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La FHP opposée au forfait de réorientation
des urgences vers la ville


Communiqué de presse du 18 octobre 2018


La FHP (Fédération de l’Hospitalisation Privée) est opposée au forfait de réorientation des urgences vers la ville. Ce forfait est instauré par un amendement au projet de loi de financement 2019 de la Sécurité sociale, adopté par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.

Il serait versé aux établissements hospitaliers lorsqu’un patient se présentant aux urgences sans caractère de gravité est réorienté vers les soins de ville.

«On va donner de l'argent pour ne pas soigner. C’est la négation de l’engagement médical. Cette prime pour ne pas accueillir les patients va à l’encontre des valeurs de la profession» réagit Lamine Gharbi, le président de la FHP, qui ajoute : «Avec cette initiative, les enjeux de responsabilité médicale sont insolubles. Décider qu’il n’y a pas nécessité d’examens complémentaires avant de réorienter un patient n’est pas sans risque. Que se passera-t-il en cas de malaise durant le transport ou en salle d'attente du cabinet médical ? Comment garantira t-on la sécurité du patient

Pour la FHP, cet amendement se heurte à un autre principe de réalité. En effet, dans de nombreux territoires, l’organisation de la permanence des soins des médecins libéraux ne permet pas de faire face à un afflux de patients supplémentaires.

«Il ne suffit pas de décréter un forfait de réorientation pour garantir une prise en charge de qualité des patients en ville», explique Lamine Gharbi. «Il faut proposer des modalités d’organisation adaptées articulant ville et établissements de santé !»

La FHP considère que la véritable réponse au désengorgement des services d’urgences n’est en réalité pas financière mais organisationnelle.

«Je rappelle notre proposition de créer des centres de premier recours, avec biologie et imagerie médicale, pour une offre de soins complète de proximité» indique le président de la FHP.

«Un autre moyen de désengorger les urgences est de mieux s’appuyer sur les urgences privées. Les hôpitaux et cliniques privés disposent de 124 services d’urgences partout en France, accueillant sans dépassements d’honoraires 2,6 millions de patients chaque année. Nous pourrions en accueillir le double» conclut Lamine Gharbi.

La FHP espère que les débats en séance publique la semaine prochaine à l’Assemblée nationale éclaireront sur la totalité des enjeux liés à ce sujet.


Télécharger le communiqué de presse en format PDF

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A propos de la FHP

La FHP regroupe 1.030 cliniques et hôpitaux privés qui assurent chaque année la prise en charge de 9 millions de patients. Environ 150.000 salariés (personnels de soins, administratifs et techniciens) travaillent dans les établissements de santé privés et 40.000 médecins y exercent. Les cliniques et hôpitaux privés prennent en charge :

• 55 % des interventions chirurgicales
• 65 % de la chirurgie ambulatoire
• 2,6 millions de passages dans 124 services d’urgences
• Un accouchement sur quatre
• Près d’un tiers (33 %) des soins de suite et de réadaptation
• Plus de 17 % des hospitalisations psychiatriques
• 20 % de l'activité d'Hospitalisation à domicile (HAD)

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Contact presse :

Benjamin Azogui, Direction de la communication FHP

01 53 83 56 56 - benjamin.azogui@fhp.fr