordée par l’hospitalisation privée au financement à la qualité : « C’est une démarche vertueuse qui conduit les acteurs de santé à viser toujours le meilleur. Nous serons très vigilants à ce que l’esprit initial du financement à la qualité soit complètement préservé. L’IFAQ doit continuer à être porteur d’une grande ambition pour le secteur sanitaire, avec un objectif de financement de 600 millions en 2021 et d’un milliard en 2022, tel que fixé dans la LFSS 2019 ».

Le président de la FHP a une nouvelle fois salué la volonté du gouvernement d’accompagner les établissements de santé de tous statuts au moyen de la garantie de financement mise en place pour compenser les pertes provoquées par la crise sanitaire. Et il a évoqué la campagne tarifaire à venir : « Elle devra intégrer les revalorisations salariales du Ségur de la santé ».

Enfin, le président de la FHP, après avoir souligné que la santé est le premier sujet de préoccupation des Français, devant le pouvoir d’achat et l’insécurité, a rappelé certains des enjeux prioritaires pour l’avenir de la santé.

Il a indiqué que l’hospitalisation privée portera des propositions concrètes en 2021 sur ces différents sujets, évoquant l’amélioration de la gouvernance des données de santé, la simplification indispensable des procédures ou encore la mise en place d’une véritable démocratie territoriale de santé associant les acteurs de santé, les patients, les pouvoirs publics et les élus territoriaux. Il a aussi rappelé l’importance que la FHP attache aux préoccupations environnementales et sociales.

« Les acteurs de santé sont crédités de la part des Français d’une large confiance et font l’objet de beaucoup d’attentes. Nous avons le devoir d’y répondre au-delà de l’urgence du quotidien, au-delà des soubresauts de l’actualité liée au virus ! » a conclu Lamine Gharbi.


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A propos de la FHP

La FHP regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés qui assurent chaque année la prise en charge de 8,5 millions de patients. Environ 150.000 salariés (personnels de soins, administratifs et techniciens) travaillent dans les établissements de santé privés et 40.000 médecins y exercent. Les cliniques et hôpitaux privés prennent en charge :

• 57 % des interventions chirurgicales
• près de 68 % de la chirurgie ambulatoire
• 2,6 millions de passages dans 126 services d’urgences
• Un accouchement sur quatre
• Près d’un tiers (32,5) des soins de suite et de réadaptation
• Plus de 17 % des hospitalisations psychiatriques
• 20 % de l'activité d'Hospitalisation à domicile (HAD)
• Plus de 35% des patients atteints de maladie rénale chronique


13.01.2021 Nathalie Jarry, nouvelle directrice de la communication de la FHP


CP 13012021
Nathalie Jarry est la nouvelle directrice de la communication de la FHP. Elle prendra ses fonctions le 14 janvier 2021. Elle succède à Benjamin Azogui, aujourd’hui directeur de la communication à l’ANAP.
Nathalie Jarry, responsable de la communication institutionnelle du Snitem (Syndicat national de l’industrie et des technologies médicales), a plus de 15 ans d’expérience dans le domaine de la santé.

Lamine Gharbi, Président de la FHP déclare : « Je suis heureux de l’arrivée de Nathalie Jarry dont l’expérience et les compétences seront très précieuses en cette période si particulière. Une grande partie de son parcours professionnel a été consacré au secteur de la santé. Elle connait déjà les grands enjeux qui sont les nôtres. Je lui souhaite la bienvenue ».
Pour sa part, Nathalie Jarry se réjouit de rejoindre la FHP : « J’ai pu observer le rôle primordial joué par l’hospitalisation privée lors de cette crise sanitaire ainsi que par la fédération en première ligne dans le combat contre le virus » .

Christine Schibler, déléguée générale de la FHP, précise : « L’expérience de Nathalie sera très intéressante, notamment pour développer le numérique, dont on connaît l’impact aujourd’hui en matière de santé ».

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A propos de la FHP

La FHP regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés qui assurent chaque année la prise en charge de 8,5 millions de patients. Environ 150.000 salariés (personnels de soins, administratifs et techniciens) travaillent dans les établissements de santé privés et 40.000 médecins y exercent. Les cliniques et hôpitaux privés prennent en charge :

• 57 % des interventions chirurgicales
• près de 68 % de la chirurgie ambulatoire
• 2,6 millions de passages dans 126 services d’urgences
• Un accouchement sur quatre
• Près d’un tiers (32,5) des soins de suite et de réadaptation
• Plus de 17 % des hospitalisations psychiatriques
• 20 % de l'activité d'Hospitalisation à domicile (HAD)
• Plus de 35% des patients atteints de maladie rénale chronique